l`année de la haute définition

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l`année de la haute définition
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HIGH-TECH
L’ANNÉE
DE LA HAUTE
DÉFINITION
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vendredi 10 novembre 2006
SOMMAIRE
DVD-HD
p. 6-7 Haute confusion dans le DVD, sûrement pas au profit
des consommateurs
p. 8 Les lecteurs DVD-HD
p. 10 Les premiers DVD-HD
p. 12 Le son
p. 14 Vers le DVD en trois dimensions
IMAGE HD
p. 16-17 Les écrans plats rêvent de HD, en attendant des émissions
p. 16-27 à leur mesure
p. 18-19 Les téléviseurs
p. 20-19 Les futures technologies d’écrans plats
p. 22-22 Les caméscopes
p. 24-12 Les appareils photo
HAUT DÉBIT
p. 26-27 Succès de l’Internet rapide, avec le risque de saturer
p. 16-27le réseau ADSL
p. 28-07Les boîtiers ADSL
p. 30-07Avec la fibre optique, le câble se rebiffe
p. 32-07Les téléphones sans fil
p. 34-07Au-delà de la HD, l’arrivée des nanos
Directeur de la publication : Jean-Marie Colombani.
Publicité : Stéphane Corre, Brune Le Gall, Lauréline Jouanneau, Géraldine Nendza,
Philippe Raer, Vanessa Ratut, Caroline Séjournant, Sylviane Souccar.
Rédaction en chef : Michel Alberganti.
Rédaction : Guillaume Fraissard, Joël Morio et Olivier Zilbertin.
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Direction artistique : Brigitte Suffert, Aris Papathéodorou.
Edition : Sabine Ledoux.
Maquette : Patricia Gauthier.
Imprimeur : Brodard, Coulommiers.
Illustration : Tom Drahos.
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vendredi 10 novembre 2006
HAUTE DÉFINITION
HAUTE TENSION
L’année 2006 se termine sur une nouvelle rupture
technologique comme l’électronique en connaît
désormais une à peu près tous les dix ans. En
1995, c’était le DVD qui révolutionnait la vidéo
après la cassette apparue une vingtaine d’années
plus tôt. Aujourd’hui, nouvelle étape majeure, la
haute définition met l’image à l’échelle des écrans
plats, dont les ventes explosent depuis un an. Les
consommateurs ont bien sagement attendu. Sur
leur dalle à plasma ou à cristaux liquides
estampillée « HD Ready » et au format 16/9e, ils
ont regardé des images en définition ordinaire sur
DVD et au format 4/3 sur les chaînes de
télévision. Ils attendaient l’heure d’exploiter enfin
les qualités de cet écran payé très cher. Or que se
passe-t-il cette année ? Les consommateurs
apprennent que « HD Ready » ne signifiait pas
tout à fait « prêt pour la HD ». Ils voient les
fabricants vanter aujourd’hui leurs écrans « Full
HD »… « HD Ready » signifiait donc en fait : « A
demi HD » ! Une désagréable surprise qu’aggrave
la guerre entre les deux formats de la haute
définition. Le HD-DVD issu du DVD Forum affronte
la norme des dissidents rangés derrière Sony, le
Blu-Ray. La triste histoire de la divergence des
formats, marquée par l’épisode des
magnétoscopes, refait ainsi surface après avoir
été évitée avec le CD et le DVD. A nouveau, le
consommateur fait les frais de l’expérience. Pour
profiter de son écran plat, il doit choisir entre
deux formats sans savoir lequel survivra, ni si ses
films préférés lui seront accessibles.
Cette mésaventure regrettable ne remet pas en
question la haute définition. Elle gâche juste la
fête. La grande majorité des consommateurs
devraient patienter jusqu’à la fin de l’affrontement
des géants inconciliables autour du DVD. En se
tournant vers la télévision, la photo, la vidéo
personnelle et Internet. Reviendront-ils ensuite
vers le vieux DVD ? Ce n’est pas certain. Les
fabricants jouent peut-être avec le feu. L’heure est
au haut débit sur fibre optique pour acheminer les
chaînes télévisées et l’accès à la Toile. La haute
définition n’est pas prisonnière du DVD. Elle peut
très bien se développer ailleurs avant que la
guerre des formats ne s’achève. Les bases de
données HD, par exemple, pourraient bien envoyer
la galette de 12 cm au musée. En attendant, place
aux merveilles de la haute définition.
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vendredi 10 novembre 2006
DVD-HD
HAUTE CONFUSION DANS LE DVD
SÛREMENT PAS
AU PROFIT DES
CONSOMMATEURS
Les premiers lecteurs de DVD
haute définition arrivent en France. Avec
deux formats : le HD-DVD de Toshiba
et le Blu-Ray de Sony. Un air de déjà-vu…
te. A moins de considérer que les
spectateurs se placent plus loin… Il
reste que la tentation est grande de
s’approcher pour bénéficier d’une
immersion dans l’image comparable à celle qu’offrent les salles de
cinéma. Ce qui représente bien l’objectif ultime de ceux qui s’équipent
à grand frais d’installations de
home cinéma.
Après la vague d’acquisition
d’écrans plats, à cristaux liquides
(LCD) ou à plasma, commencée
fin 2005, il est donc assez logique
d’offrir un DVD capable d’exploiter toutes leurs performances. Il
eût même été compréhensible, voi-
L’année 2006 se termine par
l’entrée en lice du support qui doit
consacrer l’avènement de la haute
définition. Depuis son lancement
en 1996, le DVD est en effet l’emblème de l’image vidéo de haute
qualité. Même si la télévision
numérique lui apporte une concurrence croissante. Il fallait donc que
la galette de 12 cm relève un nouveau défi.
« Il s’agit de s’adapter aux écrans
de grande taille », explique Alain
Appriou, directeur marketing chez
Toshiba France. En effet, à définition égale, l’image se dégrade lorsque la surface d’affichage augmen-
re souhaitable, de pouvoir en profiter plus tôt. Hélas, les industriels
de l’électronique grand public ont
l’art de compliquer leur offre. Le
DVD n’échappe plus à la règle malgré les efforts de standardisation
réalisés au sein du DVD Forum,
chargé d’édicter des normes communes pour tous les fabricants.
Cet organisme a effectivement
publié les spécifications du nouveau DVD-HD, successeur du DVDVidéo. Cela n’a pas suffi à préserver l’unité des industriels. Tandis
que, derrière Toshiba, un premier
groupe adaptait le HD-DVD, un
second emmené par Sony optait
APRÈS LE LASER ROUGE, LA FINESSE DU LASER BLEU
Une même galette de
12 cm de diamètre
depuis le CD audio des
années 1980. Et
pourtant, des progrès
considérables ont été
accomplis. Sur une seule
face du DVD, la capacité
est passée de
650 mégaoctets à
Une densité d’information en forte croissance
CD
(0,7 Go)
1,2 mm
Profondeur
de la
couche
de donnés
DVD
(4,7 Go)
0,6 mm
DVD - HD
(15 ou 25 Go)
0,1 mm
LASER ROUGE
LASER BLEU VIOLET
Longueur d’onde :
650 nanomètres
Longueur d’onde :
405 nanomètres
Le laser bleu permet d’augmenter la
densité d'information sur un disque de
12 cm de diamètre. Grâce à une longueur
d'onde passant à 405 nanomètres
contre 650 nanomètres pour le laser
rouge des CD et DVD le “pinceau” plus fin
permet une forte réduction de la taille des
trous utilisés pour stocker l'information.
Cette dernière est multipliée par 20 à
35 par couche entre un CD et un DVD
haute définition, suivant que l'on
considère le format HD-DVD ou le Blu-ray.
6
4,7 gigaoctets (Go). Pour
aller au-delà, il ne suffit
plus de miniaturiser les
trous que lit le rayon
laser. C’est la « taille »
de ce dernier qui devient
un obstacle. Pour affiner
ce « pinceau », il faut
changer la longueur
d’onde de la lumière
utilisée. D’où le passage
du laser rouge au laser
bleu du DVD haute
définition.
Le résultat est
spectaculaire, puisqu’on
passe de moins de 5 Go
par couche sur le DVD
classique à 15 Go
avec le HD-DVD et à
25 Go avec le Blu-Ray.
Soit une multiplication
de la capacité par un
facteur de 3 à 5 entre les
deux dernières
générations.
Le bond en avant est
comparable à celui qui a
été réalisé avec le DVD
par rapport au CD.
En multicouche, les
disques atteignent des
capacités de 30 Go et
50 Go. Dans les deux
cas, un film complet en
haute définition, qui
occupe environ 18 Go
pour une durée de deux
heures, tient sur une
seule face.
Un troisième format, le
VDM, achève de
compliquer la situation.
Il prétend se passer du
laser bleu en multipliant
les couches, jusqu’à 20
de 5 Go chacune. Mais
les lecteurs (environ
300 euros) restaient,
fin octobre, impossibles
à tester.
HD-DVD, Blu-Ray, VDM…
La naissance de la haute
définition sur support
fixe se déroule dans
la grande tradition de
confusion chère à
l’industrie électronique.
Prudence et patience
s’imposent.
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pour une autre norme, le Blu-Ray,
du nom du laser bleu utilisé. Bien
entendu, ces deux normes sont
incompatibles entre elles, ce qui
promet une belle bataille passant
par la prise en otage des consommateurs.
Pour ces derniers, le choix risque de ressembler à celui qu’ils ont
dû faire lors de l’apparition du
magnétoscope, en 1975. A l’époque, ils avaient été placés devant
deux technologies : le VHS et le
Betamax, sans parler du V2000.
Déjà Sony faisait partie des belligérants en défendant le Betamax,
défait par le VHS. Ce qui a laissé
les consommateurs lui ayant fait
confiance avec leur matériel et
leurs cassettes obsolètes.
Depuis lors, Sony n’a guère tiré
la leçon de cet échec. Le géant japonais multiplie les lancements de
produits utilisant des formats ou
des technologies propriétaires : le
MiniDisc et son format de compression Atrac, la mémoire flash Memory Stick, l’UMD pour la PlayStation
portable et, aujourd’hui, le BluRay. Comment défendre une telle
dissidence ?
Chez Sony France, Olivier
Terme, chef de projet HD, « le BluRay dispose d’une capacité supérieure avec ses 25 gigaoctets (Go)
par couche, ce qui permet d’enregistrer facilement un film de deux
heures qui occupe 18 Go ». Sony
dispose ainsi d’un avantage sur le
DVD-HD qui est limité à 15 Go par
couche.
vendredi 10 novembre 2006
couleur font oublier tout souvenir
d’escalier… L’écran plat, même s’il
n’est « que » HD Ready, semble
révéler enfin ce dont il est capable.
Pour cela, il faut donc payer encore
ou bien se contenter des programmes HD de la télévision. Les
consommateurs ne sauraient se
plaindre. Si la haute définition s’est
fait attendre, ce n’est rien à côté de
la généralisation des programmes
de télévision en 16/9 que l’on attend
encore, une bonne dizaine d’année
après la diffusion en masse des
écrans à ce format.
Cette fois, la télévision a légèrement devancé le DVD en France.
Néanmoins, se pose la question de
la nécessité d’un tel format. Si la HD
est indipensable sur un grand écran,
les consommateurs pourraient bien
mettre le HD-DVD et le Blu-Ray
d’accord en boudant les deux
formats.
D’ici à la baisse des prix qui rendront abordables les nouveaux lecteurs, d’autres sources de HD pourraient bien s’imposer. A la télévision, si le câble et l’ADSL, en attendant la fibre optique, acheminent
une haute définition de qualité.
Mais aussi sur Internet où l’on voit
fleurir des vidéos en format
MPEG 4 HD, qui n’ont pas grandchose à envier aux films enfermés
dans les DVD. « Les gens aiment
encore posséder un support physique », assure Alain Appriou. Cette
nouvelle version de la galette de
12 cm permettra de le vérifier.
Michel Alberganti
Chez Toshiba, Alain Apriou rétorque qu’« en réalité, avec deux couches
par face, le HD-DVD dispose de
30 Go de capacité et peut monter à
45 Go, voire 6 Go sur deux faces ». En
outre, Toshiba souligne que son format « est plus facile à fabriquer que
des lignes de production existantes ».
En terme de qualité d’image, les
deux formats devraient être comparables, mais ce seront, à l’évidence,
les contenus qui feront la différence.
Les lecteurs, HD-DVD comme BluRay, sont toutefois compatibles avec
la lecture des DVD-vidéo actuels.
Une chance pour ceux qui ont constitué d’importantes vidéothèques en
DVD.
La bataille des lecteurs est déjà
lancée. C’est Panasonic qui a tiré le
premier, suivi par Samsung côté BluRay et par Toshiba côté DVD-HD.
Au moins trois modèles seront donc
présents dans les magasins pour les
fêtes de Noël. Avec des prix annoncé
entre 600 et 1 700 euros, à la hauteur de l’événement…
La véritable question que se poseront les consommateurs est de
savoir s’il est judicieux d’investir
autant dans un nouvel appareil qui
ouvre la porte à des dépenses encore
plus importante, avec le renouvellement de la vidéothèque. Le gain en
qualité est-il si saisissant ? Force est
de constater que oui…
La vidéo HD n’est pas un simple
gadget. L’image prend vraiment
une autre dimension, faisant apparaître des effets de profondeur,
proches du relief. Les dégradés de
7
LE FACE-À-FACE
DES DEUX
FORMATS
DE DISQUE
HD-DVD
– Soutiens : Toshiba, Nec,
Sanyo, Intel, Sanyo,
Microsoft…
– Diamètre du disque :
12 cm.
– Gravure des couches :
0,2 micron.
– Capacité par couche :
15 gigaoctets (Go).
– Capacité maximale
théorique : 60 Go.
Blu-Ray
– Soutiens : Sony, Hitachi,
Panasonic, Pioneer, Philips,
Samsung…
– Diamètre du disque :
12 cm.
– Gravure des couches :
0,15 micron.
– Capacité par couche :
25 Go.
– Capacité maximale
théorique : 100 Go.z.
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vendredi 10 novembre 2006
DVD-HD
La guerre des formats retarde l’arrivée
des appareils dans les magasins en France. Deux
modèles en HD-DVD feront face à deux Blu-Ray. Bien
peu et bien cher par rapport à ce qui se fera en 2007
LES LECTEURS DVD-HD
Les plus impatients pourront
goûter à la haute définition dès
Noël malgré une offre de matériel
plus réduite que prévu. En effet, la
guerre des formats que se livrent
les entreprises autour du HD-DVD
et du Blu-Ray a tendance à retarder l’arrivée effective des appareils
dans les magasins. En France,
deux modèles Toshiba sortiront
officielle : un manque d’approvisionnement en lentilles adaptées à
la focalisation du laser bleu « tant
la demande est forte ».
En attendant, Sony propose un
modèle portable ainsi qu’un ordinateur de bureau équipé en graveurs
Blu-Ray. Ces machines permettent
donc de lire les Blu-Ray Disc, mais
aussi de graver des versions vierges
avant Noël en HD-DVD face à
deux modèles Blu-Ray commercialisés par Panasonic et Samsung.
Les produits de Sony, grand promoteur de ce format, sont déjà lancés
aux Etats-Unis mais n’arriveront
pas en France avant le printemps
2007, qu’il s’agisse des appareils
de salon ou de la PlayStation 3
dotée d’un lecteur Blu-Ray. Raison
inscriptibles une fois (19 euros
pour 25 gigaoctets (Go), 38 euros
pour 50 Go) et réinscriptibles
(22 euros pour 25 Go). Pour de multiples raisons, dont la plus simple
concerne des prix de vente excessifs, il est donc plus sage de passer
un Noël 2006 sans HD. La patience
sera récompensée en 2007…
M. Al.
SONY VAIO VGN-AR21S
Cet ordinateur portable est la version Blu-Ray
du modèle AR11M. Quelques avantages haut de gamme
tout de même et le plaisir de lire et de graver des DVD
Blu-Ray de 25 et 50 gigaoctets. Le prix de vente, lui,
passe de 1 999 ¤ à 2 999 ¤.
SONY PLAYSTATION 3
Repoussé du 17 novembre à mars 2007,
le lancement de la PlayStation 3 pourrait
jouer un rôle important dans la popularisation
du format Blu-Ray. A moins que son prix ne
décourage les fans de la manette de jeux :
entre 500 et 600 ¤.
HD-DVD : TOSHIBA HD E1, HD XE1
Deux lecteurs au format HD-DVD sont lancés par Toshiba en novembre
et décembre. Le HD E1 (600 ¤) fonctionne en 1 080 lignes entrelacées
et le HD XE1 (900 ¤) en 1 080 lignes progressives avec, en prime, le Dolby 7.1
en audio et une version supérieure de la prise HDMI (1.3 au lieu de 1.2).
BLU-RAY : PANASONIC DMP-BD10
Le premier lecteur de DVD haute
définition commercialisé en France
est un haut de gamme qui transforme
l’image d’un DVD ordinaire en qualité
1 080p… Près de 1 800 ¤.
BLU-RAY : SAMSUNG BD-P1000
Ce lecteur Blu-Ray offre la définition 1 080p
la plus élevée et un port pour la lecture
de cartes flash utilisées dans les appareils
photo. Il doit sortir en novembre au prix
de 1 299 ¤ avec deux titres offerts.
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vendredi 10 novembre 2006
DVD-HD
Guerre des formats oblige, l’offre est
encore très limitée. Et pour en profiter, il faut être
équipé d’un lecteur et d’un écran HD, sans oublier
d’avoir le système sonore idoine
LES PREMIERS DVD-HD
Les lecteurs haute définition ne
seront peut-être pas nombreux à
Noël, mais le choix de titres ne le
sera guère plus. La sortie tardive
des platines et la guerre des formats se font sentir, là aussi. Toshiba table néanmoins sur 151 titres
en HD-DVD pour la fin de l’année
aux Etats-Unis contre 3 en avril et
109 en octobre. En France, ce nom-
titres souvent anciens et qu’ils ont
déjà probablement déjà vus, voire
achetés, en DVD classique.
En outre, l’édition en haute définition ne concerne que ceux qui
ont fait l’acquisition d’une platine
HD-DVD ou Blu-Ray ou d’un ordinateur équipé. Ils seront probablement une poignée à Noël et
devront, en dehors des program-
bre ne devrait guère dépasser les
50 à la même époque. Il semble
donc que les éditeurs se mettent au
passage à la haute définition sans
enthousiasme excessif. Universal
annonce 10 titres HD-DVD dès le
5 décembre. Studio Canal en édite
le même nombre le 20 novembre.
La difficulté sera de convaincre les
consommateurs d’acquérir des
mes de télévision haute définition,
se contenter des quelques titres disponibles pour bénéficier des capacités ultimes de leur installation. Celle-ci devra comprendre non seulement un lecteur HD, mais un écran
si possible « Full HD » équipé
d’une prise HDMI… Sans compter
le système sonore multicanal.
M. Al.
DVD BLU-RAY
Deux exemples des films
édités en format Blu-Ray par la
20th Century Fox. On remarque
la volonté de choisir des titres
récents qui ont une chance
d’être achetés en HD pour
la première fois.
HD-DVD
Parmi les films édités
par Studio Canal et
Universal en HD-DVD,
figurent
essentiellement des
titres déjà anciens
comme le King Kong
de 1976, la série
des Rambo, Total
Recall ou Basic Instinct.
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vendredi 10 novembre 2006
DVD-HD
Les platines et les chaînes home
cinéma, très répandues, offrent une bande sonore
multicanal d’excellente facture. Mais, en dehors du
DVD, les formats de son HD ont du mal à s’imposer
LE SON
Quand on évoque la haute
définition, on pense immédiatement
à la qualité de l’image. Moins à celle
du son. Les deux sont pourtant étroitement liées. Cette différence de
perception s’explique sans doute par
le fait que depuis plusieurs années
les platines et les chaînes « home
cinéma » ont envahi les foyers, délivrant aux consommateurs de DVD
une bande sonore multicanal
dien. Revers de la médaille, nos
salons se sont peuplés d’enceintes et
de câbles pas toujours gracieux.
En dehors du DVD, les formats
de son en haute définition ont du
mal à s’imposer. Le SACD (Super
Audio CD) lancé en 1999 par Philips et Sony et le DVD Audio n’ont
pas supplanté le traditionnel CD
audio malgré leurs promesses d’un
son multicanal plus riche. L’offre
(5.1 essentiellement) d’excellente facture. La popularité du format DVD
s’est en effet accompagnée dès le
début d’un engouement pour le son
« surround », celui qui immerge le
téléspectateur dans le film. Les formats de traitement du son – le Dolby et ses nombreuses déclinaisons,
le DTS, le SDSS ou encore la norme
de qualité THX – font ainsi partie
de notre univers audiovisuel quoti-
des maisons de disques dans ce
domaine reste donc encore limitée.
Toutefois, de plus en plus d’albums
en nouveauté ou en réédition
sortent aujourd’hui directement au
format
SACD
« hybride »,
c’est-à-dire qu’ils sont lisibles sur
n’importe quelle platine CD, même
celles qui ne supportent pas le
format SACD.
G. F.
YAMAHA YSP 1100
Ce système home cinéma offre un son
multicanal 5.1 sans enceintes arrière.
Il est composé de 40 haut-parleurs de 2 watts
et 2 boomers de 20 watts. Son Dolby Digital,
Prologic II, DTS et DTS Neo : 6. 1 100 ¤.
SAMSUNG XQ100
Ce système home cinéma compact
et multimédia comprend : lecteur de DVD intégré
et port USB pour la lecture des fichiers DivX,
MP3, DVD Audio, WMA, CD-R/RW, DVD-R/RW
et JPEG. Son 5.1 (Dolby Digital, Dolby Pro Logic
et DTS). Prise HDMI. 649 ¤.
12
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Cet ensemble home
cinéma est équipé d’un
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vendredi 10 novembre 2006
DVD-HD
Le HDV, le disque holographique
versatile, un peu plus large et plus épais qu’un DVD,
peut stocker pas moins de 300 gigaoctets de données,
soit l’équivalent de 64 DVD classiques
Le stockage holographique
L’ENREGISTREMENT DES DONNÉES
LA LECTURE DES DONNÉES
rayon laser
de référence
support d’enregistrement
rayon laser
de référence
détecteur
hologramme
réseau d’interférence
modulateur de
lumière (SLM)
rayon laser
incident
pages de données
reconstruites
Source : InPhase Technologies
Alors même que le DVD haute
définition (HD) fait ses premiers
pas dans le grand public, l’étape
suivante est déjà en vente. Il s’agit
du HDV, le disque holographique
versatile. Le DVD-HD a fait le
plein des informations stockables
en deux dimensions, c’est-à-dire
sur la surface du disque. Et il faut
exploiter l’épaisseur du disque
pour empiler les couches de données. Pour aller au-delà, il est
nécessaire d’ajouter une troisième
dimension. Les données ne sont
plus alors enregistrées sur un plan
mais dans un volume en faisant
appel à une technologie déjà
ancienne, l’holographie.
Découverte en 1948 par l’Anglais Dennis Gabor, cette méthode
photographique permet de créer
une image en trois dimensions
d’un objet, l’hologramme, grâce
aux interférences de deux rayons
laser, l’un servant de référence,
l’autre étant réfléchi par l’objet à
reproduire. Cette technique n’a pas
donné les applications escomptées,
en particulier dans le cinéma en
relief auquel elle a fait rêver. Elle
renaît aujourd’hui dans le stockage
de données grâce à des entreprises
comme InPhase, aux Etats-Unis.
La société vient de faire la
démonstration de son premier produit, le disque et le lecteur enregistreur de sa gamme Tapestry, lors
du salon IBC 2006, qui s’est tenu
en septembre à Amsterdam. Les
livraisons de ce disque devraient
commencer à la fin de l’année.
Le HDV d’InPhase rompt avec le
diamètre traditionnel des disques
optiques en passant de 12 cm à
13 cm. L’épaisseur est également
augmentée de 1,5 à 3,5 mm. Dans
ce volume, le Tapestry stocke pas
moins de 300 gigaoctets (Go) de
données, soit l’équivalent de
64 DVD classiques ou plus de
10 DVD Blu-Ray à une couche.
Cela représente trente-cinq heures
de vidéo de qualité ordinaire ou
sept heures en haute définition
VERS LE DVD
EN TROIS DIMENSIONS
Au lieu d'utiliser des creux et des bosses, comme sur les CD et DVD classiques ou en haute définition, les disques
holographiques enregistrent les données qui exploitent un rayon laser séparé en deux. Le premier reste inchangé (rayon de
référence). Le second est encodé à l'aide d'un modulateur (SLM) avec les informations numériques que l'on désire stocker sur
le disque. Les deux rayons se rejoignent au sein de la matière photosensible du support qui est capable d'enregistrer
l'hologramme formé par les interférence entre les deux rayons laser. La lecture est réalisée à l'aide de l'illumination du support
par le rayon laser de référence. Chaque page de données récoltée correspond à un angle d'incidence différent du rayon de
référence. Le stockage des informations exploite ainsi l'épaisseur du support. D'où les densités impressionnantes obtenues.
Avec une contrainte : toute déformation du support est fatale à l'enregistrement et à la récupération des informations.
la bataille fait rage. Les antiques disques durs résistent en puisant dans
des ressources insoupçonnables.
Les voilà en passe de franchir le
seuil symbolique du téraoctet (To),
soit mille milliards d’octets.
Axtor commercialise déjà de tels
disques qui coûtent environ
750 euros en version externe.
Hitachi doit faire de même début
2007 et prévoit de passer à 2 To en
2009. L’entreprise est déjà parvenue à une densité d’information
stockée de 345 gigabits par pouce
carré sur ses disques durs. A titre
de comparaison, InPhase annonce
une densité de 515 gigabits par
pouce carré sur ses HDV grâce à
l’holographie.
Les deux technologies avancent
ainsi de façon assez similaire. Le
disque dur externe est probablement destiné à jouer un rôle important dans les prochaines années. Il
a su se moderniser avec des modèles autonomes qui permettent d’afficher facilement leur contenu mul-
compressée et vingt-cinq minutes
en
HD
non
compressée
(1 600 mégabits par seconde). Le
lecteur enregistre à la vitesse
impressionnante de 160 mégabits
par seconde à l’aide d’un laser
bleu, le même que celui qu’utilisent les DVD haute définition.
Ces chiffres montrent que la HD
impose des capacités de stockage
très importantes qui paraissaient
hors de portée il y a encore quelques années. Avec l’holographie, le
DVD pourrait conserver un rôle
important dans ce domaine. InPhase annonce des capacités de 800 Go
à 1 600 Go pour les prochaines
générations de ses disques Tapestry. Pour l’instant, le HDV est réservé aux professionnels et ne devrait
pas atteindre le marché grand
public avant une dizaine d’années.
En attendant cette troisième
dimension du stockage de données,
les adeptes de la haute définition
devront se rabattre sur des supports
plus conventionnels entre lesquels
14
timédia sur un écran haute définition en évitant le passage par un
ordinateur.
En matière de stockage, il faudra
sans doute aussi compter avec les
solutions statiques apportées par
les mémoires flash. Pour l’instant,
ces simples puces ont un ordre de
grandeur de retard sur les disques
durs. Mais, tandis que les capacités
de 1 Go à 2 Go et 4 Go se banalisent, on voit apparaître des modèles affichant pas moins de 16 Go
destinés aux appareils photo (CompactFlash de SanDisk).
Plusieurs technologies sont donc
en concurrence pour relever le défi
de l’avalanche de données déclenchée par l’arrivée de la haute définition. Aucune ne paraît en mesure
de prendre rapidement le pas sur
les autres, tant les progrès réalisés
par les plus anciennes, comme le
disque dur qui vient de fêter ses
50 ans, se poursuivent à un rythme
qui ne faiblit pas.
M. Al.
0 123
vendredi 10 novembre 2006
IMAGE HD
LES ÉCRANS PLATS RÊVENT DE HD
EN ATTENDANT
DES ÉMISSIONS
À LEUR MESURE
Les consommateurs se sont rués sur les téléviseurs
à plasma et à cristaux liquides plats avant même
que les programmes transmis dans ce nouveau format
soient disponibles. Un retard en passe d’être rattrapé
PLUSIEURS
ANCÊTRES
Depuis des décennies, les
industriels cherchent à
améliorer la qualité de
l’image télévisée. Dans les
années 1970, les
ingénieurs japonais de la
chaîne NHK développent
ainsi un format baptisé
Muse avec 1 125 lignes de
1 920 pixels au format 5/3.
En Europe, la technologie
MAC, qui permet de
séparer les informations
de couleur de celles de
luminosité, voit le jour au
début des années 1980.
Mais, malgré le soutien de
Bruxelles, elle n’a jamais
réussi à partager une
même volonté et un vrai
projet de satellites de
télévision directe.
Pour concurrencer Muse,
les Européens se sont
ensuite lancés dans le
HD-MAC, qui offrait
1 250 lignes compatibles
avec les téléviseurs
cathodiques. Là encore,
faute d’accord et de
décodeur, la norme fera
long feu, laissant la place à
la télévision numérique au
début des années 1990.
disponibles. « La haute définition a
séduit le grand public avec l’esthétique du matériel, davantage qu’avec
le contenu », reconnaît Stéphane
Curtelin, chef de groupe Télévision
home cinéma chez Sony France.
Ce décalage dans le temps a
entraîné une certaine confusion :
les clients étaient souvent persuadés qu’avoir un écran plat suffisait
pour basculer dans l’univers de la
HD. Une récente étude menée par
le cabinet d’études marketing GFK
montre d’ailleurs que seulement
5 % des personnes interrogées
connaissent la signification exacte
du sigle « HD Ready », apposé sur
les téléviseurs compatibles avec la
haute définition. Et la confusion
des clients peut mener à leur déception : en effet, les grands écrans
peuvent démultiplier les défauts de
la réception analogique.
Malgré cela, effet Mondial de
football oblige – le premier événement sportif entièrement filmé
dans le format HD –, les ventes
d’écrans plats capables de recevoir
la haute définition ont explosé en
2006. GFK estime en effet que plus
de 1,5 million d’écrans HD seront
Combien sont aujourd’hui les
téléspectateurs à pouvoir pleinement profiter de la haute définition
sur leur téléviseur ? Quelques dizaines de milliers tout au plus, abonnés aux bouquets « HD » des opérateurs de télévision par satellite,
Canal+ ou TPS. Autant dire presque personne si l’on compare ces
chiffres aux 95 % de la population
française équipés d’une télévision.
Et pourtant. Si elle n’en est qu’à
ces prémices, la télévision haute
définition n’en constitue pas
moins un horizon technologique
palpable pour l’audiovisuel français. Promesse d’une qualité d’image bien supérieure à la traditionnelle diffusion en analogique, la haute
définition s’installe au moment où
les consommateurs s’enthousiasment pour les écrans plats de grandes tailles et pour le cinéma à domicile (home cinéma).
Qu’ils soient plasma ou LCD
(cristaux liquides), les écrans plats
constituent souvent le premier
maillon de la télévision HD. Ils
sont d’ailleurs apparus avant que
les premières émissions transmises dans ce nouveau format soient
Le succès des écrans HD Ready
PRIX MOYEN D’UNE TÉLÉVISION EN FRANCE
650
600
euros
609
608
VENTE D’ÉCRANS
HD READY EN FRANCE
en millions
2,4
550
1,5
500
450
400
0,45
427
350
1990 92
94
96
98
00
02
Source : GFK
04
06
2005 2006* 2007*
* prévisions
16
vendus cette année, contre
450 000 en 2005. Une montée en
puissance rapide qui pourrait permettre à la France de rattraper son
retard. Aux Etats-Unis, une vingtaine de millions de foyers environ
reçoivent la télévision en haute
définition. Ils sont 7 millions au
Japon.
La croissance des ventes
d’écrans plats s’accompagne d’une
offre de programmes en haute définition encore limitée. Même si la
plupart des chaînes tournent
aujourd’hui une partie de leurs
émissions ou téléfilms dans ce format, comme « Kaamelott » sur M6
ou certaines fictions sur TF1, France Télévision ou M6. Et même si
Canal+, TPS Star et National Geographic sont entièrement disponibles dans ce format via le satellite.
« En 2010, il devrait y avoir une
centaine de chaînes en haute définition diffusées par nos satellites »,
estime Nick Stubbs, directeur général France de SES Astra, opérateur
européen de satellite. Progressivement, les chaînes vont amplifier le
basculement de leurs grilles vers la
norme HD afin d’assurer aux téléspectateurs une homogénéité dans
la qualité des programmes reçus.
Cela suppose d’équiper toutes les
régies de production en HD.
Reste un maillon faible : celui
des décodeurs MPEG 4, les seuls
capables de recevoir le signal HD
et de le transmettre aux téléviseurs
ou aux lecteurs-enregistreurs
numériques. Plus complexes à
fabriquer que les décodeurs
MPEG 2, ceux de la télévision
numérique terrestre (TNT) gratuite notament, ces appareils sont
encore absents de bon nombre de
magasins. Leur prix élevé (autour
de 250 euros) les destine pour
l’heure à un public restreint.
Canal+ et TPS les proposent de
leur côté aux souscripteurs d’une
0 123
vendredi 10 novembre 2006
offre HD. Il en coûte une quinzaine d’euros par mois avec la location du terminal.
Pour nombre de professionnels
de l’audiovisuel et de l’électronique, ce problème des décodeurs
haute définition est « en passe de se
résoudre ». A l’image de Free, les
fournisseurs d’accès à Internet
vont ainsi se lancer dans la bataille
de la télévision HD avec des
« box » compatibles. La nouvelle
Freebox dispose ainsi d’une puce
MPEG 4 et surtout de l’indispensable connectique HDMI, à la diffé-
tir perdu, voire floué face aux problèmes de standardisation des normes. Mais ces errements semblent
révolus. Les obstacles à la réception de la télévision haute définition se lèvent un à un. L’arrivée
des lecteurs de DVD haute définition vont offrir en outre une autre
source d’approvisionnement en
image HD. Films cinéma et vidéos
personnelles au format HD vont
ainsi peu à peu prendre place dans
nos habitudes de consommation
de la télévision.
Guillaume Fraissard
rence d’autres « box » qui n’ont
que des prises Péritel. La présence
d’une prise HDMI à l’arrière des
appareils est en effet la seule garantie d’assurer la continuité, sans
déperdition de qualité, du signal
haute définition.
Entre le satellite, le câble,
l’ADSL et plus tard la TNT, la télévision HD devrait donc trouver
une variété de canaux suffisante
pour toucher un public de plus en
plus large. Comme souvent lors
des grandes transitions technologiques, le consommateur a pu se sen-
SEPT CLÉS POUR DÉCODER LES ÉTIQUETTES
1. Haute définition. Il
existe deux systèmes de
captation et de diffusion
d’images en HD, le 720p
et le 1080i ou 1080p, qui
offrent une qualité
équivalente avec des
paramètres différents.
Le premier dispose d’une
trame de 720 lignes
horizontales avec
1 280 pixels par ligne et
un balayage progressif.
Le second, lui, a
1 080 lignes horizontales
et 1 920 pixels par ligne
et un balayage entrelacé
ou progressif.
2. HD Ready. Ce label,
adopté par la plupart des
fabricants de matériel
audiovisuel, garantit aux
consommateurs que
l’écran est compatible
avec la haute définition
avec une résolution
verticale minimale de
720 lignes, un format
supérieur à 4/3 (14/9,
16/9) et une prise DVI
ou HDMI compatible
avec la protection HDCP.
3. Full HD. Le terme
désigne les écrans
compatibles avec les
plus hautes résolutions
de la HD, comme le
1080p, identique au
1080i mais avec un
balayage progressif et
non plus entrelacé. Seuls
les écrans Full HD
atteignent 1 920 pixels
par ligne.
4. HDMI. Le sigle signifie
High Definition
Multimedia Interface,
autrement dit : interface
multimédia haute
définition. Il désigne les
prises de connexion,
remplaçant les Péritel et
adaptées à la HD. Cette
connectique garantit une
qualité optimale du
signal et la lecture des
contenus protégés par la
norme HDCP.
5. YUV. Interface vidéo
analogique qui sépare
sur trois conducteurs
luminosité (Y), couleur
(U) et saturation (V)
pour assurer la liaison
entre la source vidéo et
un écran.
17
6. DVI. Le Digital Visual
Interface (interface
visuelle numérique en
français) est une norme
d’interface vidéo conçue
pour maximiser la
qualité d’image et issue
de l’informatique.
7. HDCP. La protection
HDCP (High-Bandwidth
Digital Content
Protection) sert à
protéger les contenus
HD (musique et vidéo)
du piratage. Il s’agit
donc de bien vérifier que
l’écran plat qu’on achète
est compatible avec
cette norme sous peine
de ne pas pouvoir
regarder les films en
DVD-HD.
EXPÉRIENCES
EN MPEG 4
Depuis le 18 septembre et
jusqu’au 22 janvier 2007,
BFM TV, NRJ12, Arte,
Direct8, Arte, M6, Canal+
et les chaînes de France
Télévisions peuvent utiliser
deux canaux pour diffuser
en alternance leurs
programmes en haute
définition sur la TNT. Peu
de téléspectateurs
pourront en profiter : ils
devront être équipés d’un
décodeur MPEG 4.
Déjà à l’occasion du
Mondial de football, le
Conseil supérieur de
l’audiovisuel avait mis en
place une expérience
similaire avec les chaînes
hertziennes TF1, M6,
Canal+, Arte et les chaînes
de France Télévisions.
La télévision numérique
terrestre (TNT), de son
côté, offre déjà un bouquet
de 18 chaînes gratuites en
qualité numérique, sous la
norme de compression
MPEG 2.
0 123
vendredi 10 novembre 2006
IMAGE HD Plasma ou LCD, c’est une affaire de goût,
d’autant que les prix des 107 cm sont du même ordre.
Cette année, apparaissent des appareils labélisés
« Full HD », un petit plus encore très onéreux
LES TÉLÉVISEURS
Plasma ou LCD ? HD Ready ou
Full HD ? Voilà les deux principales
questions à se poser avant de « craquer » pour un écran plat et de basculer dans l’univers de la haute définition. Une chose est sûre, la télévision HD n’a de sens que si l’écran
mesure plus de 37 pouces (envion
90 cm de diagonale d’image), une
taille suffisante pour que la différence de définition soit perceptible.
Concernant le choix de la technologie, plasma ou LCD, tout est affaire de goût. Si les écrans plasma affichent des couleurs plus naturelles et
plus fluides, les écrans LCD sont
plus contrastés. Il est donc important de bien les comparer ; le choix
tion de tous les contenus en haute
définition.
Cette année, le choix se complique. Si la grande majorité des
écrans plats vendus sont désormais
« HD ready » c’est-à-dire prêts à
recevoir la haute définition, de nouveaux téléviseurs labélisés « Full
HD » apparaissent. Ces écrans peuvent afficher les plus hautes résolutions
(1 920 × 1 080
ou
1 280 × 720). Ils sont plus chers que
les « simples » écrans HD Ready,
même si certaines marques comme Toshiba
proposent des écrans
Full HD 42 pouces
pour 2 500 euros.
s’opérera selon des critères personnels. D’autant que sur les écrans
42 pouces (107 cm), les plus répandus, les prix du LCD et du plasma
sont similaires (de 1 500 à
3 000 euros).
Pour les tailles inférieures, comme celle des téléviseurs 32 pouces,
les prix sont autour de 1 000 euros.
« C’est moins cher qu’une bonne télévision à tube cathodique il y a dix
ans », souligne Christophe Jouet,
directeur de la division électronique
grand public chez LG France.
La connectique de l’écran doit
impérativement être vérifiée. Il doit
ainsi comporter une prise HDMI,
cette dernière garantissant la récep-
« Le Full HD reste dans le domaine du haut de gamme, explique
M. Jouet. Pour les consommateurs, le
bénéfice réel de ce type d’écran n’interviendra pas avant trois ou quatre ans
quand les contenus en haute définition seront plus nombreux. » En
outre, si le passage de la télévision
analogique au format HD représente un vrai saut qualitatif, la différence est moins spectaculaire entre une
image HD et une « Full HD ».
G. F.
LG 42LC2RR
Cet écran LCD de 107 cm « HD Ready » propose une connectique
HDMI compatible HDCP. Format 16/9. Résolution 1 366 × 768.
Interface pour PC : VGA (HD-15). Luminosité :
500 cd/m2. Contraste 1 600 : 1. Disque dur
de 80 Go intégré. Fonction Timeshift.
1 999 ¤.
PHILIPS CINÉOS 42PF9631D
Cet écran plasma « HD ready » mesure 107 cm de
diagonale. Format 16/9. Résolution 1 024 × 1 080i. Deux
prises HDMI. Tuner TNT intégré. Un port USB. Technologie
d’image Ambilight 2 et Pixel Plus HD. 2 700 ¤.
SAMSUNG LE40F71
Un écran LCD « Full HD » de 101 cm à la résolution
1 920 × 1 080 p. Format 16/9. Luminosité : 500 cd/m2.
Contraste jusqu’à 6 000 : 1. Lecteur multicarte et port USB
1.1 intégrés. Deux prises HDMI (HDCP). 3 000 ¤.
18
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vendredi 10 novembre 2006
THOMSON SCENIUM 37LB330B5
Ce LCD de 94 cm de diagonale en « Full HD »
a une compatibilité 720p ou 1 080i. Résolution
1 920 × 1 080. Luminosité 550 cd/m2. Contraste
800 : 1. Connectique HDMI (HDCP) et YUV.
Port USB 1.1 compatible 2.0. Deux lecteurs
de cartes. Format 16/9. 2 500 ¤.
PIONEER PDP-5000EX
Deux prises HDMI et des prises DVI-D,
YUV et S-Vidéo : voilà ce qu’offre ce plasma
de 127 cm « Full HD ». Résolution 1 920 × 1 080.
Compatibilité 1 080 p, 1 080 i et 720 p.
Luminosité 1 000 cd/m². Contraste 3 000 : 1.
Format 16/9. 8 990 ¤
SHARP AQUOS LC 46 XD1E
Avec 116 cm de diagonale, cet écran LCD
en « Full HD » propose deux prises HDMI (HDCP).
Format 16/9. Résolution 1 920 × 1 080 p.
Contraste 1500 : 1. Luminosité 450 cd/m2.
TNT intégrée. 3 499 ¤.
PANASONIC TH-42PX60
Ce plasma de 106 cm affiche le label « HD Ready » et deux
prises HDMI. Résolution 1 024 × 768. Contraste 10 000 : 1.
Luminosité 1 000 cd/m2. TNT intégrée. 1 799 ¤.
19
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vendredi 10 novembre 2006
TOSHIBA 42WL67Z
En « Full HD », ce LCD de 107 cm propose
deux prises HDMI, une prise YUV et la TNT intégrée.
Résolution 1 920 × 1 080. Contraste 800 : 1.
Luminosité 500 cd/m². 2 499 ¤.
SONY BRAVIA KDL-46X2000
Cet écran LCD de 117 cm de diagonale offre
une luminosité de 450 cd/m². « Full HD ».
Résolution 1 920 × 1 080. Contraste 1 300 : 1.
Deux prises HDMI. Une prise YUV.
TNT intégrée. Format 16/9. 5 500 ¤.
LES FUTURES TECHNOLOGIES D’ÉCRANS PLATS
f SED (Surface-conduction Electron-emitter Display). Développée conjointement par
Canon et Toshiba, la technologie SED, que l’on
pourrait traduire en français par « écran à
émission d’électrons par surface conductrice »,
devrait voir le jour en 2008. A cet horizon, les
premiers écrans plats SED devraient être commercialisés (photo : prototype SED de Toshiba).
Dans un téléviseur classique, l’écran est balayé
par un canon à électrons qui crée des points
lumineux et forme l’image que nous regardons.
Avec la technologie SED, ce n’est plus un
canon qui balaye l’écran, mais des milliers.
Trois par points lumineux pour les trois couleurs rouge, vert et bleu. Cela signifie qu’un
écran SED haute définition (composé de
1 080 lignes horizontales et de 1 920 points
lumineux chacune) comprend plus de 6 millions de canons.
Pour rester mince, l’écran SED se compose de
deux plaques de verre, comme un écran LCD.
L’une émet les électrons, l’autre contient une
substance luminescente appelée luminophore.
C’est la différence de courant entre les deux plaques de verre qui assure la propulsion des électrons et remplace l’encombrant canon du tube
cathodique. Avantages : un taux de contraste
très élevé (50 000 : 1 selon les constructeurs),
une faible consommation d’énergie et surtout
une profondeur du noir inégalée.
f OLED (Organic Light-emitting Diode).
Plusieurs constructeurs (Samsung, Epson,
Sony…) travaillent actuellement sur cette technologie. Déjà présents sur de petits appareils
comme les téléphones portables ou les bala20
deurs MP3, les écrans OLED
(électroluminescents organiques)
devraient gagner en taille dans
les prochains mois. Samsung a
récemment annoncé la mise au
point d’un téléviseur avec une
image de 53 cm de diagonale
(21 pouces). La technologie
OLED – réputée moins consommatrice d’énergie et moins
encombrante – repose sur de
fines couches de matière organique (carbone, oxygène ou hydrogène), entourées par une cathode
et une anode. Sous l’action d’un
champ électrique faible, un photon est émis, produisant une
lumière rouge, verte ou bleue,
selon les molécules choisies pour
la couche organique. Il n’y a donc
pas besoin de rétro-éclairage.
f LED (Light-emitting diode). Cette technologie voisine de l’OLED est utilisée dans
certains écrans LCD pour améliorer la luminosité des images. Elle est présente, par exemple,
dans la console portable PSP de Sony.
Samsung a aussi lancé un écran LCD LED, le
LE40M91B.
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vendredi 10 novembre 2006
IMAGE HD Filmer ses vacances en HD permet
de profiter de son écran sans attendre que les chaînes
se mettent à ce format… Des trois supports existants,
celui avec disque dur de 30 Go est le plus prometteur
LES CAMÉSCOPES
Le Caméscope haute définition
est le compagnon indissociable de
la télévision du même nom. En
effet, une fois muni de tout l’appareillage HD, tourner ses vacances
en basse définition serait un peu
comme continuer à filmer en noir
et blanc au temps de la couleur…
Et même en attendant que chaînes
de télévision et éditeurs de films
groupe japonais étoffe sa gamme
avec quatre nouveaux produits.
Trois supports d’enregistrement
cohabitent encore sur le marché :
un modèle à cassettes, un autre
avec DVD, et un troisième avec disque dur de 30 gigaoctets (Go). Ce
dernier est probablement appelé
au destin le plus glorieux, sachant
que la HD réclame des espaces de
déversent à flux continu des images HD, la solution est de produire
soi-même des images en haute définition pour profiter sans tarder des
qualités de son téléviseur.
Du coup, les constructeurs s’y
mettent. Doucement, cependant.
Sony a pris les devants : après un
premier modèle grand public testé
sur le marché dès Noël 2005, le
CANON HV 10 E
Ultra-compact,
le HV 10 est équipé d’un
capteur Canon CMOS
optimisé pour la HD.
Enregistrement 16/9e
natif. HD 1 080i
à 2,96 millions de pixels.
Zoom 10 ×. 1 499 euros.
AIPTEK POCKET DV T300
Une caméra taille mini
de 8 × 6 × 3 cm. Vidéo
au format MPEG 4.
Résolution de 720 dp (720 × 480).
Deux torches LED. Capteur photo
à 5 millions de pixels. 159 euros.
SONY, SÉRIE HDR
Les trois caméscopes haute définition de Sony ont pour
caractéristique commune un zoom 10 ×.
HDR-UX1, support DVD : 1 600 euros ;
HDR-SR1, support disque dur de 30 Go : 1 700 euros ;
HDR-HC3, support mini-DV : 1 500 euros.
22
stockage plus confortables. 30 Go
représentent environ vingt heures
de film en basse définition, et une
dizaine en haute.
Tous ces modèles sont équipés
d’une prise HDMI, permettant de
brancher sa caméra sur la télévision, ce qui reste encore l’usage préféré de 80 % des utilisateurs.
O. Z.
0 123
vendredi 10 novembre 2006
IMAGE HD Depuis que le cap des 10 millions
de pixels a été franchi, tous les appareils s’y sont mis,
les petits compacts comme les reflex sophistiqués.
Ces derniers sont en vente dès 600 euros
LES APPAREILS PHOTO
La guerre des pixels est peutêtre terminée, mais la photo numérique est toujours aussi fière d’afficher ses records. Dernière prouesse en date : avoir franchi le cap des
10 millions de pixels. La haute définition a cependant gagné la photo
numérique depuis que les 3 millions de pixels ont été atteints, il y
a quelques années déjà. Les images
réservés aux professionnels. Désormais, il est possible de s’équiper à
moins de 1 000 euros pour un boîtier et une optique, généralement
un objectif 18-55 mm. Mieux : à
condition de se contenter de 6 millions de pixels, on peut découvrir
l’univers du reflex à partir de
600 euros (Pentax K110D avec
objectif 18-55 mm).
peuvent donc ainsi s’afficher sur
les écrans de télévision HD.
10 millions de pixels. Aucune
catégorie n’y échappe : à ce niveau
de performances, on retrouve aussi
bien de petits compacts que des
reflex sophistiqués. Cette deuxième
catégorie tient la vedette en cette
fin d’année. Les reflex numériques,
il n’y a pas si longtemps, étaient
La taille du capteur est également à prendre en compte au
moment de l’acquisition. En
magasin toutefois, les marques
n’affichent pas toujours cette
donnée. Elles préfèrent encore rivaliser en millions de pixels. La
guerre des pixels est-elle vraiment
finie ?
O. Z.
CANON 400 D
SONY ALPHA
Une qualité
professionnelle. Système
de nettoyage intégré et
10,1 mégapixels. Capteur
CMOS de 22,2 × 14,8 mm.
879 ¤ nu, 989 ¤ avec
objectif 18-55 mm.
Le premier reflex
numérique de Sony.
Capteur CCD
23,6 × 15,8 mm et
10,2 mégapixels.
900 ¤ nu ; 1 000 ¤
avec un 18-70 mm ;
1 200 ¤ avec
18-70 mm et un
75-300 mm.
NV 10 SAMSUNG
Un compact à la fois rétro
et techno : taille mini, bel
écran, station d’accueil et
télécommande infrarouge.
Capteur CCD 1/1,8 de pouce,
10,1 mégapixels. 399 ¤.
PENTAX K 10 D
10 mégapixels, un système
anti-poussière de nettoyage
du capteur par vibration, un
boîtier « tropicalisé » (tout
temps) et toute la gamme
d’optique de la marque. Qui
dit mieux ? 999 ¤ avec le
18-55 mm.
OLYMPUS E400
Le plus léger des boîtiers reflex (375 g).
10 millions de pixels (capteur
17.3 × 13.0 mm), et le filtre anti-poussière
à onde supersonique. 899 ¤ nu ; 1 099 ¤
avec un 14-42 mm et un 40-150 mm.
LEICA M8
Les mythiques
« M » de Leica
ont enfin un
petit frère
numérique,
compatible
avec tous les
objectifs de la
marque.
10,3 millions
de pixels.
4 800 ¤ nu.
PANASONIC LUMIX L1
Ce reflex rétro a un point fort :
un objectif Leica de 16 lentilles,
avec une ouverture à F2,8-3.5
(28-100 mm). 2 000 ¤.
24
0 123
vendredi 10 novembre 2006
HAUT DÉBIT
SUCCÈS DE L’INTERNET RAPIDE
AVEC LE RISQUE
DE SATURER
LE RÉSEAU ADSL
Avec plus de 11 millions d’utilisateurs, la France est
devenue l’un des champions de l’accès à la Toile en
haut débit. Et certains craignent que les fils de cuivre
ne puissent supporter les autoroutes de l’information
nes étaient connectées en large
bande à domicile au mois de
juillet. Soit une augmentation de
41 % en un an.
Autrefois dernière de la classe
européenne, longtemps arrimée à
son vieux Minitel, la France est
donc devenue un des pays les plus
branchés sur le haut débit. Et ce
n’est sûrement pas fini : avec la
multiplication des « box » – ces
boîtes qui assurent au domicile la
diffusion d’Internet, du téléphone,
et maintenant de la télévision –, il
faut s’attendre que les Français
continuent de se connecter en
masse.
Le pays est pris d’une véritable
frénésie et n’en finit plus de surfer,
de blogger, de poster courriels,
musique, mais aussi photos et
vidéos numériques. Toujours selon
Médiamétrie, les sites français ont
ainsi enregistré une fréquentation
en hausse de 12,7 % entre janvier
et septembre.
Personne n’avait prévu une telle
Ce sont des chiffres qui peuvent
donner le vertige. Fin juin 2006, la
France comptait pas moins de
11,1 millions de foyers abonnés à
l’Internet haut débit, dont 10,5 millions en ADSL, selon l’Observatoire de l’Internet haut débit de
l’Autorité de régulation des communications électroniques et des
postes (Arcep).
Au cours du seul deuxième trimestre 2006, 630 000 abonnements supplémentaires ont été
enregistrés, soit une progression
de 6,1 % par rapport aux trois premiers mois de l’année. La France
surfe toujours plus, et toujours
plus vite.
En un an, le nombre d’accès au
haut débit a progressé de 3,2 millions, soit une croissance de
40,7 %. Au total, Médiamétrie a
mesuré que, de 1997 à 2006, la
France aura assisté à une multiplication par 100 de son nombre d’internautes. Selon l’institut de mesure, plus de 18 millions de person-
L’envolée d’Internet haut débit grâce à l’ADSL
NOMBRE D’ABONNEMENTS CUMULÉS À INTERNET EN ACCÈS HAUT DÉBIT
ADSL
Câble
ADSL
10 millions
Fibre
optique
2e trimestre 2005
8
7 368 744
519 400
4 984
2e trimestre 2006
6
10 470 000
4
2
Câble
4e trimestre
2000
0
2001
2002
2003
2004
2005
Source : Arcep
26
06
630 000
5 000
En un an, le nombre
de Français connectés
à Internet haut débit
par l’ADSL a augmenté d’un
peu plus de 3 millions, pour
dépasser le cap des
10 millions de connectés.
ruée. Et certains s’inquiètent déjà
de la dimension sûrement trop étriquée des fils de cuivre de l’ADSL
pour y faire passer des autoroutes
de l’information si fréquentées.
Recevoir la télévision aujourd’hui
réclame déjà au moins 4 mégabits
par seconde (Mbps).
Autrement dit, si l’on veut pouvoir téléphone et surfer sur le Web
dans le même temps, c’est un abonnement à 8 Mbps minimum qu’il
faut souscrire. Avec l’arrivée promise de la haute définition par la
ligne téléphonique, c’est un minimum de 10 Mbps qu’il faut consacrer exclusivement aux programmes télévisés. De forts ralentissements sont à craindre.
D’autant que les embouteillages
sont désormais à redouter tout
autant dans le sens des départs
que dans celui des retours. Avec ce
qu’il est convenu d’appeler le Web
2.0, les internautes ne se contentent en effet plus de consulter la
Toile. Ils l’enrichissent, donnent à
lire, à voir et à entendre. Ils partagent leurs disco-photo-vidéothèques. Et découvrent tout d’un coup
les drastiques limitations de vitesse du flux sortant.
Les fournisseurs d’accès communiquent peu sur ce sujet. Les
meilleures offrent actuelles assurent au mieux 1 Mbps vers la sortie. La plupart des abonnements
restants ne dépassent par les
512 kilobits par seconde. Trop peu.
L’avenir s’appelle FTTH, pour
« Fibre To The Home », ou fibre
jusqu’au foyer. France Télécom a
commencé ses premières expériences à Paris et dans les Hauts-deSeine. Les heureux bénéficiaires
peuvent ainsi goûter aux très hauts
débits et à leurs vertiges. Au compteur : 100 Mbps, aussi bien en flux
entrant qu’en sortie.
Pour l’opérateur historique, le
0 123
vendredi 10 novembre 2006
vrai décollage de la fibre optique
devrait avoir lieu vers la fin 2008,
lorsqu’une véritable offre de contenu sera disponible.
Le haut débit a déjà été confronté au paradoxe de l’œuf et de la
poule : est-ce l’offre de contenu
qui incitera le public à s’équiper,
ou bien est-ce le niveau d’équipement qui donnera une impulsion à
la création de contenus ? Internet
s’est jusqu’à présent toujours bien
accommodé d’un tel paradoxe.
Pour autant, les revendications
des collectifs, des associations et
des personnalités qui militent pour
que le développement de la fibre
publication en ligne...), et à ceux de
demain », peut-on lire dans son
manifeste.
Et encore : « Pour passer à cet
Internet de nouvelle génération, pour
disposer de très haut débit, il faut
adopter des supports modernes autorisant ces débits. Il faut quitter les
fils de cuivre pour adopter la fibre
optique jusqu’à l’abonné. » Mais
pour cela, il faudra aussi à terme,
« desservir toute la population (…)
et pas seulement quelques zones
industrielles ou quelques bâtiments
publics ». L’ADSL a encore de
beaux jours.
Olivier Zilbertin
optique soit une priorité sont loin
d’être toutes exaucées. Par exemple le collectif Très haut débit pour
tous !
(www.treshautdebit.org),
qui explique sur son site ses
motivations et fait signer une pétition. « Comment allons-nous travailler demain ? Comment allonsnous échanger entre nous à l’avenir ? Comment nos enfants vont-ils
apprendre dans dix ans ? Par l’Internet, à la condition de pouvoir
disposer de très haut débit par fibre
optique, seul canal capable de fournir les débits qui répondent à l’explosion des usages d’aujourd’hui
(échanges de photos, son et vidéo,
CE QU’ON CONSOMME PENDANT « UNE SOIRÉE CHEZ LES DURAND »
Le Syndicat
professionnel des
fabricants de fils
et câbles électriques
(Sycabel) a publié
en juin 2005 un livre
blanc sur le haut débit
pédagogique,
consultable sur
le site Web
www.sycabel.com/
livre-blanc.pdf. Extrait :
« Une soirée typique
chez M. et Mme Durand
et leurs deux enfants :
(...) Pendant que
M. Durand visionne un
match de football en
direct, son épouse
regarde un des succès
du box-office grâce à
un service de VOD
(vidéo à la demande).
L’aînée des enfants
téléphone à l’étranger,
tandis que le second
télécharge le dernier
album de musique à la
mode. Précisons à
présent les services :
– Le match en direct
est transmis en qualité
numérique. Les
besoins
correspondants sont
de 4 mégabits par
seconde (Mbps) par
chaîne de télévision.
– Le film de Madame
est transmis en
« streaming » (il se
télécharge en même
temps qu’elle le
regarde). Il faut ici
38,8 Mbps.
– Le fichier de
musique téléchargé
par le cadet des
enfants a une taille de
3 Mo (codage MP3).
Autrement dit, pour un
album de dix chansons
avec un débit de
1 Mbps, il faudra vingt
minutes pour
télécharger la totalité
de l’album.
– Les services de voix
sur IP consomment
peu de bande
27
passante. (...) Il faudra
256 kilobits pas
seconde de connexion
pour assurer la
communication
téléphonique de l’aîné.
Si l’on récapitule
l’ensemble des besoins
en débit nécessaires :
(...) la famille Durand
devra bénéficier d’un
accès à 44 Mbps. »
Le Sycabel prend pour
hypothèse que, « chez
un opérateur, on ne
peut garantir à
l’arrivée, le plus
souvent, que le quart
environ du débit
annoncé ».
FREE, LA FIBRE
OPTIQUE ET LA
TÉLÉVISION HD
Les fournisseurs d’accès
à Internet commencent
à déployer des réseaux
en fibre optique jusque
chez l’abonné. Après
France Télécom, c’est
au tour de Free de mettre
en place son propre
réseau. Ce dernier a
annoncé qu’il investira
1 milliard d’euros dans
son réseau en fibre optique
d’ici à 2012.
L’opérateur compte
cependant proposer
des offres commerciales
dès le premier semestre
2007, et migrera
automatiquement sans
surcoût ses clients ADSL
vers l’offre optique au fur
et à mesure de sa
disponibilité.
Cette offre très haut débit
devrait être proposée
au même tarif que le
forfait ADSL, c’est-à-dire
à 29,99 euros pour
un débit de 50 mégabits
par seconde. Le terminal
optique sera compatible
avec la Freebox HD
pour recevoir la télévision
en haute définition.
0 123
vendredi 10 novembre 2006
HAUT DÉBIT Les « box », ces boîtiers qui délivrent
à la fois la télévision, le téléphone et Internet, deviennent
compatibles à la HD. Mais cette dernière réclamant aussi
du haut débit, le réseau doit améliorer ses capacités
LES BOÎTIERS ADSL
En matière de haute définition,
Internet pourrait bien coiffer la
télévision au poteau. Le fournisseur d’accès Free a ainsi commencé à déployer ses box et décodeurs
« compatibles HD ». Ces mêmes
box permettant aussi de regarder
les émissions sur son ordinateur –
dont les écrans sont déjà aptes à
recevoir la haute définition –, on
sique » par ADSL se contente de
5 Mbps.
Les box – ces boîtiers qui délivrent dans les foyers à la fois Internet, télévision et téléphone – ont en
tout cas le vent en poupe. Aucun
prestataire ne peut l’ignorer, et tous
font désormais une offre. Neuf Telecom va plus loin : il place un PC
dans sa boîte et y branche un écran,
imagine facilement comment
l’ADSL pourrait devenir le premier
« tuyau » de cette technologie.
A condition toutefois que le
réseau soit convenablement dimensionné, ce qui n’est pas encore
gagné. La haute définition réclame
en effet du haut débit : 20 mégabits par seconde (Mbps) minimum, alors que la télévision « clas-
une souris, un clavier. Il s’adresse
ainsi à ceux qui n’ont pas encore
d’ordinateur à la maison, ou qui veulent se doter d’une console Internet
à moindre coût. L’ensemble sera
vendu de 129 à 429 euros, selon la
taille de l’écran. Autre avantage :
une assistance technique gratuite et
la possibilité d’une prise de contrôle
à distance.
O. Z.
EASY GAT9
Neuf Telecom s’adresse là en priorité
à ceux qui n’ont pas Internet parce
qu’ils n’ont pas d’ordinateur à domicile.
39,90 ¤ par mois, avec 149 ¤ de caution
remboursés. Et de 129 à 429 ¤
pour le matériel (écran, clavier, etc.).
AOL BOX
Bien que racheté en septembre par Neuf Cegetel,
AOL France propose toujours sa boîte,
avec des « coques » de couleurs interchangeables
et un téléphone intégré pour la téléphonie illimitée.
A partir de 29,90 ¤ par mois.
FREEBOX
Deux grandes originalités chez Free, le prestataire
de téléphonie gratuite : d’une part la technologie sans fil MiMo,
qui permet des transferts de données à plus longue portée
et à plus grande vitesse que le Wi-Fi standard. De l’autre,
la compatibilité haute définition. 29,99 euros par mois.
LIVEBOX
Central multimédia de la maison, la boîte
d’Orange comporte nombre d’options
à brancher, comme cette caméra sans fil dont
les images peuvent être visualisées depuis
un ordinateur ou un téléphone portable.
A partir de 29,90 ¤ par mois.
28
0 123
vendredi 10 novembre 2006
HAUT DÉBIT Les fournisseurs d’accès à Internet
préparent déjà l’après-ADSL en investissant
dans cette technologie qui offre aux abonnés un débit
au moins deux fois supérieur
AVEC LA FIBRE OPTIQUE,
LE CÂBLE SE REBIFFE
L’ADSL, qui donne accès à Internet et à la télévision numérique sur
les fils téléphoniques, a fait entrer
la France dans le haut débit. Le succès de cette technologie a permis
de vérifier l’existence d’une véritable demande pour un accès rapide
à la Toile ainsi que pour une offre
combinée : Internet, télévision et
téléphone. Le développement fulgurant de la Freebox est éloquent.
Ainsi, ce que le câble coaxial
n’avait pas réussi, les fils téléphoniques l’ont fait. Au point de donner
l’impression que l’ADSL allait satisfaire tous les besoins du haut
débit. C’était compter sans la réaction d’un troisième larron : la fibre
optique.
Une revenante, en fait. Il y a près
de vingt-cinq ans, en 1982, le plan
câble devait créer des « autoroutes
électroniques ». Bien avant que l’expression « autoroute de l’information » ne soit popularisée pendant
la campagne électorale de Bill Clinton en 1992 par un certain Al Gore.
Bien avant l’apparition d’Internet
en France, à partir de 1995.
Ainsi, le plan câble de 1982 aurait
pu se révéler visionnaire. Mais la
cohabitation, à partir de 1986, a eu
raison d’un projet devenu trop étatique. On lui a alors préféré l’ouverture à la concurrence qui a engendré
un réseau hétérogène au gré des
investissements, essentiellement
dans le câble coaxial. Paradoxalement, la rentabilité n’a pas été au
rendez-vous. Sans l’ADSL, la
France serait largement sous-équipée en haut débit. Néanmoins, le
vent tourne rapidement.
Depuis le mois d’octobre, les
habitants de certains arrondissements de Paris et de villes des
Hauts-de-Seine reçoivent de France Télécom une proposition de test
des services de télévision, d’accès à
Internet et de téléphonie sur fibre
optique. Le tout pour un abonnement à 70 euros par mois qui peut
séduire ceux qui veulent goûter à
la griserie de la vitesse.
DES INTERNAUTES
PRODUCTEURS
Outre le plus grand débit
maximal de données offert
par la fibre optique, ce réseau
garantit un « canal montant »
équivalent au « canal
descendant ». Cela signifie
que l’internaute peut devenir
un émetteur de contenu,
c’est-à-dire un serveur
de données et non plus
un simple récepteur.
Cette caractéristique, à elle
seule, pourrait bouleverser
le paysage d’Internet.
En effet, elle se combinera
avec la diffusion massive
des appareils photo et
des caméscopes numériques
dans le grand public. Grâce
à la fibre optique, ces contenus
personnels deviendront
facilement accessibles
sur la Toile. Certains blogueurs
intègrent déjà de la vidéo
sur leur site, à l’image
de Jean-Michel Billaut
(http://billaut.typepad.com/jm/).
Demain, la Toile pourrait enfin
devenir véritablement
multimédia grâce
à la généralisation du très haut
débit grâce aux réseaux
de fibres optiques.
La fibre optique offre à tous les
abonnés un débit au moins deux
fois supérieur aux meilleures performances de l’ADSL. Le haut
débit sur les fils du téléphone, lui,
souffre d’une dégradation rapide
du débit avec la distance séparant
l’abonné du central téléphonique.
Si cette injustice disparaît, une
autre persistera jusqu’à ce que l’ensemble des Français disposent
d’un accès à la fibre optique. Ce
qui n’est pas pour demain.
M. Al.
De son côté, Free a annoncé en
septembre un investissement
d’un milliard d’euros d’ici à 2012
dans la construction d’un réseau
en fibre optique et la commercialisation, au premier trimestre 2007,
d’une offre à 50 mégabits par
seconde pour 30 euros par mois.
Ainsi, l’après-ADSL se prépare et
c’est la fibre optique qui semble
offrir la meilleure solution, malgré
un coût de raccordement de chaque abonné quatre fois supérieur à
celui de l’ADSL.
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vendredi 10 novembre 2006
HAUT DÉBIT Téléphoner de chez soi via Internet
et poursuivre sa conversation dans la rue
sur le réseau GSM, depuis le même téléphone,
est désormais possible. Du moins en théorie
LES TÉLÉPHONES SANS FIL
Garder le même appareil pour
téléphoner indifféremment sur un
réseau GSM ou via Internet est
désormais possible. Neuf Telecom,
Orange et Free commercialisent
des mobiles qui peuvent aussi se
connecter à un réseau Wi-Fi. Cette
technologie, qui permet de relier
deux appareils via les ondes,
équipe les « box » servant à se
connecter à Internet.
Orange le permet, avec son offre
Unik. Mais attention : pour en
bénéficier, il faut être un client
d’Orange. Alors que Free et Neuf
Telecom n’obligent pas à changer
d’opérateur de téléphonie mobile
pour profiter de leurs offres.
Autre différence, les terminaux
proposés ont des caractéristiques
très variables. Neuf Telecom, dans
le cadre de son offre Twin, propose
A la maison, le mobile se connecte à la box et utilise le réseau
Internet qui permet de téléphoner
à moindre coût, voire gratuitement. Dehors, le portable est relié
au réseau GSM. Grâce au téléphone unique, une conversation commencée chez soi, via Internet, peut
être terminée dans la rue, via le
réseau mobile. Du moins en
théorie. Pour le moment, seul
un téléphone au design noir, sobre
et élégant mais basique, sans
appareil photo. Cette fonction est
disponible sur le mobile commercialisé par Free, de même que
l’accès à l’Internet et l’envoi de
courriels. Orange diffuse pour sa
part deux téléphones à la norme
Edge qui reçoivent des émissions
de télévision.
Joël Morio
NOKIA 6136
TWIN
Ce téléphone à clapet est commercialisé par
Orange. Mobile quadribande avec un appareil
photo et un tuner FM. 129 ¤ (réduction de
50 ¤ auprès de l’opérateur dans certains cas).
Le modèle vendu
par Neuf Telecom
est doté
de fonctions basiques
mais son design
est élégant.
Téléphone GSM
tribande et Wi-Fi.
1 ¤ ou 199 ¤, selon
l’option choisie.
SAMSUNG P200
Léger et complet, ce modèle
est disponible chez Orange.
Téléphone tribande et Wi-Fi
avec un appareil photo
et un lecteur MP3. 149 ¤
(réduction de 50 ¤
auprès de l’opérateur dans
certains cas).
FREE
Le mobile diffusé par Free
est sans originalité mais
complet. Téléphone GSM
tribande et Wi-Fi avec
un appareil photo. 199 ¤.
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vendredi 10 novembre 2006
HAUT DÉBIT Dans un avenir pas si lointain, l’aspect
des écrans devrait de plus en plus se rapprocher
de celui du papier. Une avancée qui pourrait bien
venir des nanotechnologies
AU-DELÀ DE LA HD,
L’ARRIVÉE DES NANOS
A quoi ressemblera l’écran du
futur ? Quelle technologie remplacera les cristaux liquides et le plasma ? Au-delà des nouvelles technologies purement électroniques et
organiques déjà en cours de développement, la solution pourrait
venir des nanotechnologies.
Première étape dans cette direction, l’encre électronique de l’entreprise américaine eInk, issue du
Massachusetts Institute of Technology (MIT). Le système développé
depuis 1997 fait appel à des billes
creuses de la taille d’un cheveu et
emplies de pigments noirs et
blancs en suspension dans un liquide. L’application d’un champ électrique permet d’attirer ou de
repousser à volonté ces particules.
Ainsi, un point blanc est obtenu
lorsque les pigments blancs sont
placés en surface. Un point noir
dans le cas inverse.
eInk est déjà capable de réaliser
des points mixtes, mi-noir
mi-blanc, en affinant sa matrice
d’électrodes transparentes de part
et d’autre de la couche de microbilles. Le résultat est un écran si fin
qu’il devient souple, son épaisseur
dépassant à peine celle d’une
Une page électronique en plastique,
produite par le groupe américain Plastic
Logic. PLASTIC LOGIC
feuille de papier. Déjà, eInk propose ses premiers modèles en couleur, grâce à des filtres. Cependant,
la définition, qui atteint déjà celle
du papier imprimé en noir et
blanc, est divisée par trois en couleur. Et le spectre des teintes reste
limité.
Néanmoins, il semble bien que
la voie soit ouverte vers des écrans
qui se rapprochent de plus en plus
de l’aspect du papier. Sony l’a bien
compris puisqu’il utilise cette technologie pour le livre électronique,
le Sony Reader, qu’il lance actuellement aux Etats-Unis après une première tentative au Japon en 2004
avec le Librié. A terme, eInk pourra
apporter une solution pour les
écrans souples mais sa matrice active semble incompatible avec de
très grandes tailles.
Les remarquables résultats obtenus avec les tubes cathodiques au
XXe siècle pourraient engendrer
une nouvelle génération exploitant
le même principe du bombardement électronique de particules
émettant de la lumière (phosphores), mais à l’échelle nanométrique
cette fois. En fait, c’est chaque pixel
du « Nano Emissive Display »
(NED) qui est constitué par un
tube cathodique. Au centre du dispositif, des nanotubes de carbone.
La société française iNanov a
développé cette technologie entre
2002 et mai 2006, date de sa mise
en liquidation pour des raisons
financières. « Nous avons réalisé le
prototype d’un pixel de laboratoire »,
explique Jean-Chrétien Favreau,
cofondateur et président d’iNanov.
La difficulté est d’exploiter le nanotube de carbone de 100 nanomètres de diamètre comme émetteurs
des électrons qui, via une chambre
à vide, viennent frapper une surface couverte de phosphores qui
deviennent alors lumineux. Il s’agit
d’une véritable miniaturisation du
tube cathodique classique.
Ici, l’ensemble du dispositif ne
mesure pas plus de 3 mm et peut
Lire le journal sur un écran portatif et tactile, offrant un accès au Web : cela n’a rien
de la science-fiction. IREX
être réduit à 1 mm, selon
M. Favreau. Une telle taille de
pixel est adaptée à des écrans de
très grande taille, comme ceux qui
peuvent équiper les salles de cinéma numérique. « Cette technologie
peut être utilisée à partir de tailles de
4 m sur 3 et sans limite supérieure »,
assure l’innovateur malheureux,
qui a dû mettre la clé sous la porte
malgré cinq brevets déposés et l’intérêt manifesté par des investisseurs taïwanais. Cette mésaventure
regrettable ne remet pas en compte
le principe des NED, sur lequel travaille Motorola depuis une dizaine
d’années.
Les écrans de demain ont ainsi
toutes les chances de faire appel
aux nano-objets dont les chercheurs commencent à peine à
explorer les propriétés. Impossible,
aujourd’hui, d’imaginer vraiment
quelle forme prendront les supports d’affichage. Les recherches
donnent néanmoins des directions
34
et le développement de la haute
définition ouvre la porte aux
grands formats.
Au-delà de la HD, se profile sans
doute l’écran géant. Plus grand,
bien sûr, et plus fin. Pourquoi pas
des projecteurs ? Aujourd’hui, ces
derniers, malgré des progrès considérables, ne peuvent prétendre
rivaliser avec le plasma et les cristaux liquides. Mais demain ? On
peut imaginer leur combinaison
avec des nanomatériaux utilisés
pour renforcer la couleur et le
contraste de l’image projetée.
L’écran, dans ce cas, se présenterait comme une simple peinture
spéciale applicable sur tous les supports. A moins que ce type de revêtement ne parvienne à se passer de
l’illumination par un projecteur.
Rien ne dit que l’écran, que l’on se
félicite aujourd’hui de pouvoir
accrocher au mur, ne finisse par se
fondre dans ce support.
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