Der Wilkhahn

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Der Wilkhahn
Der Wilkhahn
Mobilier tertiaire et contract Diseño de oficinas y de interiores · Stand up Berlin · Octobre 2014
Stand-Up!
STAND UP BERLIN
LE PETIT POUSSAH À BERLIN
LE MOUVEMENT COMME CONSTANTE
Entre la chute du mur et le Berlin d’aujourd’hui, 25 ans se sont écoulés : ils ont fait du mouvement la
constante d’une ville sans cesse changeante. Les années 90 ont été celles d’une libération un peu anarchique, celles des clubs clandestins et de la Love Parade. Les années 2000 ont vu Berlin, à la fois espace de
liberté et métropole abordable, devenir une destination privilégiée pour les milieux culturels et artistiques venus de tous les horizons. Entre-temps, Berlin a atteint l’âge de raison. Le paysage urbain se
densifie, les bars ne sont plus illégaux et de grandes marques ont transféré leurs sièges sociaux dans une
ville qui accueille à bras ouverts la création d’emplois de haut niveau. Berlin fascine plus que jamais, et,
depuis la chute du mur, le rythme des changements n’a fait que s’accroître. Il a créé un mélange détonnant entre les anciens et les nouveaux venus, entre l’art et le commerce, entre la nostalgie du Berlin
d’autrefois et l’ébullition des échanges, stimulés par des cultures venues du monde entier.
Comment caractériser le Berlin de 2014 ? Nous avons interrogé huit Berlinois anciens
et récents, chacun impliqué directement dans la dynamique de sa ville. Avec un trait d’union
en forme de petit poussah : ‘Stand-Up’.
TENTETIESO EN BERLIN UNA CIUDAD EN MOVIMIENTO
Hace 25 años que cayó el muro de Berlín para convertirse en símbolo del cambio hacia una metrópolis
altamente fascinante. Mientras que la década de los noventa se caracterizó por la alocada vida nocturna
y el Love Parade, los bajos costes y los amplios espacios libres de los años “cero” del nuevo milenio
hicieron de la ciudad un imán para los creadores del arte y la cultura procedentes de todo el mundo.
Entretanto Berlín ha alcanzado su madurez: se han cerrado espacios constructivos, se han legalizado
bares ilegales, y las casas matrices de importantes marcas han creado puestos de trabajo que son
cada vez más solicitados en Berlín. Y es que la ciudad es más atractiva que nunca creciendo a un ritmo
nunca visto desde la caída del muro. El contraste entre lo nuevo y lo establecido, entre el arte y el
comercio, entre el romanticismo berlinés y la expansión multicultural constituye un caldo de cultivo
fascinante para crear cosas nuevas.
¿Qué caracteriza al Berlín del año 2014? Esta pregunta la hemos formulado a ciudadanos
berlineses antiguos y recientes, quienes –cada uno a su manera- mantienen la ciudad en movimiento.
¿Hay algún mueble que represente esto mejor que el “Stand-Up”?
Photos :
DANIEL JOSEFSOHN
Styling :
PETER KISUR
Textes :
MATTHIAS MAI
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DOMINIQUE ROSALES, DANSEUSE
Dominique Rosales a beaucoup voyagé. Berlinoise de naissance, cubaine par ses origines, elle
vient du ballet classique. Pendant plusieurs années, elle a dansé au sein d’Ailey II, la compagnie
‘junior’ du légendaire Alvin Ailey Dance Theater
de New York. Elle a aussi parcouru le monde avec
le chorégraphe Otis Sallid. De retour à Berlin,
­Dominique a fondé ‘The Playground Project’ – une
plate-forme de performance artistique. « Comme
à New York, la créativité est foisonnante à Berlin.
Mais ici, je suis plus libre de m’épanouir en tant
qu’artiste ». www.theplaygroundproject.net
Dominique Rosales, bailarina, ha viajado mucho mucho por
el mundo. Oriunda de Berlín pero con raíces cubanas, ha
estudiado ballet clásico para bailar después durante varios
años para Ailey II, la c­ ompañía junior del legendario teatro
Alvin Ailey American Dance Theater en Nueva York. Además, ha viajado por medio mundo junto a Otis Sallid. De
vuelta en Berlín fundó ­“The Playground Project”, una plataforma para el arte del Performance. “Berlín ofrece una gran
variedad en cuanto a lo ­creativo, como en Nueva York, pero
aquí gozo de más libertad para desenvolverme como a
­ rtista”.
www.theplaygroundproject.net
STAND UP BERLIN
ULRIKE ROSE, CHARGÉE DE MISSION CULTURELLE
Revenue s’installer en début d’année à Berlin, Ulrike Rose s’implique dans le projet de
développement urbain ‘Flussbad Berlin’ (littéralement ‘Piscine fluviale de Berlin’), attirée
par l’équipe qui le pilote et la baignade en rivière au cœur même d’une métropole … Dans
les années 80, elle était venue une première fois à Berlin pour épargner le service militaire à
son ami d’alors, un artiste. Fin des années 90, elle y a travaillé comme designer et dans
le cadre de la ‘Bundesstiftung Baukultur’ (la Fondation fédérale de la Culture architecturale).
Après huit ans dans la Ruhr et sur l’île de Hombroich, en Rhénanie, elle est de retour. « Ce qui
m’importe, c’est de créer des lieux de vie de qualité. Ailleurs, ce qui se fait à Berlin n’est
même pas envisageable ! ». www.flussbad-berlin.de
A principios del año Ulrike Rose, gestora cultural, volvió a Berlín debido al proyecto de
desarrollo urbano “Baño fluvial Berlín” y sus creadores, así como por la perspectiva de
poder nadar en un río en medio de la ciudad. A mediados de los años 1980 el estatus especial de la ciudad, por el cual su pareja, un artista, se libró del servicio militar, la llevó por
primera vez a Berlín. A finales de los años 1990 le atrajo la colaboración con diversos diseñadores así como la creación de la fundación federal “Baukultur”. Tras ocho años en la
cuenca del Ruhr y en la isla Hombroich ha vuelto a Berlín. “Para mí se trata sobre todo de
crear lugares buenos. En Berlín es posible hacer cosas que son impensables en otros sitios”.
www.flussbad-berlin.de
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DR THULA CANNON WALTER,
RADIOLOGUE
Thula Cannon Walter est germano-américaine. Elle vit à Berlin depuis 2006 et travaille comme radiologue au CHU de Berlin-Charité. Quand son activité très prenante lui en laisse le temps, elle se détend
en montant Gáta, son cheval. Elle apprécie
aussi le ‘Five Elephants’, un café du quartier de Kreuzberg, et les rives de la Spree.
« J’aime la diversité des habitants – et l’histoire de la ville me fascine ».
La Dra. Thula Cannon Walter, radióloga, es medio alemana y medio americana y vive en Berlín desde 2006.
Su trabajo de alta responsabilidad como radióloga en
la clínica universitaria Charité le mantiene a trote todo
el día. Cuando el tiempo lo permite, tras el trabajo se
va a galopar con su caballo “Gáta”. Después le gusta
relajarse en la cafetería “Five Elephant” en el barrio de
Kreuzberg o en la orilla del río Spree. “Lo que me gusta especialmente de aquí es la variopinta mezcla de
personas. También me fascina la historia de la ciudad”.
STAND UP BERLIN
HEIKE DERTMANN, ARCHITECTE
Pendant longtemps, le métier d’architecte à Berlin se résumait à deux choses : peu d’opportunités et beaucoup de confrères. On n’en est plus là, et Heike Dertmann est bien placée
pour le savoir : avec Hinnerk Dedecke, elle dirige depuis 2000 l’agence unit-berlin. Tous
deux ont leurs endroits de prédilection dans la ville – mais surtout, ils en créent de nouveaux, comme le Maxim Weinbar, le Bar Raval, le restaurant HBC ou encore la Kantine Kohlmann, qui ne déparerait pas le Berlin des années 20. « J’aime les contrastes et les ruptures,
dans le tissu urbain comme dans l’architecture d’intérieur ». www.unit-berlin.de
Ser arquitecto en Berlín significaba estar mucho tiempo con poco trabajo para demasiados
aspirantes. Heike Dertmann, arquitecta, quien junto con Hinnerk Dedecke dirige desde el
año 2000 la oficina creativa “unit-berlin”, se alegra de que aquellos tiempos son cosa del
pasado. Los dos dicen que sus lugares favoritos están en Berlín, pero sobre todo les gusta
crearlos ellos mismos. Su sello personal se puede apreciar en la vinoteca Maxim, el bar Raval
y restaurantes como el HBC o la cantina Kohlmann, recordándonos al Berlín de los años
1920. “Me gustan los contrastes y las rupturas, tanto en la arquitectura urbana como del
diseño de interiores”. www.unit-berlin.de
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STAND UP BERLIN
SOPHIE WEISER,
AGENT ARTISTIQUE
Dans la vie de Sophie Weiser, le
voyage est une constante qui l’a
menée de Stuttgart à Melbourne.
Depuis trois ans, elle est installée
à Berlin. Que ce soit dans son appartement de Kreuzberg, au bar
Bürkner Eck dans le quartier de
Neukölln ou sur le Teufelsberg tout
à l’ouest de la ville – détente et expérimentation sont partie intégrante de son ‘expérience berlinoise’. « Ici, c’est facile de respirer
à pleins poumons ».
Como agente artística Sophie Weiser siempre
está viajando. Tras recalar en Stuttgart y en
Melbourne se ha establecido en Berlín hace
tres años. Ya sea en su piso en Kreuzberg, en el
Bürkner Eck del distrito Neukölln o en el Teufelsberg al oeste de la ciudad, para Sophie la
metrópolis del río Spree es el lugar perfecto
para dejarse llevar o para probar cosas nuevas.
“Aquí uno puede respirar libremente”.
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JAZZ MANG, COIFFEUSE ET MAQUILLEUSE
STAND UP BERLIN
Devenue berlinoise à l’âge de six ans, Jazz Mang est d’origine coréenne. Véritable artiste de la coiffure et du maquillage, elle fait partie
des spécialistes les plus réputées d’une ville devenue entièrement
la sienne. Adepte du vélo, elle adore partir à la découverte de nouveaux endroits, comme le restaurant Mundvoll à Kreuzberg, dont le
décor épuré l’a séduite. Mais elle a aussi ses rituels de vraie berlinoise :
«Je suis une habituée du Café Einstein dans la Kurfürstenstraße. Les
clients à eux seuls valent le détour, sans parler de l’excellent café ».
Jazz Mang, artista hair&make-up, vive desde los seis años en
la capital. Por ello a esta coreana de nacimiento, y solicitada
artista de peluquería y maquillaje se le puede considerar una
berlinesa castiza. Le gusta explorar la ciudad en bicicleta buscando lugares nuevos e interesantes como, por ejemplo, el
restaurante MUNDVOLL en el distrito de Kreuzberg, con su
ambiente purista. Sin embargo, Jazz también cultiva las tradiciones berlinesas : “Voy regularmente al Café Einstein en
la Kurfürstenstrasse y disfruto de la gente y naturalmente de
su buen café”.
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STAND UP BERLIN
THOMAS HANOWSKI, RESTAURATEUR
En tant que directeur adjoint du restaurant NENI, Thomas Hanowski dispose d’un poste de
travail que beaucoup lui envieraient : depuis le 10e étage de l’hôtel ‘25hours’, il a une vue
panoramique sur le zoo tout proche et le Breitscheidplatz. L’hôtel fait partie du centre
Bikini Berlin, qui a rouvert récemment et redynamise le cœur de ‘l’ancien’ Berlin-Ouest.
En tant que berlinois d’adoption, Thomas apprécie en particulier l’animation nocturne :
« Même à 2 h du matin, il se passe des choses et on rencontre des gens intéressants ».
www.25hours-hotels.com
Thomas Hanowski, gerente de restaurante, tiene un puesto de trabajo por el cual muchos
le envidian. El gerente adjunto del restaurante NENI, situado en el décimo piso del hotel
25hours, goza de una magnífica vista sobre el zoológico contiguo y la plaza Breitscheidplatz. Como parte del reabierto hotel Bikini-Berlin se ha creado un espacio interesante que
otorga una nueva vida al centro del “viejo” Berlín occidental. Aquí el inquieto berlinés se
siente a gusto: “En Berlín tienes la certeza de toparte con gente también a las dos de la
madrugada y poder vivir momentos emocionantes”. www.25hours-hotels.com
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STAND UP BERLIN
ANDREAS EICHER, PRODUCTEUR
S’il y a bien une chose à Berlin qui n’a jamais cessé de prospérer au cours des 100 dernières
années, c’est le cinéma. Sans même parler des célèbres studios de Babelsberg et d’Adlershof,
il y a presque tous les jours une équipe qui filme en extérieur – et il n’est pas rare qu’Andreas
Eicher en fasse partie. Il a été beaucoup sollicité ces dernières années : l’un de ses plus récents
projets est ‘Jack’, une comédie dramatique très bien accueillie et qui sortira bientôt en salle.
Ses moments de détente, Andreas les passe souvent au club de tennis Schwarz-Weiß Tiergarten. « J’ai habité un peu partout en Europe, mais à Berlin, je me sens vraiment chez moi ».
Si en los últimos cien años ha habido algo que ha funcionado casi siempre bien en Berlín, es
la industria del cine. Hoy en día puede verse casi a diario algún equipo de filmación rodando
en algún lugar de Berlín que no sean los conocidos estudios ubicados en Babelsberg o Adlershof. Aquí no sería nada extraño encontrarnos con Andreas Eicher, productor de cine, ya que
en los últimos años ha estado muy ocupado. Entre otras cosas estuvo trabajando hace poco
en el alabado drama “Jack”, que se estrenará próximamente en los cines alemanes. En su
tiempo libre se le puede ver a menudo en el club de tenis Schwarz-Weiss Tiergarten. “He vivido en muchos lugares de Europa, pero con el tiempo Berlín se ha convertido en mi patria”.
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STAND-UP
STAND UP BERLIN
Design : Thorsten Franck
Le stand-up, c’est l’art de s’affirmer et de retomber toujours sur ses pieds, et pour
reprendre la chanson de Bob Marley ‘Get up, stand up for your rights’, c’est aussi
la meilleure façon de faire bouger les choses. Tout un programme pour Stand-Up,
la nouvelle création Wilkhahn en matière d’assise mobile ! Aussi obstiné et
enjoué que le poussah de notre enfance, Stand-Up se redresse de lui-même et
s’incline dans tous les sens – pour nous offrir une liberté de mouvement qui tonifie la musculature, stimule la créativité, et suscite spontanément la sympathie.
Ya sea Bob Marley con su himno “Get up, stand up for your rights” o el cantante alemán
Marius Müller-Westernhagen con “Steh auf”, el concepto “levantarse” significa imponerse,
poner en marcha algo, ser activo y por tanto estar “vivo”. Por ello “Stand-Up” es el nombre
programático del nuevo “objeto dinámico” de Wilkhahn. El diseño es una cuestión de posicionamiento que aquí se transforma en movimiento. De este modo estamos más despiertos,
más creativos y más dinámicos también con la mente. Y de paso provocamos una sonrisa
tanto en observadores como en usuarios.
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PROTAGONISTES
INSTANTS BERLINOIS
Pour évoquer l’impression que laissent au spectateur les photos de Daniel Josefsohn, un mot yiddish
vient spontanément à l’esprit : chutzpah. Il qualifie, avec une nuance admirative, un sacré, mais
somme toute sympathique culot. En quoi le travail du photographe mérite-t-il cette appréciation ?
La prise de risque notamment – qu’il se fasse poursuivre par des gardes révolutionnaires sur la Place
Tian’anmen à Pékin ou que l’armée israélienne doive venir à sa rescousse pour l’arracher aux mains de
palestiniens en furie sur l’Esplanade des Mosquées, à Jérusalem. Daniel Josefsohn dit de lui-même
qu’il ne recule devant rien : « Pour moi, s’il y a une idée forte derrière une photo, si elle est radicale
et que tu as la volonté d’aller au bout, de prendre la photo, tu prends aussi le risque, parce qu’une
photo comme celle-là est ta raison d’être ».
Daniel Josefsohn, qui compte parmi les grands photographes allemands de notre époque, a photographié pour nous des habitants de Berlin qui font de la ville de ce qu’elle est aujourd’hui et ce qu’elle
sera demain. Ce ne sont pas des personnes qui ont l’habitude de faire face à l’objectif. Comment
parvenir jusqu’à elles et gagner leur confiance ? « C’est mon travail, c’est ce qui fait un bon photographe. Prenons la photo de Dominique. Tu fais une série de photos, et à un moment, tu as le déclic
‘Celle-là est la bonne !’. Il n’y en aura plus de meilleure ». Pour nous, Daniel Josephson a capturé huit
de ces instants.
CULMINACIONES BERLINESAS
Quien observa la obra de Daniel Josefsohn le viene a la mente una palabra: Chutzpah. Este término
procede del Yiddish y describe una especie de chulería encantadora, una valentía desvergonzada que
a menudo tiene su reconocimiento social. ¿Por qué esta palabra? Bueno, digamos que en más de una
ocasión el fotógrafo se ha visto en un aprieto. Por ejemplo, tras hacer una foto en la Puerta de la Paz
Celestial en Beijing fue perseguido por soldados chinos, o ante la mezquita al-Aqsa en Jerusalén tuvo
que ser salvado por el ejército israelí ante una muchedumbre de palestinos furiosos. Josefsohn dice que
no se achanta ante nada. “Creo que si la idea de la foto es buena, si es radical, y si tienes el firme propósito de ejecutarla, entonces te arriesgas, porque quieres tener la foto, porque vives para hacer esta foto”.
Josefsohn, uno de los más ilustres fotógrafos alemanes contemporáneos, ha fotografiado para
nosotros a diversas personalidades que han convertido Berlín en la ciudad que actualmente es y que
mañana será. Se trata de personas que no están acostumbradas a estar delante de la cámara.
¿Cómo lograr que se abran al fotógrafo? “Yo lo consigo. Esto es lo que caracteriza a un buen fotógrafo. Por ejemplo, la foto con Dominique. Hago unas cuantas fotos y en una sabes que es la buena, que
es el culmen, que no se puede mejorar. Es este preciso segundo en el que capto a las personas”.
Daniel Josefsohn ha fotografiado para nosotros ocho de estas culminaciones.
L’auteur, Björn Lüdtke, est journaliste freelance et rédacteur. Il vit à Berlin, et écrit notamment pour le magazine
berlinois Mitteschön, pour des revues de mode et pour le compte d’entreprises du secteur de la mode.
El autor Björn Lüdtke es periodista y redactor autónomo, vive en Berlín y escribe, entre otros, para la revista
de la ciudad de Berlín “Mitteschön”, revistas de moda, así como para empresas del sector de la moda.
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DANIEL JOSEFSOHN
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SOMMAIRE
Endroits
Protagonistes
Produits
Points de vue
Projets
1 Stand-up Berlin – Huit protagonistes d’un Berlin en mouvement et leur interaction
avec une nouvelle sculpture mobile.
34 Ce qui lie Wilkhahn Pays-Bas au Patrimoine mondial de l’Humanité, et pourquoi
Rotterdam a été et reste un laboratoire européen d’idées architecturales.
12 Le photographe berlinois Daniel Josefsohn et le thème de couverture.
24 Comment le groupe de projet ‘Sièges de bureau’ de la BBBank a transformé les
utilisateurs du mobilier tertiaire en acteurs de l’aménagement intérieur.
44 La biologiste et géographe Ulla Rauberger parle d’esthétique, d’ergonomie, de qualité
et de 30 années passées en compagnie d’un siège Ligne FS.
20 Happy birthday ! Deux grands classiques, Modus et la table pliante Confair, fêtent un
anniversaire significatif.
29 Le siège de bureau ON, avec son assise dynamique aux vertus salutaires largement
reconnues, est devenu une référence. Trois modèles le mettent en scène.
16 Jochen Hahne s’exprime sur une gestion conforme aux valeurs de l’entreprise
et la nécessité d’aller à l’essentiel.
40 Gisela Vetter-Liebenow présente un musée unique en son genre et sa vocation de
centre international de l’illustration satirique.
48 ‘L’institut de Scalalogie’ s’est impliqué dans l’exposition ‘Elements of Architecture’ de
la Biennale d’Architecture de Venise : grandeur, décadence et avenir de l’escalier.
54 Reconversion : un studio d’architecture s’est installé dans les anciens locaux d’une
banque.
58 Loin du Chemin de Compostelle et de la tauromachie – un cabinet d’avocats à
Pampelune.
59 Économiser l’énergie / dépenser l’énergie – un spécialiste néerlandais du gaz naturel
restructure ses locaux et met son personnel en mouvement.
60 Vocation citoyenne – de nouveaux locaux administratifs dans une ville bavaroise.
60 Transfert d’image à Sydney – espace conférence pour technologies de visualisation.
61 Pause détente – un leader mondial de l’industrie allemande passe à table.
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19 Crédits
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INDICE
Plazas
1 Stand-Up Berlín – ocho protagonistas que ponen Berlín en movimiento, y sus interacciones con una nueva escultura del movimiento.
34 Por qué la sede de Wilkhahn en Países Bajos se convirtió en patrimonio cultural de la
humanidad y cómo ha logrado Rotterdam afianzarse desde la modernidad como
laboratorio de la arquitectura en Europa.
Personalidades
12 El fotógrafo berlinés Daniel Josefsohn y su trabajo para el tema de portada.
24 Cómo el equipo de proyecto “Silla de oficina” del BBBank ha convertido a los implicados en participantes del diseño de puestos de trabajo.
44 Charla con la geógrafa y bióloga Dr. Ulla Rauberger sobre estética, ergonomía, calidad
y sobre los 30 años vividos con y sobre la silla FS.
Productos
20 ¡Feliz cumpleaños! Con la silla de oficina Modus y la mesa plegable Confair, dos
clásicos cumplen un aniversario redondo.
29 La silla de oficina ON ha marcado el nuevo estándar del sentado dinámico saludable.
Para la nueva campaña se ha visualizado su Trimension® a través de tres modelos
Posiciones
16 Jochen Hahne habla de la gestión empresarial basada en valores y la concentración en
lo esencial.
40 Gisela Vetter-Liebenow nos explica un museo único y su evolución hacia el centro
internacional de la sátira gráfica.
48 El “Instituto de Escalalogía” es proveedor de la exposición “Elements of Architecture”
en la Bienal de Arquitectura en Venecia. Ascenso, declive y futuro de la “escalera”.
Proyectos
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Reconversión: cómo se ha equipado un despacho de arquitectura en antiguas
oficinas bancarias
Más allá de la ruta jacobea y los encierros: un despacho de abogados en Pamplona.
Ahorrar energía, consumir energía: una empresa de gas natural holandesa revitaliza
su edificio de oficinas y pone en movimiento a sus empleados.
Para los ciudadanos: la nueva administración de una de las ciudades más antiguas de
la Alta Baviera.
Cultivar la imagen en Sydney: una sala de conferencias para tecnologías de la imagen
Hacer un descanso: una empresa líder de mercado y en innovación invita al comedor.
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Post its
Pie de imprenta
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ÉDITORIAL
ALLER À L’ESSENTIEL
L
a convergence est à l’ordre du jour. La mondialisation
touche les outils de production au même titre que les
flux de marchandises et les marchés, au travers
d’échanges et de systèmes logistiques complexes
– conçus, pilotés et évalués par des équipes implantées
partout dans le monde. Le savoir devient le véritable capital de l’entreprise et son atout concurrentiel décisif.
Pour la première fois, le personnel tertiaire est au cœur
de la valeur ajoutée. Nous sommes persuadés que la
qualité de l’aménagement permet de séduire et de convaincre des collaborateurs qu’il s’agit de valoriser, de
motiver – et, évidemment, de garder au service de
l’entreprise. Elle est un facteur propice au bien-être et à
l’échange, et elle va jusqu’à influer positivement sur la
santé et la productivité du personnel.
nous touche de près au propre comme au figuré. Plus
qu’aucun autre, il nous accompagne tout au long de la
journée, avec des implications multiples. Nous vous invitons à en découvrir quelques variantes, depuis le grand
classique jusqu’à la référence du marché, sans oublier un
témoignage qui donne tout son sens au développement
durable.
DES TABLES POUR RASSEMBLER
Si nous avons avec nos sièges un rapport très personnel,
nos interactions sociales sont indissociables de la réunion, de l’échange et de la conférence. C’est dans ces
contextes que s’expriment et se consolident le sentiment
d’appartenance, l’identité du groupe et la créativité.
Aussi, les tables et les sièges conférence forment-ils un
second thème majeur. Dans ce numéro, nous fêtons
l’anniversaire d’un grand classique, dont la contribution
à l’aménagement dynamique et à l’implication des
équipes reste inégalée.
REDRESSEMENT
Der Wilkhahn s’attache cette fois-ci à aborder des valeurs et des thèmes essentiels – ceux qui tiennent à cœur
à tous ceux d’entre nous qui évoluent dans un environnement tertiaire. Cela commence par la nécessité de
repenser fondamentalement les choses. En consacrant la
couverture à Stand-Up, nous avons voulu donner un
signe fort du redressement, dans le sens le plus littéral du
terme, avec un produit à double vocation – celle d’activateur de mobilité, mais également de symbole, puisqu’il
est conçu pour se redresser de lui-même en toute situation. Qui d’autre que le photographe Daniel Josephson
était mieux placé pour illustrer ce propos – lui qui, dans
le magazine Zeit et sous le titre ‘En vie’, a retracé en
images les étapes qui ont précédé et suivi son AVC.
DES ENDROITS POUR INSPIRER
Innovation et évolutions disruptives, mais aussi esthétique, qualité et tradition – tels sont les fils conducteurs
des articles consacrés à l’architecture, à l’urbanisme et à
la culture. Quant aux projets de nos clients aux quatre
coins du monde, ils reflètent l’enthousiasme et l’implication de partenaires qui ont fait leurs nos principes et nos
valeurs, et œuvrent à nos côtés pour créer des lieux de
travail et de vie plus beaux et mieux conçus.
Je remercie tous les contributeurs à ce nouveau Der
Wilkhahn – et en particulier les auteurs, les photographes, les personnes qui ont accepté de nous confier
leurs points de vue, les clients, les partenaires et les
concepteurs qui nous ont inspiré. Leur soutien nous
conforte dans nos choix et nous accompagne dans notre
recherche de solutions toujours plus pertinentes. Je vous
souhaite une lecture aussi agréable qu’instructive.
DES SIÈGES POUR BOUGER
Dans le présent numéro, il est également question de
mouvement, de santé et d’esthétique en liaison avec les
sièges de bureau – une catégorie qui est au mobilier ce
que le décathlon est à l’athlétisme, et dont les défis nous
motivent depuis des décennies. Qu’y a-t-il de plus important qu’une position assise ergonomique et saine ? Au
bureau, et de plus en plus à la maison devant l’ordinateur, la position assise est devenue pour ainsi dire notre
seconde nature. Plus qu’aucun autre accessoire, le siège
Dr Jochen Hahne,
Président du Directoire
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Le siège de Wilkhahn est situé, depuis la création de l’entreprise
en 1907, à Bad Münder près de Hanovre, dans le Land de BasseSaxe. Dans le laboratoire qui occupe l’ancienne chaufferie de
l’usine, on peut suivre toute l’évolution de l’assise dynamique,
depuis les années 70 jusqu’à Trimension®, la plus récente application du principe. ON® est le premier siège à en être équipé.
Desde su fundación en 1907 la sede central de Wilkhahn se encuentra en Bad
Münder, cerca de Hannover. En el “laboratorio”, la antigua sala de calderas,
se pueden seguir las etapas evolutivas del sentado dinámico desde los años
1970 hasta la innovadora Trimension®, la cual fue integrada por primera vez
en la silla de oficina ON®.
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ÉDITORIAL
Priorité à la forme, priorité à la fonction et un souci du détail dans lequel la direction de l’entreprise s’implique directement. Chaque produit est un
ambassadeur de la marque, comme par exemple la chaise polyvalente Aline (design : Andreas Störiko), dont le dessin tout en finesse et le confort
étonnant vont de pair avec une manipulation particulièrement aisée. Primero forma, primero función. Este es nuestro lema principal junto con
el amor por los detalles. A fin de cuentas el producto es el embajador de la marca. Como por ejemplo la silla de uso múltiple Aline (diseñada por
Andreas Störiko), cuya estética estilizada combina un confort de sentado extraordinario con un manejo sorprendentemente sencillo.
una nueva perspectiva, tal como muestra el tema de portada sobre el Stand-Up, el cual representa programáticamente el “levantamiento” y, con ello, una nueva forma
de movilidad. ¿Hay alguien mejor para poner en escena
este “objeto del movimiento” que el fotógrafo Daniel Josefsohn, cuya columna de fotografías en la revista ZEIT
bajo el título “Estoy vivo” refleja las etapas antes y después de sufrir un derrame cerebral?
ESENCIALES
El mundo se está fusionando. Las plantas de producción,
los flujos de mercancías y los mercados de consumo son
cada vez más globales, las rutas de tráfico y los sistemas
de transporte son cada vez más complejos, y todo ello es
concebido, controlado y evaluado en las oficinas. El conocimiento se convierte cada vez más en el verdadero
capital y en ventaja competitiva. La creatividad y la motivación marcan la diferencia. Por ello, por primera vez son
las personas que trabajan en las oficinas las que sustentan la creación de valor agregado. Estamos convencidos
que la calidad en el diseño de oficinas sirve para captar
buenos empleados, para involucrarlos en la empresa y
para transmitirles valores y motivación. Además, puede
fomentar el bienestar y la cooperación, preservando a la
vez la salud y el rendimiento de la plantilla.
SILLAS QUE NOS PONEN EN MOVIMIENTO
La relación entre movimiento, salud y estética también es
el aspecto básico de todo lo relativo a las sillas de oficina,
la disciplina reina en la construcción de sillas, en la que nos
especializamos desde hace muchas décadas. ¿Hay algo
más importante que estar sentado de forma sana, teniendo en cuenta que la mayor parte del tiempo en la oficina,
y también cada vez más en nuestro tiempo libre, estamos
sentados ante el ordenador? No hay otro tipo de mueble
que nos sea más cercano y en el que permanezcamos más
tiempo. Además, su uso y manejo abarcan muchos aspectos. Las facetas que aquí alumbramos, abarcan desde productos clásicos, una evaluación de sillas de oficina, los ac-
PROBAR EL LEVANTAMIENTO
Por ello en esta edición de Der Wilkhahn queremos centrar la vista en aquellos valores y temas que resultan especialmente importantes para las personas en las oficinas. En primer lugar debemos plantear las cosas desde
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ÉDITORIAL
Aussi aboutie que facile à actionner – la table pliante Confair est
devenue, 20 ans après son lancement, un objet culte. Elle a marqué un
tournant dans l’aménagement des espaces de communication,
en créant les conditions d’une convivialité, d’une dynamique et d’une
créativité jusque-là inconnues. Atractiva y fácil de usar. Hace 20 años, la
legendaria mesa plegable Confair, ya había escrito un nuevo capítulo en
las áreas de equipamiento destinadas a la comunicación, fomentando la
creatividad y la participación activa de las personas que la utilizan.
tuales valores de referencia del sector hasta la crónica de
relaciones personales, la cual permite comprender y vivir
de forma concreta la sostenibilidad.
MESAS QUE UNEN
La silla de oficina es tan importante para el usuario como
son las reuniones y conferencias para la comunidad social,
la cooperación, la creación de identidad y la creatividad.
Por ello, las instalaciones de mesas y sillas en áreas de comunicación conforman nuestro segundo foco de atención, en el cual integramos impulsos esenciales para un
mejor diseño. En esta edición nos centramos en el aniversario de un clásico que hasta el día de hoy ha hecho historia en términos de activación, participación y dinámica.
PUESTOS QUE FASCINAN
La ruptura con establecido y la innovación por un lado, y
la estética, calidad y tradición por el otro se reflejan en
las contribuciones a la arquitectura, urbanismo y cultura.
Proyectos de todo el mundo ponen de manifiesto la implicación de competidores y clientes, quienes se solidarizan con nuestras convicciones y se comprometen por un
diseño mejor de los espacios laborales y vitales.
Quiero dar las gracias a todas las personas que han colaborado en esta edición de Der Wilkhahn, especialmente
a los autores externos, fotógrafos, entrevistados, clientes, socios y diseñadores que nos sirven de inspiración. Y
que nos animan a seguir de forma consecuente el camino emprendido. Les deseo un viaje ameno y estimulante
por esta revista.
Dr. Jochen Hahne,
socio gerente
Photos: Frank Schinski, OSTKREUZ
Crédits Pie de imprenta
Conception Concepto: Burkhard Remmers, Rainer Schilling
Mise en forme graphique Diseño: Rainer Schilling
Éditeur Editor:
Wilkening + Hahne GmbH+Co. KG
Rédacteur en chef Redacción: Burkhard Remmers
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Adaptation en français : Philippe Holtzweiler
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Traducción al castellano: Christian König
Tél. +49 (0) 5042 999-0
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proyecto y producción: scherrer.
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Les contenus du présent document ont fait l’objet de recherches approfondies et d’une validation minutieuse. Des inexactitudes ont pu
néanmoins persister. Elles ne sauraient engager ni l’éditeur, ni la rédaction, ni les traducteurs.
Cualquier información ha sido estudiada y procesada con la máxima diligencia. Aún así no se pueden excluir del todo posibles errores. El editor,
la redacción y el traductor no asumen responsabilidad jurídica alguna por posibles datos incorrectos y sus consecuencias.
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PRODUITS
PALMARÈS 1994
1994 – Ils nous paraissent bien lointains : le Macintosh
LC 500, le Newton MessagePad, le Nokia 2100, le téléviseur Loewe Calida, la Super Nintendo et la première PlayStation Sony… Autant de produits, pourtant, qui étaient à
la pointe de la technique, voire carrément futuristes !
1994 – ¿Quién se acuerda aún del Macintosh LC 500 o
del Newton Message Pad? ¿O del Nokia 2100, el Loewe
Calida, el Super Nintendo Entertainment System o la primera PlayStation de Sony? En su día eran productos estrella de gran éxito y mucha gente los tomó por mensajeros de un lejano futuro.
Photo : Sony
Photo : Nintendo
Photo : Vitaliy Bondarchuk – Fotolia.com
Photo : Jay Kells (Rjkells at en.wikipedia)
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PRODUITS
PALMARÈS 2014
Les produits tendance en 2014 ? La tablette convertible
en portable, le smartphone, les écrans plats UHD, la
console Wii U, la PlayStation 4 – pour n’en citer que
quelques-uns. À l’échelle de la révolution numérique, 20
ans sont une éternité. Les produits en pointe aujourd’hui
sont les oubliés de demain, et à chaque nouveau lancement, la génération suivante est déjà presque prête. Le
secteur tertiaire tout entier vit au rythme de la révolution
numérique et des NTIC. Heureusement, certaines choses
restent inchangées …
En 2014 el mundo está dominado por ordenadores portátiles, Smartphones, pantallas planas con UHD, Wii U, Playstation 4 etc. En un mundo marcado por la digitalización
20 años parecen un período de tiempo inconcebiblemente largo. Lo que hoy se corresponde con el nivel de la técnica mañana ya ha pasado a la historia. Mientras se celebra la novedad ya se está trabajando en el modelo sucesor. También en la oficina las tecnologías de la información
y comunicación dan lugar a cambios vertiginosos. Menos
mal que aún se mantienen algunas continuidades …
Photo : Sony
Photo : Nintendo
Photo : Andrew Barker – Fotolia.com
Photo : pozitivo – Fotolia.com
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PRODUITS
PALMARÈS 1994
PALMARÈS 2014
INNOVATION DURABLE INNOVACIÓN SOSTENIBLE
QUALITÉ ‘MADE IN GERMANY’ CALIDAD “MADE IN GERMANY”
PÉRENNITÉ DU DESIGN DISEÑO ATEMPORAL
Table pliante Confair Mesa plegable Confair
Design: Andreas Störiko
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PRODUITS
… 1994 – C’est aussi l’année du lancement de la table
pliante Confair. Elle représente l’aboutissement d’années d’études et de recherches pour créer une table innovante offrant une réelle valeur ajoutée : une table que
n’importe qui peut faire passer en trois secondes de 56 à
260 cm de largeur. Qui rentre dans tous les ascenseurs et
dans tous les renfoncements. Qui marque d’une pierre
blanche l’évolution des concepts d’aménagement vers
l’agencement autogéré, l’utilisation flexible de l’espace,
l’optimisation des coûts et la rationalisation du facility
management.
Cette même année, la gamme Modus fait son apparition :
une large déclinaison de sièges de bureau, caractérisés
par leur structure de dossier en diapason tendue de résille, qui s’adapte idéalement à la morphologie et aux postures de chacun. Des barres de torsion conjuguent le principe de l’assise dynamique avec un confort exceptionnel.
Quant au montage et au choix des matériaux, ils anticipent déjà les exigences du développement durable.
Qualités fonctionnelles inégalées, design intemporel et
lignes épurées confèrent à Modus le statut d’un grand
classique. En 2014, il n’a toujours pas pris une ride.
Happy birthday !
… 1994 – este fue el año en el que se lanzó al mercado la
mesa plegable Confair. Fue el resultado de muchos años
de trabajos de estudio e investigación en busca de una
verdadera novedad con un incremento de valor real en
cuanto a su uso: una mesa móvil cuyo ancho puede ser
ampliado por cualquiera en tres segundos de 56 a 260
centímetros, y que cabe en cualquier ascensor o rincón.
Así se marcó un hito para un concepto de equipamiento
novedoso que permite un uso flexible e individual del espacio, ahorrando capacidades, costes y superficies.
Al mismo tiempo, con Modus se presentó la primera
gama de sillas de oficina con un marco del respaldo
ahorquillado y revestido para una perfecta adaptación
automática a las distintas formas de espalda y posturas
de sentado, y con resortes de torsión para un sentado
dinámico al máximo nivel. Su concepto constructivo y
material ya cumplía entonces los máximos criterios ecológicos que rigen en la actualidad.
Su imbatida funcionalidad, su duradera calidad y su diseño purista los convierten en clásicos: tan actuales en
2014 como el primer día. ¡Feliz cumpleaños!
Sièges de bureau de la gamme Modus
Programa de sillas de oficina Modus
Design: Klaus Franck, Werner Sauer, wiege
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« À L’ÉCOUTE DES
UTILISATEURS »
TÉMOIGNAGE : COMMENT LA BBBANK S’EST PRONONCÉE POUR LE SIÈGE ON
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PROTAGONISTES
quelle le capital humain représente le facteur clé. La
BBBank s’est attachée à favoriser la productivité et
l’expertise du personnel, et nous nous employons également à créer des liens forts par le biais de mesures appropriées : nous misons sur la qualification, l’identification et l’implication. Notre département Bâtiment et
services logistiques est en charge du facility management et de l’aménagement des postes de travail. Nous
avons mis la priorité sur l’optimisation de ces aspects, et
pour cela, il faut créer le contexte adéquat. Cela va
jusqu’à des mesures préventives, même si leur impact
n’est évidemment pas directement mesurable. À l’avenir, la fidélité du personnel sera conditionnée par la
possibilité et l’envie de s’identifier à l’entreprise. Nous
progressons dans cette direction.
Monsieur Fitterer, vous avez une longue expérience
de l’aménagement intérieur. Souvent, le personnel
reste en retrait, voire vaguement hostile. Comment
faites-vous pour remporter son adhésion à des idées
et à des solutions nouvelles ?
Mon approche se résume en trois mots : ouverture,
honnêteté et surtout implication. Lorsqu’ils ont su que
leur avis et leur expérience seraient prises en compte,
nos collègues ont adhéré très volontiers à la démarche.
Pour nous, la transparence et la clarté de l’argumentaire ont été des aspects essentiels, de la phase test
jusqu’à la décision finale. Les produits présélectionnés
ont d’abord été présentés aux testeurs au cours d’une
grande réunion, qui a permis de répondre aux questions des uns et des autres sur le fonctionnement et les
détails de manipulation. Notre groupe de projet est resté très disponible tout au long de la phase test pour
prendre en compte les suggestions et les critiques, répondre aux questions et noter les opinions de chacun.
Les problèmes de détail ont été traités sans attendre et
de façon très pragmatique.
Le groupe de projet ‘Bâtiments et services logistiques’ :
Rudolf Fitterer, John Babcock, Jürgen Böhrer. El equipo de proyecto
del área edificios y servicios logísticos: Rudolf Fitterer, John Babcock,
Jürgen Böhrer.
S
anté, perception identitaire, productivité et motivation : pour la BBBank, ce sont là autant de priorités à
l’égard du personnel. En 2013, la décision a été prise de
repenser les environnements de travail. À l’initiative
d’Andreas Ehmer, qui dirige le département ‘Bâtiments
et services logistiques’, le premier volet de la démarche a
concerné les sièges de bureau. L’opération ‘Renouvellement’ s’est fondée sur des critères tant objectifs que subjectifs, y compris les avis personnels des intéressés. Personne n’était mieux placé pour en parler que ceux qui
ont mené à bien le projet.
Monsieur Ehmer, la pénurie de personnel qualifié et
le renversement démographique sont des sujets à la
mode. Quelle importance donnez-vous au bien-être
et à la productivité dans le succès à long terme de la
BBBank ? Et de quels leviers disposez-vous ?
Notre domaine d’activité évolue rapidement, et la
concurrence est rude. Dans un tel contexte, une stratégie d’élargissement est difficile à mener : nous devons
nous concentrer sur nos compétences existantes et les
améliorer constamment. C’est une approche dans la-
Messieurs Ehmer et Fitterer, qu’elles étaient vos
critères lors de la présélection du mobilier et comment avez-vous organisé l’opération ?
En 2013, le projet ‘Siège de travail/ Siège de travail standard’ a été lancé, et nous avons constitué un groupe de
projet dédié. L’un de nos critères était la proximité géographique des fournisseurs. Nous nous sommes donc adressés à des revendeurs locaux pour obtenir les sièges que
25
PROTAGONISTES
nous souhaitions tester. À ce propos, les sièges actuels ont
participé eux aussi à la batterie de tests prévus. Nous
avons ensuite rédigé un cahier des charges détaillé, incluant notamment le fabricant, le profil du produit, sa
conception technique et son ergonomie. Sur cette base,
nous avons analysé notre présélection. Puis, nos collègues
nous ont rejoint : dix d’entre eux nous ont permis de créer
un échantillon représentatif des différentes morphologies. Durant les six semaines qui ont suivi, chacun a testé
chaque produit pendant trois jours. Nous avons ensuite
compilé les résultats et les appréciations : l’input des testeurs a été pris en compte à 100 % dans notre synthèse.
Ensuite, le groupe de projet a indiqué à la direction du département les trois modèles les mieux placés. Notre recommandation était de passer, pour les deux modèles de
tête, à une phase de négociation des prix et des délais.
Soit dit en passant : à l’issue de la phase test, tous les fournisseurs potentiels ont reçu le rapport anonymisé résumant les avis des testeurs sur leur produit.
de concertation harmonieuse. Dans tous les cas, nous
investissons dans notre capital humain, qui est pour
nous le premier facteur de développement.
Jürgen Böhrer : Mon vœu est que, malgré la pression
qu’exercent les enjeux de société et les marchés, nous
puissions conserver et développer la dimension humaine
qui caractérise depuis des années la BBBank. Ce n’est pas
pour rien qu’on parle de la ‘famille BBBank’ ! Je souhaite
également que les objectifs du CHSCT se concrétisent
aussi positivement que l’a fait la thématique ‘famille et
activité professionnelle’ dans le cadre de la BBBank.
Rudolf Fitterer : Je rejoins tout à fait l’avis de mes deux collègues. Je me verrais très bien, en collaboration avec eux,
aborder prochainement la thématique ‘Nouveau concept
d’aménagement/mobilier standard/tables de travail’.
Monsier Böhrer, en tant que délégué du personnel,
vous étiez membre du groupe de projet. Quels enseignements en avez-vous tirés ? Quelles recommandations feriez-vous à des lecteurs dans une situation
similaire ?
Notre intention était d’impliquer nos collègues très directement dans le processus de décision, en les faisant
participer activement et en respectant leurs avis. Après
tout, c’est leur bien-être qui est en jeu, et de ce bien-être
dépend à son tour leur productivité. C’est pourquoi nous
avons procédé à cette batterie de tests. Notre panel de
testeurs était très diversifié, et tous les niveaux hiérarchiques étaient représentés, depuis le simple employé
jusqu’au cadre dirigeant. Le groupe de projet a vécu
cette expérience de façon très positive. C’est une façon
de procéder que je recommande chaudement, à condition de se cantonner à un nombre de testeurs facile à
gérer et de ne pas trop compliquer le questionnaire.
Le siège de la BBBank se situe à Karlsruhe dans le
Bade-Wurtemberg. Elle a été fondée en 1921 en tant
que banque des fonctionnaires du pays de Bade
(Badische Beamtenbank). Aujourd’hui, avec plus de
100 agences et 400 000 sociétaires, elle est l’une des
grandes banques mutualistes allemandes. Elle est la
seule banque à structure coopérative qui couvre intégralement le territoire national. Elle offre tout
l’éventail des services bancaires, hormis les activités
de banque d’investissement. La BBBank, tout en restant étroitement associée aux employés du secteur
public, est ouverte à tous les particuliers. Elle emploie
1700 collaborateurs et son bilan est de l’ordre de
8 milliards d’euros.
Quels sont les prochaines étapes de votre démarche
et quelle en est la finalité ? Y a-t-il, professionnellement, quelque chose qui vous fasse rêver ?
Andreas Ehmer : Le projet ‘Siège de travail standard’
s’inscrit dans un concept global : il en est la première
étape. Compte tenu du feed-back très positif de notre
initiative, je pense que la méthodologie est applicable à
d’autres contextes. Ce que nous cherchons, c’est un
consensus entre les attentes du Comité d’Entreprise et
les objectifs du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et
des Conditions de Travail) au niveau d’une typologie dûment validée des postes de travail. Cela rend la vision
‘Poste de travail de demain à la BBBank’ plus tangible.
Cela pourrait aussi nous servir d’argument dès les entretiens d’embauche, en offrant un exemple très probant
BBBank, con sede en Karlsruhe, fue fundada en 1921
como Badische Beamtenbank. Hoy cuenta con más de
100 filiales y más de 400.000 socios, siendo uno de los
bancos cooperativos más grandes de Alemania. Es el
único banco cooperativo de clientes particulares que
atiende un área de negocios de ámbito nacional. Con
todas las prestaciones de un banco universal (excepto
banca de inversión) es el banco para funcionarios y el
sector público. BBBank cuenta con unos 1.700 empleados y el resultado de su balance asciende a aprox.
8.000 millones de euros.
26
PROTAGONISTES
En un mercado dinámico y altamente competitivo es difícil encontrar nuevas áreas de negocio. Por ello debemos centrarnos en nuestro negocio fundamental y mejorarlo de forma continua. Nuestros empleados son
nuestro factor de éxito número uno. BBBank fomenta su
rendimiento y competencia mediante medidas de cualificación específicas permitiendo así incorporar sus potenciales. A través de nuestro desarrollo de personal y los
correspondientes programas de fidelización de personal
les animamos a aprovechar las oportunidades de formación técnica y directiva. Queremos que los empleados se
identifiquen con BBBank. En nuestra división edificios y
servicios logísticos somos responsables de la gestión de
superficies y el diseño de los puestos de trabajo. Una de
nuestras tareas principales es apoyar estos objetivos
creando el entorno adecuado. Así, por ejemplo, las medidas preventivas son cada vez más importantes, si bien
esta inversión no tiene un gran beneficio inmediato. En
el futuro los empleados basarán sus decisiones del puesto de trabajo en función de la identificación con la empresa en que trabajan. Para ello hemos emprendido el
camino correcto.
“TRAER LAS PERSONAS AL BARCO”
BBBank comenta el proceso de decisiones entorno
a la silla de oficina ON
Fomentar la salud, la identificación, el rendimiento y la
motivación de los empleados es el objetivo declarado de
BBBank. Por este motivo la compañía ha emprendido en
2013 un nuevo camino para rediseñar el mundo laboral
del personal. A iniciativa de Andreas Ehmer, director de
la división edificios y servicios logísticos, primero se analizó y decidió el tema “Nueva silla de oficina”. Para ello
debían considerarse tanto criterios objetivos como sensaciones subjetivas de los empleados. Los encargados de
diseñar y acompañar este interesante proceso nos explican cómo se llevó a cabo.
Sr. Ehmer, todo el mundo habla de falta de personal
cualificado y del cambio demográfico. ¿Qué papel
desempeñan el bienestar y el rendimiento de los empleados de cara al desarrollo futuro de BBBank? ¿Qué
puede Usted contribuir a ello?
27
PROTAGONISTES
para implicarlos desde el principio en el proceso de decisión. A fin de cuentas se trata de su bienestar, el cual se
refleja posteriormente en el trabajo rendido. Por ello hemos realizado este amplio procedimiento de selección
de prueba, haciendo partícipes a un amplio y variado
grupo procedente de distintas áreas, desde administrativos hasta directivos. Nuestras experiencias dentro del
grupo de proyecto fueron claramente positivas. Solamente puedo recomendar este procedimiento. No obstante debe tenerse en cuenta que el círculo de personas
de prueba y el catálogo de preguntas no sean demasiado extensos.
Sr. Fitterer, Usted tiene muchos años de experiencia
en temas de equipamiento. La mayoría de las personas se enfrentan a los cambios de forma expectante
o incluso defensiva. ¿Cómo logra que el personal
apoye nuevas ideas y soluciones?
Con franqueza, sinceridad y sobre todo participación.
Con la idea de aprovechar en la selección las experiencias evaluaciones de nuestros colegas nos ha sido fácil
motivarlos para nuestro proceso de selección y la prueba
participativa. Un aspecto importante era garantizar la
transparencia y trazabilidad durante toda la fase de
prueba hasta la decisión final. Los productos a probar
fueron presentados primero al grupo de prueba completo, respondiendo a las preguntas que tuvieran en cuanto
a la sistemática y el manejo. En cualquier momento, incluida la fase de prueba, nuestro equipo de proyecto estuvo abierto a sugerencias, preguntas, críticas y opiniones. Los posibles problemas se resolvieron de forma directa, inmediata y “sin trámites”.
¿Cuáles son los siguientes pasos y objetivos a seguir?
¿Cuáles son sus sueños (profesionales)?
Ehmer: El proyecto “Silla de oficina estándar” debe ser
sólo el comienzo de un concepto integral . Considerando
la acogida tan positiva podremos aplicar este procedimiento también en otros ámbitos. Con ello queremos
lograr la sintonía entre comité de empresa, protección
laboral y protección corporativa de la salud respecto a
los conceptos de puestos de trabajo. De este modo nos
acercamos más a la visión “BBBank – Puesto de trabajo
del futuro”. Así, ya en la entrevista personal podríamos
dar a los futuros empleados valiosas informaciones sobre nuestra filosofía de la “participación”. Nos basamos
en nuestro factor de éxito nº. 1: nuestros empleados.
Sr. Ehmer, Sr. Fitterer, ¿Qué criterios tuvieron en la
preselección de la decisión de amueblamiento y
cómo han organizado el proceso?
Tras iniciar en 2013 el “Proyecto silla de oficina/silla de
oficina estándar“ creamos el equipo del proyecto. Dado
que nos pareció importante que los proveedores procedieran del entorno regional, visitamos a vendedores locales de muebles de oficina e hicimos la selección para el
muestreo, en el cual las sillas que ya teníamos fueron incluidas en las posteriores series de ensayo. Después elaboramos un catálogo de criterios detallado que abarcaba fabricantes, cualidades de producto, construcción y
ergonomía, y con ello analizamos las sillas seleccionadas.
A partir de este paso entraron en juego los empleados: la
selección de las diez personas debía reflejar un perfil representativo de las distintas fisionomías corporales. A lo
largo de seis semanas cada silla fue probada por cada
sujeto durante tres días. Después se evaluaron las pruebas. Los resultados y valoraciones de las personas de la
prueba fueron recogidos al 100% en el catálogo de criterios y de evaluación. El grupo de proyecto informó a la
dirección de división sobre los tres modelos preferidos y
sugirió llevar a cabo negociaciones de precios y suministro para los dos modelos mejor valorados. Por cierto, una
vez finalizada la fase de prueba, todas las empresas recibieron la evaluación anónima de su producto, así como
las valoraciones de ensayo.
Böhrer: me gustaría que, a pesar de todas las influencias
de la sociedad y del mercado, lo humano, tal como se
vive hace años en BBBank, siga preponderando y desarrollándose. No en vano se habla de la familia BBBank.
Me gustaría que el sistema empresarial de gestión de salud (BGM) se afiance del mismo modo que ya lo han hecho los temas familia y profesión en BBBank.
Fitterer: Me sumo a lo que han dicho mis dos compañeros. En un próximo paso me gustaría abordar en un grupo similar la temática “Nuevos conceptos de oficina /
Mobiliario estándar / Mesas de oficina.
Photos : Heinrich Völkel, OSTKREUZ
Sr. Böhrer, como miembro del comité de empresa Usted formó parte de equipo de proyecto. ¿Cuáles fueron sus experiencias? ¿Qué recomendaría a los lectores que se enfrentan a decisiones similares?
Nuestro objetivo fue tener en cuenta las opiniones de
nuestros empleados antes de la decisión de compra,
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PRODUITS
BOUGER TOUT
EN RESTANT ASSIS
C
inq ans de développement et quatre dépôts de brevets : ces deux chiffres en disent long sur la genèse
d’une innovation mondiale lancée en 2009 – le siège
ON® et son système Trimension®. Deux arceaux basculants indépendants, deux rotules au niveau des hanches
de l’utilisateur et une coque déformable sophistiquée
complétée par un cadre de dossier à contact permanent :
il n’en faut pas moins pour offrir une assise dynamique
tridimensionnelle à débattement contrôlé unique en
son genre. Une étude scientifique menée par le Zentrum
für Gesundheit de la Deutsche Sporthochschule de Cologne, l’une des institutions allemandes les plus réputées
en matière d’ergonomie et de médecine sportive, l’a
confirmé : la liberté de mouvement dans les trois axes du
dispositif assise-dossier à contact permanent va jusqu’à
permettre des rotations du bassin : sans engendrer d’efforts excessifs, elles stimulent l’organisme de façon simi-
laire à la marche. Une deuxième étude sur le terrain
a montré une amélioration significative du bien-être
et une concentration sensiblement accrue chez les utilisateurs de sièges ON par rapport à un groupe témoin.
Aussi, le siège ON s’est-il vite imposé comme le nouveau
standard en matière d’assise dynamique – au point de
réorienter le marché tout entier.
Entre-temps, le mouvement est au cœur de la tendance
en matière d’ergonomie – et nombre de fabricants ont
pris en marche le train de ‘l’assise 3D’… Quant à la thématique ‘Office for motion by Wilkhahn’ (littéralement :
le bureau en mouvement selon Wilkhahn), on la retrouve
fréquemment dans la presse spécialisée et les congrès.
Même la presse grand public s’y intéresse désormais, et
consacre des articles aux effets délétères du manque
d’exercice et d’une position assise trop statique.
29
PRODUITS
Le système breveté Trimension® est
une petite merveille technologique :
les deux arceaux mobiles indépendants ont été intégralement
modélisés en CAO. Trimension® es
una obra maestra patentada de la
ingeniería. Los dos brazos oscilantes,
de movimiento independiente entre
sí, fueron modelados con los
métodos de cálculo más modernos.
Loin de nous octroyer un répit, nous avons continué de
perfectionner le siège ON, afin de maintenir, voire de
creuser l’écart. À partir de milliers de retours d’expérience, nos ingénieurs ont optimisé le système Trimension et ses réglages, tandis que, pour leur part, les récompenses se multipliaient. Ainsi, et pour n’en citer que trois,
ON s’est vu attribuer le ‘Best of Competition’ à l’occasion
du salon professionnel NeoCon de Chicago, le prix allemand du design ‘Deutscher Designpreis’ et le prix fédéral
du design éco-compatible, le ‘Bundespreis Ecodesign’.
capacidad de concentración notablemente mejorada en
comparación con el grupo de control. Por ello, no es de
extrañar que ON se convirtiera en poco tiempo en el
nuevo estándar del sentado dinámico sano, ejerciendo
una gran influencia en todo el sector.
Sur le plan fonctionnel et esthétique, la supériorité du
siège ON face aux produits concurrents qui se hasardent
sur le terrain de l’assise 3D méritait d’être soulignée.
C’est la vocation de la campagne Wilkhahn 2014. Elle est
tout entière centrée sur le mélange de précision, d’efficacité et d’élégance qui fait la singularité du siège : des
artistes et des sportifs en donnent des interprétations
spectaculaires, notamment grâce à une technique photographique qui retranscrit en images fixes la dynamique
des mouvements. Les visuels des pages qui suivent vous
feront découvrir cette campagne hors normes.
Desde entonces el movimiento representa el aspecto
fundamental en la ergonomía de las sillas, y muchos fabricantes se han subido al tren del “sentado 3D”. El concepto “Office for Motion” de Wilkhahn es citado y tematizado frecuentemente en revistas especializadas y en
congresos. Incluso los medios de publicación han descubierto el tema e informan regularmente sobre las consecuencias negativas de la falta de movimiento y de un
sentado inmóvil.
ON también fue sometido a un continuo proceso de desarrollo y optimización, para así poder mantener y ampliar la
ventaja competitiva. Basándose en las experiencias de miles de usuarios nuestros ingenieros han perfeccionado la
Trimension y su manejo. En los últimos años ON no sólo ha
obtenido el calificativo “Best of Competition” por la feria
americana NeoCon, sino también el “Premio Alemán al
Diseño” o el “Premio Federal Ecodesign”.
APRENDER A CORRER SENTADO
Cinco años de desarrollo y cuatro patentes fueron necesarios para que Wilkhahn presentara a finales de 2009
ON®, la primera silla a nivel mundial con Trimension®.
Dos brazos oscilantes de movimiento independiente entre sí, dos rótulas a la altura de la cadera, una coquilla del
asiento con alta capacidad torsional y un marco del respaldo sincronizado conforman un concepto único para
un sentado dinámico controlado y tridimensional. En un
estudio de laboratorio realizado por el centro de salud
en la Escuela Superior de Deporte en Colonia se analizó
el “Range of Motion”. Este confirma que la libre movilidad del sistema asiento/respaldo y la rotación de la pelvis generan estímulos en el organismo similares al correr,
sin llegar a fatigar el cuerpo. Un segundo estudio de
campo ha demostrado un nivel de bienestar considerablemente mayor de los usuarios de ON, así como una
Para poner de manifiesto las diferencias funcionales y estéticas frente a otros productos mediocres, Wilkhahn ha
concebido en 2014 una nueva campaña publicitaria. La
combinación de dinámica de precisión y estética del movimiento fue el leitmotiv que fue llevado a la práctica por
diversos profesionales del arte y el deporte. Mediante una
técnica fotográfica desarrollada especialmente se lograron convertir los movimientos en sorprendentes imágenes fijas. En las siguientes páginas presentamos algunas
imágenes y actores de esta extraordinaria campaña.
30
ALAIN ZAMBRANA BORGES
Date de naissance : 27 novembre 1984
Nationalité : cubaine
Profession : danseur et modèle sportif
Activité actuelle : danseur dans la comédie
musicale ‘Le Roi lion’
Étapes clés : le spectacle ‘Ben Hur live’, le film en
3D ‘Street Dancer 2’, la campagne qui le montre
aux côtés du boxeur Vitali Klitschko
Passe-temps favoris : la pêche, la course à pied,
l’apprentissage des langues vivantes
Il en rêve : « J’aimerais monter ma propre
comédie musicale »
Fecha de nacimiento: 27 de noviembre de 1984
Nacionalidad: cubano
Profesión: bailarín y modelo deportivo
Trabajo actual: personaje en el rey de los leones Hitos en su
carrera profesional: representación “Ben Hur Live”,
la película “Street Dancer 2” (3D), la campaña para un vídeo
deportivo con Klitschko
Hobbys: natación, pesca, jogging, aprender idiomas
Objetivos y sueños: “Llevar a escena mi propio musical”
ATTITUDE
POSTURA
31
PRÉCISION
PRECISIÓN
MIKI WAKABAYASHI
Date de naissance : 2 octobre 1987
Nationalité : japonaise
Profession : danseuse
Activité actuelle : danseuse à l’opéra de Graz
(province de Styrie, Autriche)
Passe-temps favori : photographier des danseurs
et des danseuses
Elle en rêve : « Danser dans un ensemble
de ballet, devenir photographe et parcourir
le monde »
Fecha de nacimiento: 2 de octubre de 1987
Nacionalidad: japonesa
Profesión: bailarina
Trabajo actual: bailarina en la ópera de Graz
Hobbys: fotografiar a bailarines y bailarinas
Objetivos y sueños: “Bailar en una compañía de ballet,
ser fotógrafa y viajar por todo el mundo”.
32
SASCHA PALGEN
Date de naissance : 15 août 1984
Nationalité : luxembourgeoise
Profession : athlète détaché de l’armée
Activité actuelle : gymnaste dans la ligue
allemande au MTV Stuttgart/préparation aux
championnats de monde 2014 à Nankin
Étapes clés : participation aux Jeux Olympiques
de Pékin en 2008, premier suppléant aux Jeux
Olympiques de Londres en 2012, participation
à divers championnats européens et du monde
ainsi qu’à plusieurs coupes du monde
Passe-temps favori : le ski
Il en rêve : « Participer aux Jeux Olympiques
de Rio en 2016 »
Fecha de nacimiento: 15 de agosto de 1984
Nacionalidad: luxemburgués
Profesión: atleta militar
Trabajo actual: gimnasia en la 1 Bundesliga MTV Stuttgart /
preparación del mundial en Nanjing 2014
Hitos en su carrera profesional: participación en
Juegos Olímpicos Peking 2008 / primer reserva en JJOO
Londres 2012 / participación en mundiales, europeos
y copas mundiales
Hobbys: esquí
Objetivos y sueños: “Participar en los Juegos
Olímpicos de Rio 2016”.
ÉQUILIBRE
EQUILIBRIO
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Photos : Thomas Bach
ENDROITS
DE LA VAN NELLEFABRIEK À L’OMA
ROTTERDAM – UN
LABORATOIRE
D’ARCHITECTURE EUROPÉEN
Photo : © wikimedia.org, Gerard Dukker – Rijksdienst voor het Cultureel Erfgoed
R
écemment, la Van Nellefabriek, construite dans les années 30, est devenue l’un des premiers bâtiments industriels des Pays-Bas à être inscrit par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité. Pour les spécialistes de
l’Unesco, le bâtiment est « … irremplaçable, unique au
monde et exceptionnellement significatif ». Aujourd’hui
encore, il est exemplaire autant par l’utilisation de matériaux innovants que par sa configuration, qui privilégie
une atmosphère de travail lumineuse et ouverte. La décision de l’Unesco confirme une nouvelle fois le statut de
creuset et de laboratoire de l’architecture contemporaine
de cette ville si particulière : située à l’embouchure du Rhin
et de la Meuse, Rotteram conjugue depuis toujours commerce et industrie sur un mode qui n’appartient qu’à elle.
Nelle, définissait son concept, tout entier orienté vers la
création d’un univers de travail moderne et respectueux des occupants. La ‘fabrique’, construite entre
1925 et 1931 sur les plans de Jan Brinkman et Leen van
der Vlugt, marque un tournant architectural : sa façade
rideau en acier et en verre, sa conception ouverte et ses
piliers caractéristiques à chapiteaux coniques représentaient des avancées décisives. Jusque dans les années 90, le bâtiment a abrité des entreprises spécialisées dans le café, le thé et le tabac. Il a ensuite été repris
par 400 investisseurs indépendants regroupés en coopérative. Ils ont développé le concept de la ‘Van Nelle
Ontwerpfabriek’, dont ils ont confié la réalisation à l’architecte Wessel de Jonge, lui-même installé sur le site.
La reconversion a préservé l’extraordinaire transparence du bâtiment. L’observatoire vitré situé sur le toit
est devenu une cafétéria panoramique, et toute une
« De la lumière, de l’air et de l’espace » : c’est ainsi que
Kees van der Leeuw, le directeur de l’époque chez Van
34
ENDROITS
série d’entreprises et d’activités événementielles font
de la ‘fabrique’ un pôle de créativité très actif. Ailleurs,
la fermeture d’une usine aurait peut-être engendré un
sentiment d’impuissance et de regret. Tout à l’inverse,
la Van Nelle Ontwerpfabriek a su se réinventer – une
attitude caractéristique à Rotterdam où, depuis 80 ans,
l’architecture et l’urbanisme n’ont cessé de générer de
nouvelles impulsions.
L’ESSOR DU PORT ET LES ANNÉES 70
Parallèlement, Rotterdam connaît un développement
économique soutenu. Pendant 50 ans, le port est le plus
grand du monde, et aujourd’hui encore, seuls quelques
ports asiatiques le dépassent.
Le développement continu et rapide de la ville et de ses
activités portuaires s’accompagne de défis urbanis-
UN NOUVEAU DÉPART TRÈS CONSTRUIT…
Dans les années d’avant-guerre, la Van Nellefabriek
avait marqué d’une pierre blanche l’architecture
contemporaine. Après sa destruction presque intégrale en mai 1940, Rotterdam est repartie de zéro
avec une vigueur caractéristique. La plupart des habitants trouvaient leur ville laide, et son urbanisme ne
leur convenait guère. Quatre jours seulement après les
bombardements, Ir. Willem Gerrit Witteveen, un urba-
Photo : © Ana del Castillo
Les ‘cubes résidentiels’ de Piet Blom, chacun posé sur sa pointe,
illustrent bien la recherche d’une nouvelle identité urbaine. Casas
cubo de Piet Blom: los cuerpos cúbicos erigidos sobre sus esquinas
reflejan la búsqueda de una nueva identidad urbana.
tiques. La ville y fait face en créant, au niveau conceptuel,
de grands espaces de liberté. Le mot ordre devient :
« Think big ». Une constante s’installe, qui confronte les
habitants, les entreprises et l’administration à un bouleversement continu : la ville ne doit pas son identité à un
développement organique et historique, mais à des initiatives architecturales et à un urbanisme délibérés. Les
‘cubes résidentiels’ de Piet Blom, construits dans les années 70, en donnent un bon exemple. L’objectif était de
créer un ensemble résidentiel qui surplombe, sur un
mode original, le trafic bruyant d’une grande artère. Piet
Blom y répond avec des maisons qu’il décrit comme autant d’arbres, les piliers-troncs fournissant l’accès aux
couronnes résidentielles.
Photo : © Steef Zoetmulder / Nederlands Fotomuseum
Un haut-lieu de l’urbanisme : la Linjbaan. Conçue en 1950 par
l’architecte Jacob Bakema, elle est la plus ancienne zone piétonne
d’Europe. Como ejemplo del modernismo de Rotterdam cabe señalar
“Lijnbaan” (1950), la primera zona peatonal de Europa, planificada
por el arquitecto Jacob Bakema.
PREMIÈRE APOGÉE À L’AUBE
DU TROISIÈME MILLÉNAIRE
niste de renom, est chargé non pas de reconstituer les
anciennes structures, mais de créer le nouveau visage
de la ville. La population soutient majoritairement
l’expérience. La démarche s’inspirait forcément des
grands classiques de l’architecture contemporaine et
des concepts innovants de l’époque – notamment la
séparation nette entre zones de travail, zones résidentielles, infrastructures et espaces de détente sur le modèle soviétique.
Dans les années 2000, la réputation internationale de
Rotterdam attire les architectes. Parallèlement, de nombreux studios locaux acquièrent une renommée internationale, qu’il s’agisse de l’Office of Metropolitan Architecture (OMA), de MVRDV, de West 8, de Neutelings Riedijk
Architects ou encore de KCAP Architects & Planners. Le
Nai, l’institut d’architecture des Pays-Bas, devient l’un des
plus grands du monde, et les nouveaux projets impres35
ENDROITS
Photo : topdeq – Fotolia.com
Le pont Érasme (en néerlandais : Erasmusbrug) relie le centre-ville au quartier nouveau dU Kop van Zuid. El puente Erasmus (“Erasmusbrug”)
une el casco urbano con Kop van Zuid, una zona de desarrollo urbanístico en Rotterdam.
sionnent : le musée d’art, le pont Érasme, ou encore le Kop
van Zuid, un quartier nouveau bâti sur d’anciens docks du
port qui regroupe appartements, restaurants et infrastructures culturelles. Ou le DWI Terrein, une ancienne zone de
drainage transformée en espace résidentiel. La biennale
d’architecture, les Prix Maaskant, les visites thématiques
consacrées à l’architecture (ArchiGuides), l’institut d’architecture – sans oublier des subventions substantielles –
créent un biotope architectural d’une grande vitalité.
C’est l’époque où les studios étrangers se mettent à affluer : l’Atelier Kempe Thill (Allemagne), Casanova + Hernandez architects (Espagne), ou encore Artgineering
(Allemagne/Belgique). Une évolution singulière se dessine, qui réconcilie la créativité avec la passion de l’espace
bâti. Les instances politiques favorisent un développement urbain ponctué de réalisations hors normes. Le pont
Érasme, qui relie le centre-ville au quartier du Kop van
Zuid, illustre cette démarche : au début des années 90, on
entérine le principe d’un pont conventionnel, mais le professeur Ir. Riek Bakker, qui dirige l’office d’urbanisme, parvient à charger Ben van Berkel, de UNStudio, de développer un pont plus moderne et plus hardi. Il fera date.
Aujourd’hui, le pont est devenu le symbole de l’esprit
d’innovation et de l’ambition esthétique d’une ville tournée vers demain. La population adopte d’emblée son
nouveau pont et lui donne, à cause de son pylône fléchi
de 139 m, un surnom qu’il va garder : le cygne.
2007 : LA CRISE BANCAIRE DES ‘SUBPRIMES’
Du jour au lendemain, la conjoncture se retourne : la
crise mondiale qui affecte le secteur bancaire, puis l’économie en général, touche la ville de plein fouet. La demande de logements neufs se tarit, l’immobilier commercial se déprécie : l’époque du développement à toutva est révolue. Le climat politique et culturel se rafraîchit
notablement, et les projets expérimentaux finissent désormais dans les tiroirs.
Mais alors que le réseau architectural local semble sur
le point de s’effondrer, la ville se réinvente une nouvelle
fois. Les studios déjà présents ont pris pied dans le
monde entier, et une nouvelle vague d’architectes et
de designers comme ZUS (Zones Urbaines Sensibles) ou
Superuse Studios lance des initiatives ‘parties de la
base’ et avec des stratégies créatives novatrices dans le
36
ENDROITS
de trabajo luminoso y abierto son un referente hasta la
actualidad. El dictamen de la UNESCO confirma una vez
más la relevancia de Rotterdam como capital de la modernidad, ya que esta metrópolis de la industria y del
comercio situada en el delta Rin/Mosa se ha afianzado
hasta hoy como laboratorio de desarrollo de una arquitectura innovadora.
respect du développement durable. Les studios utilisent notamment le financement participatif, et
changent la façon d’aborder le monde politique et les
médias. L’un des résultats est le ‘pont aérien’ de ZUS. Ce
pont de bois qui relie le Schieblok, un immeuble reconverti en pôle de créativité, et la gare est un projet dans
lequel le soutien de la population a été décisif. Les
noms des sponsors publics et privés qui ont permis sa
réalisation en financement participatif sont gravés sur
la structure.
“Luz, aire y espacio” fue el concepto de Kees van der
Leeuw, antiguo director de Van Nelle, para crear un
mundo laboral moderno y humano. La fábrica, erigida
entre 1925 y 1931 conforme a los planos de Jan Brinkman y Leen van der Vlugt, es considerada un hito de la
modernidad por su fachada tipo cortina construida con
vidrio y acero, su apertura y los característicos soportes
fungiformes. Hasta los años 1990 se producía aquí café,
té y tabaco. Poco después de su cierre la fábrica pasó a
ser propiedad de más de 400 inversores individuales,
quienes como cooperativa desarrollaron el concepto de
conversión “Van Nelle Ontwerpfabriek” llevando a cabo
su materialización bajo la dirección del arquitecto Wessel de Jonge. La fascinante irradiación transparente de la
fábrica Van Nelle se ha conservado incluso tras las medidas de reconversión. Así, por ejemplo, en la cabina acristalada sobre el edificio fabril se albergó una cafetería
que ofrece una vista panorámica sobre el recinto. Actualmente el complejo de edificios aloja a distintas empresas
y a través de diversos eventos se ha convertido en un vivo
centro de la economía creativa. Mientras que en otros
lugares el cierre de una fábrica provoca parálisis y depresión, Van Nelle se ha reinventado en Rotterdam como
Ontwerpfabriek. Esto es sintomático para toda la ciudad,
ya que en los últimos 80 años ha logrado mantenerse
como importante laboratorio de la arquitectura y planificación urbana.
Photo : © ZUS / Ossip van Duivenbode
Le ‘pont aérien’, conçu par ZUS et construit grâce à un financement participatif. El “puente aéreo” de ZUS se financió mediante
Crowdfunding.
Ces dernières années, les projets innovants se sont à
nouveau multipliés, comme le marché couvert MVRDV
ou l’immeuble tertiaire DeRotterdam, conçu par le studio OMA. Une fois de plus, Rotterdam se réaffirme
comme l’une des capitales mondiales de l’architecture
contemporaine. Désormais, tout porte à croire que la
Van Nellefabriek n’était que le point de départ d’une
très longue histoire…
NUEVO COMIENZO PROGRAMÁTICO
Si la fábrica Van Nelle antes de la guerra fue un paso hacia la modernidad, la completa destrucción de la ciudad
en mayo de 1940 hizo necesario un enérgico nuevo comienzo. Hasta entonces los habitantes de Rotterdam
consideraban su ciudad como más bien fea, echando en
falta una referencia a su morfología. Sólo cuatro días tras
el bombardeo se encargó al renombrado planificador
urbanístico Ir. Willem Gerrit Witteveen el desarrollo de
un “plan de reconstrucción”, pero no con la intención de
reconstruir la estructura antigua, sino de crear algo nuevo. Una amplia parte de la población apoyó este experimento. Y lo nuevo fue sin duda alguna: el modernismo.
Al igual que en muchas ciudades soviéticas hubo una
planificación racional con una clara separación entre viviendas y lugares de trabajo, la infraestructura de tráfico
y las zonas de recreo.
Desde la fábrica Van Nelle hasta OMA
ROTERDAM COMO
“LABORATORIO ARQUITECTÓNICO” DE EUROPA
Recientemente la fábrica Van Nell de los años 1930 fue
incluida, como uno de los primeros monumentos industriales de Holanda, en la lista del patrimonio mundial UNESCO. Según los expertos de la UNESCO el edificio es “... irreemplazable para todo el mundo y de extraordinaria importancia”. No sólo el uso de nuevos
materiales, sino el modo de construcción y el ambiente
37
ENDROITS
La Van Nellefabriek vue de l’arrière ; elle abrite notamment le show-room Wilkhahn. Vista posterior sobre el impresionante complejo de edificios
Van Nelle, en el cual también se encuentra el showroom de Wilkhahn.
tigio internacional. El Instituto de Arquitectura “NAi” contaba entre los más grandes del mundo, y los proyectos
realizados en Rotterdam fueron impresionantes: ya sea la
galería de arte, el puente Erasmus, la “cabeza de Zuid”
(una antigua ribera portuaria completamente rediseñada con viviendas, ofertas gastronómicas e institutos culturales) o el “DWI-Terrein”, un antiguo terreno de extracción de agua convertido en zona de viviendas. La Bienal
de Arquitectura, los premios Maaskant, guías de arquitectura especializadas (ArchiGuides), el centro de arquitectura local y subvenciones especiales para la investigación y el desarrollo formaron una red vital en torno a la
arquitectura. Ante este trasfondo surgieron nuevas oficinas de arquitectura, a menudo por parte de “inmigrantes
profesionales”, como por ejemplo el taller Kempe Thill
(D), Casanova + Hernandez architects (ESP) o Artgineering (D/B). Se estaba produciendo algo extraordinario: la
creatividad y el amor por el entorno constructivo experimentaron un auge como en casi ningún otro lugar. La
política local fue uno de los motores del desarrollo en Rotterdam. Muchos de los proyectos emblemáticos de arquitectura y proyección urbana son un reflejo del valor y
la confianza. Un ejemplo típico es el puente Erasmus que
une el centro urbano con “Kop van Zuid”. En la fase de
planificación al final de los años noventa se tomó la decisión de construir un puente “normal”. Sin embargo, Prof.
Ir. Riek Bakker, entonces directora de desarrollo urbano,
logró encargar a Ben van Berkel de UNStudio el desarrollo de un puente más moderno y expresivo. El resultado
ha hecho historia, ya que el puente se ha convertido en
CRECIMIENTO DEL PUERTO
Y LOS AÑOS SETENTA
Así mismo, Rotterdam experimentó un fuerte crecimiento económico. El puerto fue durante cincuenta
años el puerto más grande del mundo y sigue siendo
actualmente el más grande exceptuando a Asia. Debido
al rápido crecimiento urbano y el desarrollo ulterior del
recinto portuario surgieron significativos desafíos en
materia de planificación urbanística. Las tareas eran inmensas y el margen de acción era bastante amplio.
“Think Big” fue el lema. El cambio continuo fue la única
constante para la ciudad, sus habitantes, sus empresas y
sus funcionarios. La ciudad no ha basado su identidad
en artefactos históricos, sino que la ha rediseñado a través de la arquitectura y la planificación como elementos
principales. Un ejemplo de ello son las casas cúbicas de
Piet Blom de los años 70. El arquitecto recibió el encargo
de construir un puente sobre una ruidosa vía, pero de
un modo no convencional. Blom vio las casas como árboles: con un “tronco” para el acceso vertical y la vivienda como “copa” del árbol.
APOGEO PROVISIONAL EN TORNO
AL FIN DEL MILENO
En las postrimerías del fin de milenio Rotterdam se convirtió también a escala internacional en el foco de atención de los arquitectos. Muchos de los despachos de arquitectura locales como el Office of Metropolitan Architecture (OMA) o el MVRDV, West 8, Neutelings Riedijk
Architects y KCAP Architects & Planners adquirieron pres38
ENDROITS
Photo : Van Nelle Fabriek Exploitatie BV
símbolo estético e innovador de una ciudad progresiva.
La población se encariñó enseguida con este puente,
otorgándole inmediatamente un apodo debido al acodado pilón de acero de 139 metros de altura : el cisne.
Crowdfunding están grabados los nombres de cientos
de espónsores privados y comerciales.
En los últimos años se llevaron a cabo numerosos proyectos innovadores, como por ejemplo el mercado de
MVRDV o el edificio de oficinas DeRotterdam de OMA.
Con ello la ciudad ha logrado impresionarnos afianzándose una vez más como una de las ciudades de la arquitectura mundial.
CRISIS FINANCIERA 2007
No obstante, la alta coyuntura decayó casi de un día al
otro. La crisis financiera y económica global afectó enormemente a la ciudad. De repente ya no hubo casi demanda de viviendas nuevas y casi todos los edificios laborales perdieron valor. Los tiempos del libre desarrollo
pertenecían al pasado. El clima político y cultural se enfrió y los proyectos experimentales terminaron guardados en cajones.
L’auteur, Lucas Verweij, a été directeur de la ‘Rotterdam Academy
for Architecture and Urban Design’. Il habite aujourd’hui Berlin,
où il est rédacteur indépendant dans le domaine de
l’architecture et du design. Il a été invité à enseigner dans
diverses écoles d’art berlinoises.
Le show-room de Wilkhahn Pays-Bas est situé depuis 2001
dans la Van Nellefabriek. Nous auront grand plaisir à vous y accueillir
pour y découvrir la collection Wilkhahn, mais aussi le bâtiment
lui-même, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Pour en savoir
plus, adressez-vous à Hans Trilsbeek, le directeur de Wilkhahn
Pays-Bas ([email protected]).
Photos : Robert Aarts
Pero cuando todos pensaban que esto supondría el ocaso de la actividad arquitectónica, la ciudad fue capaz de
reinventarse una vez más. Los despachos de arquitectura
más importantes ya estaban presentes en todos los continentes. Además, una nueva generación más joven de
arquitectos y diseñadores como ZUS (Zones Urbaines
Sensibles) o Superuse Studios se presentó con nuevos
conceptos “Bottom-up” orientados en la participación, y
otras estrategias de diseño sostenibles. Entre otras, hacen uso del Crowdfunding (micromecenazgo) y otras
vías para comunicarse con los políticos y el público. De
esta forma y con apoyo de la población surgió el proyecto “Puente Aéreo” de ZUS (un puente de madera entre el
edificio de la cultura “Schieblok” y la estación de tren). En
el primer puente de Rotterdam financiado mediante
El autor Lucas Verweij fue director de “Rotterdam Academy
for Architecture and Urban Design” y vive hoy en Berlín,
donde escribe sobre arquitectura y diseño. Fue profesor visitante
en varias Escuelas Superiores de Arte en Berlín.
Desde 2001 Wilkhahn Países Bajos tiene su showroom en
la fábrica Van Nelle, donde estaremos encantados en mostrar
a los visitantes interesados no sólo los muebles expuestos,
sino el complejo de edificios elegido por la UNESCO como
patrimonio cultural de la humanidad.
Contacto: Hans Trilsbeek, gerente de Wilkhahn Países Bajos,
[email protected]
39
POINTS DE VUE
LE CENTRE INTERNATIONAL DE L’ILLUSTRATION SATIRIQUE
LE MUSÉE WILHELM BUSCH
– MUSÉE ALLEMAND
DE LA CARICATURE ET DE
L’ILLUSTRATION
À
l’origine, la société Wilhelm Busch se consacrait logiquement à l’œuvre du célèbre illustrateur satirique.
Mais depuis les années 50, elle a accumulé une collection
de dessins satiriques unique au monde, qui lui donne une
seconde vocation. Le musée
possède la plus grande collection d’œuvres de Wilhelm
Busch – dessins, peintures et
écrits, dont les originaux des
aventures de Max et Moritz,
de Fipps le singe et de la
Pieuse Hélène. À cela
s’ajoutent 40 000 œuvres
d’artistes satiriques réparties
sur quatre siècles. Parmi
celles-ci, des caricatures anglaises du XVIIIe, des dessins
parus dans le magazine allemand Simplicissimus, des
œuvres d’illustrateurs de la
nouvelle école de Francfort,
notamment léguées par F.K.
Waechter et Volker Kriegel,
des œuvres léguées par Ronald Searle, et depuis peu les
œuvres complètes de Marie Marcks. Les collections, les
événements, la bibliothèque et les archives du musée en
ont fait, dans l’intervalle, une institution de réputation internationale dans le domaine de l’illustration satirique.
Pour les expositions, les publications et l’élargissement
des collections, le musée peut compter sur le soutien de
Hanovre, la capitale du Land de Basse-Saxe, du Land luimême, et de diverses fondations, institutions et entre-
prises – sans oublier l’association des amis de Wilhelm
Busch. Les nombreux évènements et expositions attestent
de la vitalité du musée dans le domaine des échanges
culturels, des découvertes imprévues et passionnantes,
des rencontres personnelles
et des contributions de spécialistes venus du monde entier. Au-delà de la satire et de
la caricature, le musée présente également des dessins
humoristiques, des bandes
dessinées et des illustrations
de mode : on y découvre les
facettes insoupçonnées d’illustrateurs célèbres, comme
l’allemand Loriot, les travaux
de nouveaux talents et des
espaces artistiques dont la
conquête ne fait que commencer. Les divers évènements sont à la fois divertissants, stimulants sur le plan
de la créativité – et l’occasion
d’approfondir des thèmes
spécifiques. L’originalité est
au rendez-vous : au-delà des visites guidées classiques, le
musée organise, dans une atmosphère détendue, des
conférences, des ‘confrontations de poètes’, des concerts
inattendus et même des excursions gastronomiques !
L’équipe qui anime le musée mise en effet sur l’alliance
entre culture et plaisir. À l’issue de la visite, le jardin du
palais, le café et la boutique offrent des possibilités de détente supplémentaires.
40
GISELA VETTER-LIEBENOW
L’auteur, Gisela Vetter-Liebenow, a étudié l’histoire de l’art, l’histoire et la littérature allemande
contemporaine. Après avoir obtenu son doctorat en 2001 à Hambourg, elle rejoint en 1987 le
Musée Wilhelm Busch – Musée allemand de la caricature et de l’illustration. Elle le dirige depuis
2012, et assure également la présidence de l’association Wilhelm Busch.
La autora Gisela Vetter-Liebenow estudió Historia del arte, Historia y Nueva historia de la literatura alemana, doctorándose en 2001 en Hamburgo. Trabajó desde 1987 en el Museo Wilhelm Busch – Museo Alemán
de la Caricatura y el Dibujo, y en 2012 asumió la dirección del museo y la gerencia de la asociación Wilhelm-Busch-Gesellschaft e.V.
POINTS DE VUE
« Fais-la rouler, imbécile ! », “Házlo rodar,
tonto”, un dessin humoristique de Marie
Marcks (1994). Musée Wilhelm Busch –
Musée allemand de la caricature et de
l’illustration
Thomas Theodor Heine, ‘Les chenapans’
“Los chicos malos” (1901). Musée Wilhelm
Busch – Musée allemand de la caricature et
de l’illustration
Tomi Ungerer, ‘Géométrie IV : Fierté’
“Geometría IV: Orgullo” (vers 1960).
Musée Wilhelm Busch – Musée
allemand de la caricature et de
l’illustration
Wilhelm Busch (1832 – 1908) est né dans le Schaumburger Land, à l’ouest de Hanovre. En tant que poète, humoristique et illustrateur satirique, il a exercé une
influence décisive et durable. Sa première histoire en
images, un mode narratoire qui préfigure la bande dessinée, est parue en 1859. Les Aventures de Max et
Moritz lui confèrent une notoriété internationale. La
fondation du Musée Wilhelm Busch de Hanovre
remonte à 1937. Depuis 1950, il est situé dans le palais
Wallmoden, qui jouxte les jardins Georgen. Il est géré
par l’association reconnue d’utilité publique WilhelmBusch-Gesellschaft e.V.
Wilhelm Busch, nacido en 1832 en Wiedensahl, al oeste
de Hannover en el “Schaumburger Land”, y fallecido en
1908, fue uno de los poetas y dibujantes humorísticos
más influyentes de Alemania. Su primera historieta apareció en 1859, y la de “Max und Moritz” le hizo mundialmente famoso. Hoy se le considera uno de los pioneros
del cómic. Ya en 1937 se fundó el Museo Wilhelm Busch
en Hannover. Desde 1950 está ubicado en el palacio histórico de Wallmoden al borde del jardín georgiano en
Hannover, donde está registrado como institución privada de derecho público por la asociación Wilhelm-BuschGesellschaft e.V.
42
Avec le concours de Wilkhahn, de l’Association des amis du Musée et de différents autres donateurs, le musée a été doté de nouvelles chaises
polyvalentes, utilisées dans le cadre de divers évènements. Le choix s’est porté sur la gamme Aline, qui brille par ses lignes épurées, son confort
et une manipulation particulièrement aisée. Con el apoyo de Wilkhahn, la asociación de amigos y auspiciadores del Museo Wilhelm Busch y
otros donantes se pudieron instalar sillas de uso múltiple nuevas para la celebración de eventos. Para ello se eligió el programa Aline, que
convence por su transparencia, confort y fácil manejo.
Centro internacional de la sátira gráfica
WILHELM BUSCH – MUSEO ALEMÁN DE LA
CARICATURA Y EL DIBUJO
fundaciones, instituciones y empresas, así como la asociación de amigos y auspiciadores.
Con su variado programa de exposiciones y eventos el
museo es un animado lugar para vivir experiencias artísticas y culturales sorprendentes y novedosas, para encuentros personales y el intercambio científico, gozando
de prestigio y afluencia a nivel internacional. Las exposiciones invitan a experimentar el variopinto mundo gráfico de las caricaturas, viñetas y comics, o también de libros infantiles o dibujos de moda. Incluso artistas famosos como Loriot sorprenden con nuevas facetas a la vez
que se pueden descubrir talentos jóvenes, conquistando
mundos artísticos desconocidos.
Al fundar la Sociedad Wilhelm Busch primaba la obra de
su autor homónimo, pero desde los años 1950 se sumó
una segunda temática con la colección única de arte satírico. Aquí se encuentra la mayor colección coherente
de obras gráficas, pictóricas y literarias de Busch, entre
ellas las historietas y textos de “Max und Moritz”, “Flipps
den Affen” y “Fromme Helene”, así como 40.000 trabajos
de artistas satíricos de cuatro siglos. La caricatura inglesa
del siglo dieciocho, caricaturas de los artistas de la revista
Simplicissimus o de los dibujantes de la Nueva Escuela de
Frankfurt con los legados de F. K. Waechter y Volker Kriegel forman parte de la colección al igual que las obras de
Ronald Searle o, desde hace poco, la obra completa de
Marie Marcks. Mediante la combinación de colecciones,
exposiciones, biblioteca y archivo con nuevas formas de
transmisión, el museo se ha convertido a lo largo de su
historia en un centro internacional de la sátira gráfica.
Aparte del patrocinio institucional por parte de la capital
de Baja Sajonia, Hannover, las exposiciones, publicaciones y adquisiciones son subvencionadas con el irrenunciable compromiso del estado federado Baja Sajonia,
Los eventos complementarios ofrecen vivencias amenas,
fomentan la propia creatividad o permiten profundizar
los contenidos del tema de la exposición. Ya sea en clásicas visitas guiadas, lecturas distendidas, “batallas de poesía”, conciertos no convencionales o en excursiones culinarias: la combinación de cultura y placer constituye el
foco de atención del equipo del museo. Y tras la visita de
la exposición el jardín palaciego, la cafetería y la tienda del
museo invitan a la permanencia, el descanso y el cotilleo.
Photos : Frank Schinski, OSTKREUZ
43
« APRÈS 30 ANS,
J’Y SUIS TRÈS ATTACHÉE »
44
PROTAGONISTES
U
rsula Rauberger est née en 1950. Mariée et entretemps grand-mère, elle est docteur en biologie et
géographe. Jusqu’à sa retraite, elle a enseigné dans un
lycée de Karlsruhe, en Bade-Wurtemberg. Dans une
lettre intitulée ‘Mon FS vintage, dont je suis inséparable’,
elle s’était enquise des possibilités de donner à son siège
Ligne FS, acheté en 1984, une seconde jeunesse. Devenu
un grand classique du design contemporain, ce siège
dessiné par Klaus Franck et Werner Sauer reste l’un des
meilleurs du marché. Sa remise en état est facile, même
après des années d’utilisation. Nous avons rencontré
Mme Rauberger pour en savoir plus sur sa relation particulière avec son siège – une relation qui, avec l’échange de la
coque, du rembourrage et du
revêtement, est entrée dans
une ère nouvelle.
que je trouve l’inspiration. Lorsque j’ai demandé à ma
fille ce qu’évoquait le siège, elle me l’a décrit comme un
‘beau jouet’, en particulier lorsque nous n’étions pas à la
maison ! Mon FS servait alors de carrousel sur roulettes
et de système de transport express d’un bout à l’autre de
l’appartement. Les enfants se sont certainement bien
amusés. Fauch, notre matou, était également un adepte
du FS. Mais surtout, pour moi, il est le seul siège qui ne
m’ait jamais donné mal au dos.
Souvent, on est avide de changement. Pourquoi
avez-vous, à l’inverse, voulu faire rénover le siège ?
Comme vous le constatez, le
tissu est vraiment usé. Mais je
n’imaginais
même
pas
qu’après 30 ans, la gamme
Ligne FS était toujours au catalogue – et encore moins que
l’on pouvait changer le rembourrage. Mon mari, qui utilise
la version à haut dossier du FS,
l’a fait recouvrir de cuir par un
tapissier, il y a déjà un certain
temps. Je n’ai pas trouvé que
c’était parfaitement réussi. J’ai
donc envisagé de changer de
siège et j’en ai testé plusieurs.
Le magasin où j’avais acheté
mon FS ne vend plus les produits Wilkhahn. Par ailleurs,
aucun des sièges testés ne me
satisfaisait. J’ai donc cherché
sur Internet et je suis tombé
sur le site Wilkhahn. Le FS y est
décrit comme un grand classique – une raison de plus de
ne me séparer en aucun cas de ce siège cher à mon cœur,
sans même parler de mon dos. Sur le plan esthétique
non plus, je ne voyais rien qui soit à la hauteur. Vous
connaissez la suite de l’histoire.
Madame Rauberger, vous
avez acheté votre siège Ligne
FS il y a 30 ans. Sur quels
critères ?
Pour être franche, ce n’était
même pas ma décision, mais
celle de mon mari. Sachant
que j’avais depuis longtemps
déjà des problèmes de dos, il
voulait me faire un cadeau
utile. En 1984, c’était un siège
sensationnel et complètement
inédit, et la qualité des produits Wilkhahn était réputée.
À l’achat, le siège était cher,
mais rétrospectivement, le retour sur investissement a été
exceptionnel. J’aime ce siège
depuis le début. J’adore peindre, et c’est peut-être pour
cela que j’ai un œil plutôt exercé en matière de design.
Quelles sont les anecdotes, les usages et les souvenirs les plus marquants ?
J’ai toujours préparé mes cours et corrigé les copies installée à mon bureau, un vieux meuble de famille. Celui-ci
et mon FS ont ainsi passé au moins 35 000 heures en tandem. Je suis par ailleurs un de ces dinosaures qui écrit
encore des lettres à la main. C’est assise à mon bureau
Quel conseil donneriez-vous à nos lecteurs ?
Le mot développement durable m’insupporte, tant il
est devenu galvaudé. Mais ici, il me paraît vraiment approprié : le produit est indémodable, ses caractéristiques fonctionnelles restent parfaitement convain45
PROTAGONISTES
cantes, et sa qualité est assurément pérenne. Le plus
bluffant, c’est qu’après 30 ans, cinq minutes aient suffi
pour changer la coque et les coussins et redonner au
siège de l’aspect du neuf. J’aimerais qu’il y ait davantage de produits similaires, et davantage de personnes
pour les apprécier. Pour moi, ce siège est un compagnon fidèle et une partie intégrante de ma qualité de
vie. Je me réjouis que notre relation puisse à présent se
poursuivre encore longtemps.
en un carrusel rodante para niños, en un juguete que se
desplazaba con rapidez por toda la casa. Debe haber
sido fantástico para los niños. También fue el lugar preferido de nuestro gato Fauch. Para mí fue la única silla que
me permitía estar sentada sin dolores durante periodos
prolongados.
A menudo las personas desean tener algo nuevo.
¿Qué le motivó para actualizar ahora su silla?
Como pueden ver, la tapicería está muy fina y desgastada. Ni siquiera se me ocurrió que tras 30 años aún existiría la silla, y mucho menos que podría cambiarse el acolchado. Hace ya tiempo mi marido mandó su silla FS, la
del respaldo alto, a un tapicero para ponerle un tapizado
de piel. Sin embargo, este encargo no me pareció bien
hecho. Por ello quise orientarme de nuevo probando varias sillas de oficina. El distribuidor donde mi marido había comprado la silla FS ya no vende para Wilkhahn.
Como no hubo ninguna silla que me convenciera del
todo, me puse a investigar en Internet, donde averigüé
en la página web de Wilkhahn que la silla FS se había
convertido en un clásico. Entonces de ninguna manera
quise separarme de mi silla, por la cual tengo un gran
cariño y una espalda agradecida. Además, cualquier otro
diseño no armonizaría con este lugar. El resto de la historia ya lo conocen.
“LE HE COGIDO CARIÑO EN ESTOS 30 AÑOS”
Dr. Ursula Rauberger, nacida en 1950, casada, madre y
abuela, es bióloga y geógrafa. Hasta su jubilación trabajó como profesora de secundaria en Karlsruhe. Bajo el
asunto “Silla clásica FS: mi mejor pieza” se dirigió a nuestra redacción para informarse de cómo se puede actualizar su silla de oficina FS del año 1984. Este clásico diseñado por Klaus Franck y Werner Sauer es hasta el día de
hoy una de las mejores sillas de oficina del mundo y puede remozarse incluso tras décadas de uso. Fuimos a visitar a la señora Rauberger y hablamos con ella sobre la
relación especial con su silla, la cual se “prolongó” mediante el recambio de coquilla, acolchado y tapicería.
Sra. Rauberger, hace 30 años compró su silla FS. ¿Por
qué motivo se decidió entonces por esta silla?
En realidad no tomé yo la decisión, sino mi marido. Al
llevar arrastrando hace mucho tiempo una lesión en la
columna vertebral, mi marido me regaló mi silla FS en
1984. La silla fue una sensación, algo totalmente nuevo
y, además, prometía una gran calidad. Para ello mi marido tuvo que rascarse un poco el bolsillo. En retrospectiva naturalmente resultó ser altamente rentable. La silla me gustó desde el primer momento, lo cual no ha
cambiado hasta hoy en día. Soy una apasionada de la
pintura y quizás por ello tenga un buen ojo en cuanto a
la calidad de diseño.
¿Qué le gustaría transmitir los lectores?
El término sostenibilidad se ha convertido para mí en
una palabra tabú debido al abuso que se hace del mismo. Sin embargo, en este caso me parece adecuado utilizarlo, ya que se trata de un mueble que gusta durante
mucho tiempo, que tiene un funcionamiento moderno y
una calidad duradera. Y tras 30 años se puede cambiar la
coquilla y el acolchado en sólo cinco minutos para que la
silla esté como nueva. Me gustaría que hubiera más
ejemplos como éste, así como más personas que sepan
valorarlo. Para mí la relación con esta silla es un trozo de
historia vital y calidad de vida. Y me alegra que ahora
pueda prolongarla.
¿Qué historias, tareas o vivencias relacionadas con la
silla nos puede contar?
Todos los trabajos de preparación y corrección las he realizado en casa en mi escritorio, una herencia antigua. Así,
la silla y yo hemos compartido en estos 30 años al menos
35.000 horas de trabajo. Yo soy de la vieja escuela, ya
que, a pesar de tener ordenador, me gusta escribir a
mano la correspondencia. Aquí está mi sitio para las inspiraciones e ideas. Cuando pregunté a mi hija qué recuerdos tenía de la silla, me dijo que la silla FS era un codiciado juguete móvil, sobre todo cuando nosotros los
padres estábamos fuera. En tal caso la silla se convertía
Photos : Heinrich Völkel, OSTKREUZ
46
PROTAGONISTES
L’aspect du neuf en cinq minutes : il n’en faut pas plus pour remplacer, après 30 ans, la coque et les coussins. Convertir lo viejo en nuevo: tras
30 años de uso se requieren sólo cinco minutos para desmontar la coquilla vieja y montar la nueva.
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Projet : UNCity, Copenhague
Architecture : 3XN Architects, Copenhague
Photo : Adam Mørk
48
POINTS DE VUE
Photo : Daniel Zwangsleitner, www.studiozwa.com
ÉLÉMENTS D’ARCHITECTURE
LE CHANT DU CYGNE
DE L’ESCALIER ?
À la Biennale d’architecture 2014 de Venise, l’exposition ‘Elements of Architecture’, supervisée par
Rem Koolhaas, joue un rôle central. L’exposition, consacrée à des composants spécifiques du langage
architectural, présente notamment un historique et une typologie de l’escalier. Rem Koolhaas le
considère comme une espèce en voie de disparition, tout au plus reléguée au rang d’escalier de
secours. Selon lui, il faut remonter 100 ans en arrière pour voir les prémices du phénomène. Mais au
moment même où Venise annonce le chant du cygne de l’escalier, des exemples récents, certes
encore isolés, semblent annonciateurs d’une renaissance. Sous l’impulsion de réflexions nouvelles et
d’une évolution des tendances, cette renaissance pourrait bien connaître un essor rapide.
ELEMENTOS DE LA ARQUITECTURA ¿EL FIN DE LA ESCALERA?
La parte fundamental de la Bienal de Arquitectura 2014 en Venecia es la exposición
“Elements of Architecture”, comisiarada por Rem Koolhaas. Aquí se analizan y presentan elementos
individuales de la arquitectura, entre otro, la historia y tipología de la escalera. Según Koolhaas
su existencia está amenazada desde que comenzó su “caída” hace unos 100 años, y actualmente sólo
sobrevive marginalmente como escalera de emergencia. Pero mientras que en Venecia el canto del
cisne de la escalera está documentado, existen ejemplos recientes, esporádicos pero notables,
que permiten vislumbrar un nuevo ascenso, el cual podría verse reforzado a través de nuevos
conocimientos y tendencias sociales.
49
POINTS DE VUE
L
e célèbre tableau de Marcel Duchamps ‘Nu descendant un escalier (n°2)’, peint en 1912, annonçait-il incidemment le déclin de l’escalier ? Avec l’invention de
l’ascenseur et de l’escalator vers la fin du XIXe siècle, la
construction en hauteur devenait envisageable – un
tournant décisif dans l’évolution de l’architecture. Le statut social des étages, qui décroissait en montant pour les
milieux bourgeois du XIXe siècle, s’inverse d’un seul
coup. Désormais, il est chic d’habiter dans les étages élevés. Les appartements en attique et les ‘étages de direction’, typiquement situés tout en haut des immeubles
tertiaires, continuent d’en attester.
Dans les grands immeubles comme dans les centres
commerciaux, l’escalier est devenu un composant marginal. Accéder, transporter, valoriser, faire communiquer : autant de fonctions dont l’ascenseur et l’escalator
se réservent le quasi monopole. Sans oublier l’attrait du
‘voir et être vu’ des ascenseurs vitrés. Ne subsiste que le
‘mal nécessaire’ de l’escalier de secours. Sans compter
que les escaliers en question sont souvent aussi raides
que les normes l’autorisent, ce qui n’incite guère à les
utiliser. Ergonomie et considérations anthropométriques
restent le plus souvent lettre morte. On opte pour la facilité, le simple respect des normes, la politique du moindre
coût et l’utilisation ‘optimisée’ de chaque mètre carré.
C’est faire fi autant du vécu des occupants que de la
logique des espaces et des cheminements – à la seule
exception des voies d’évacuation.
Photo: Daniel Zwangsleitner, www.studiozwa.com
Pourtant, l’escalier accompagne l’homme depuis la nuit
des temps, à la fois moyen de surmonter les différences
de niveau et expression symbolique de gradation.
Dans les maisons préhistoriques sur pilotis, l’escalier
n’est encore qu’une forme élaborée de l’échelle. Mais
dès le Moyen-Âge, les constructions à plusieurs étages
font de l’escalier une composante essentielle de l’aménagement. Sur le plan symbolique, son rôle est plus ancien encore, notamment pour les premières civilisations
de Mésopotamie et les cultures précolombiennes : il exprime visuellement les stations qui séparent la terre du
ciel et les hommes des divinités.
Photo: Daniel Zwangsleitner, www.studiozwa.com
L’Antiquité grecque et romaine voit se multiplier les
socles en gradins et les escaliers extérieurs monumentaux, qui surélèvent les bâtiments importants et structurent l’espace urbain. Ils expriment aussi l’interaction
dynamique entre l’homme et son environnement, avec
le primat du mouvement sur l’immobilité. Les architectes
de la Renaissance ont une approche plus nuancée. Leon
Battista Alberti disait : « L’escalier perturbe le plan du bâtiment ». Mais les architectes de l’époque n’en avaient
pas moins conscience de son rôle essentiel, qu’ils ont
souvent magnifié jusqu’à faire de l’escalier un élément
emblématique et particulièrement travaillé du bâtiment.
L’époque baroque représente, quant à elle, l’une des
apogées de l’escalier ; en intérieur comme en extérieur, il
rythme le cérémonial de la Cour.
L’architecture contemporaine ne fait guère plus que tolérer l’escalier, qui doit empiéter le moins possible sur la
surface ‘utile’ du bâtiment. L’escalier devient aussi com50
POINTS DE VUE
pact que possible. Historiquement, le pas à franchir entre
un escalier en colimaçon et une cage d’ascenseur était
minime. Il n’y a que lorsqu’il véhicule une forte charge
symbolique que l’escalier n’a rien perdu de son actualité
– que ce soit dans l’architecture totalitaire ou dans les
studios de télévision, où les invités surplombent le public
‘ordinaire’ du haut d’estrades à la géométrie élaborée.
meuble qui, sans eux, ne serait qu’un empilement d’espaces de travail. En 1615 déjà, Vincenzo Scamozzi, un
architecte de la Renaissance, affirmait que les escaliers
sont au bâtiment ce que les artères et les veines sont au
corps humain : ils irriguent les différentes parties du bâtiment, et leur fonction de liaison en fait des vecteurs de
communication indispensables.
NOUVEAU DÉPART ET
NOUVELLES PERSPECTIVES
À en croire Friedrich Mielke, l’un des grands spécialistes
du sujet, l’escalier est depuis toujours le reflet de la société : « Si nous avons aujourd’hui des escaliers aussi terriblement banals et ennuyeux, cela en dit long sur notre
époque ». Par conséquent et pour conclure, il était temps
que ça change.
Les plus récentes évolutions de la tendance redonnent à
l’escalier une place de choix. Les raisons en sont multiples
– considérations écologiques, choix esthétiques, ou encore volonté de contribuer au bien-être des occupants.
À certains égards, la supériorité de l’escalier sur les systèmes mécaniques tels les ascenseurs et les escalators
tombe sous le sens. Ainsi, un escalier ne consomme aucune énergie. Selon une étude de l’institut allemand
Fraunhofer datant de 2010, 4,8 millions d’ascenseurs
étaient en service dans les 27 pays de l’Union européenne. Globalement, ils consomment annuellement
18 000 milliards de KWh, soit l’équivalent de l’énergie
consommée par l’ensemble du trafic ferroviaire en Allemagne. On mesure par conséquent le potentiel d’économies qu’engendrerait une utilisation généralisée des escaliers. Cela n’a pas échappé aux médias, ni même aux
politiques, comme en témoigne la prise de position récente d’un ministre allemand qui pontifiait : « Utilisez les
escaliers pour économiser l’énergie ! ». Mais plus encore
que la gestion optimisée de l’énergie électrique, c’est la
gestion de notre propre énergie qui constitue l’argument majeur en faveur de l’escalier. En effet, en termes
de métabolisme, nous ne dépensons pas trop, mais trop
peu d’énergie. Le manque d’exercice, dans une vie privée et professionnelle passée pour une bonne part en
position assise, engendre des troubles physiques et psychiques. Or pour lutter contre les maladies de société
que sont l’obésité, les troubles circulatoires, les problèmes cardiaques et les douleurs dorsales, il n’y a pas
plus salutaire qu’une activité corporelle régulière. Dans
cette perspective, le simple fait d’emprunter les escaliers
prend une tout autre dimension.
El famoso cuadro de Marcel Duchamp “Acto, escalera
descendiente nº. 2” (Nu descendant un escalier no. 2) de
1912 podría interpretarse como mal augurio profético
del ocaso de la escalera. Con la invención del ascensor y
de la escalera mecánica y su implantación a finales del
siglo diecinueve, los edificios podían construirse sin límites verticales, lo cual supuso un profundo cambio en el
diseño arquitectónico. La jerarquización de las plantas
de abajo a arriba, predominante aún en la burguesía del
siglo 19 y reflejada también en las escaleras, se invirtió
con la aparición del ascensor. Si antes el “piano nobile”
era accesible a través de escaleras diseñadas con gran esmero, el ático tanto en viviendas como edificios de oficinas se ha convertido en la planta más solicitada.
Sobre todo en los edificios altos y los centros comerciales
la escalera lleva actualmente una vida en la sombra. Ahora, tanto su función de acceso y transporte como de representación y comunicación son realizadas por el ascensor y la escalera mecánica. El ver y ser visto también es
posible con elevadores acristalados. Las escaleras ya solamente se construyen como escaleras de emergencia o las
llamadas “escaleras necesarias”. Según la norma DIN vigente, éstas tienen una relación huella-contrahuella
máxima que, aunque no imposibilita sí dificulta en gran
medida su uso voluntario. Los requisitos básicos reales de
confort de uso, como la adecuación ergonómica y fisiológica, a menudo no son tenidos en cuenta. Lo más fácil es
confiar en las normas establecidas, y la presión ejercida
sobre los precios y el aprovechamiento total de las superficies de cada planta suponen un obstáculo adicional.
Exigencias como la perceptibilidad del contexto espacial
y la orientación dentro del edificio al margen de las vías
de emergencia no cobran la atención suficiente.
Il demeure que l’on ne peut forcer personne à prendre
de l’exercice. C’est pourquoi les escaliers doivent être
dessinés et conçus pour les rendre attractifs. C’est tout à
fait possible, et les qualités visuelles et pratiques d’un escalier influent directement sur les comportements – bien
mieux que le feraient des circulaires et des mesures incitatives. Les escaliers peuvent générer une véritable valeur ajoutée, et les utiliser peut être un vrai plaisir. Sans
compter leur capacité à structurer et à valoriser un im-
Sin embargo, la historia evolutiva de las escaleras se remonta al pasado de la humanidad. En este sentido se
pueden diferenciar dos planos de relevancia: por un
51
Projet : lycée Ørestad, Copenhague. Architectes : 3XN Architects, Copenhague. Photo : Adam Mørk
lado, el salvar funcionalmente un desnivel físico y, por
otro, el dotar la escalera de un contenido simbólico.
voluminosa con acabados nobles para crear un elemento
independiente de la arquitectura. En el Barroco la escalera
–en forma de escalera interior o escalinata- experimentó
un auge como elemento representativo convirtiéndose
en el eje central del ceremonial de la corte.
Empleada por primera vez como “elemento elevador auxiliar” en los palafitos primitivos, la escalera se convirtió
como tarde en la Edad Media, con la construcción de
edificios residenciales de varias plantas, en un medio de
acceso fundamental de la arquitectura. Ya en las antiguas civilizaciones mesopotámicas y mesoamericanas la
escalera adquirió una fuerza simbólica especial, donde
representaba figurativamente la unión entre cielo y tierra, el lugar de los dioses y los humanos.
Como hemos visto, desde la Edad Moderna las rutas de
acceso en construcciones residenciales y comerciales se
mantienen lo más compactas posibles para así aumentar
su “verdadera” superficie útil. Un ejemplo elocuente es el
término “escalera ahorradora de espacio”. Así, pasar de
la escalera de caracol al hueco del ascensor sólo era un
pequeño paso. En el contexto simbólico, no obstante, la
escalera mantuvo su relevancia hasta la actualidad, ya
sea en la arquitectura de una parada militar en regímenes totalitarios o en las escenificaciones de debates televisivos, donde los “elevados” invitados pueden descender al nivel de infantería.
En la Edad Antigua griega y romana la escalera –formada
por zócalos de varios escalones- y las escalinatas servían
para la exaltación representativa de edificios importantes
y para el diseño de las áreas exteriores. La percepción espacial no era estática, sino que se escenificaba como un
proceso dinámico. Los grandes arquitectos del Renacimiento, sin embargo, mantuvieron una relación ambivalente con la escalera. Así, existe el conocido dicho de Leon
Battista Alberti: “Las escaleras interfieren con la planta”. A
la vez se era consciente de su importancia, por lo que durante el Renacimiento la escalera se desarrolló de forma
NUEVO COMIENZO Y FUTURO
En los últimos tiempos está de nuevo aumentando la
importancia del diseño de escaleras en edificios. Los enfoques y los motivos son de índole variada: desde aspectos ecológicos hasta criterios de diseño o salud.
52
POINTS DE VUE
Algunas de las ventajas de la escalera frente a las instalaciones mecánicas como ascensores y escaleras mecánicas son evidentes. Al subir una escalera no se requiere
energía adicional para salvar los desniveles. Según un
estudio del 2010 del “Frauenhofer Institut” en los 27 estados miembros de la UE están operativos unos 4,8 millones de ascensores. Con una demanda energética
anual total de 18 TWh el consumo de electricidad en Europa equivale al consumo anual del tráfico ferroviario en
Alemania. El estudio formó parte de un análisis realizado
para optimizar el consumo energético de los ascensores.
Si en lugar del ascensor utilizáramos la escalera, el potencial de ahorro sería mucho mayor. Esto es un hecho
cada vez más reconocido, por lo que algunos ministros
de fomento abogan en los medios por “ahorrar energía
usando las escaleras”, queriendo ganarse el favor de los
ciudadanos. Sin embargo, aún más importante que la
eficiencia energética externa parece ser el consumo
energético fisiológico. La falta de movimiento debida a
estilos de vida y trabajo mayoritariamente sedentarios es
una de las más importantes causas de trastornos corporales y psíquicos.
Patologías frecuentes como el sobrepeso, enfermedades
cardiovasculares y dolores de espalda se pueden prevenir de forma efectiva mediante la activación regular del
cuerpo. En este sentido el uso de escaleras adquiere una
dimensión sanitaria fundamental.
Projet : Stadhuis, Nieuwegein (Pays-Bas). Architectes : 3XN Architects,
Copenhague. Photo : Adam Mørk.
L’auteur, Daniel Zwangsleitner, est chercheur et maître de conférence
à l’OHT (Ostbayerische Technische Hochschule), une école
d’ingénieurs située à Ratisbonne, en Bavière. Il a étudié l’architecture,
l’aménagement intérieur et la photographie à Innsbruck et à Vienne
en Autriche, ainsi qu’à Turin. Il vit à Munich, où il se consacre à la
description par le texte et l’image des environnements surbâtis.
Le ‘Friedrich-Mielke-Institut für Scalalogie’ de l’OHT de Ratisbonne a
apporté une contribution essentielle à l’exposition ‘Elements of
Architecture’ de la Biennale de Venise. www.studiozwa.com
No obstante, vencer la pereza del movimiento no es algo
que se pueda forzar. Por ello las escaleras deben construirse de la forma arquitectónica y espacial adecuada, para
que éstas sean atractivas. Un diseño adecuado anima a
usar la escalera. Su calidad de diseño puede influir claramente en el comportamiento, mucho antes que las normas y sistemas incentivadores artificiales. Las escaleras
pueden otorgar un valor añadido al edificio y su uso puede ser motivo de alegría. Así mismo, las escaleras crean
referencias espaciales interesantes en un edificio, el cual
sin ellas se entendería solamente como una superficie alquilable superpuesta encima de otra. Ya en 1615 el arquitecto renacentista Vincenzo Scamozzi dijo que de todos
los elementos arquitectónicos sin duda las escaleras son
para el edificio lo que las venas y arterias son para el cuerpo. Al igual que éstas transportan la sangre hasta las extremidades, las escalera s, similarmente ramificadas y artificiosas, son necesarias para la comunicación.
El autor Daniel Zwangsleitner es colaborador científico y profesor
asistente en la Escuela Técnica de Baviera Oriental en Regensburg
(OTH). Estudió arquitectura, planificación espacial y fotografía en
Innsbruck, Viena y Turín y vive en Munich, donde contribuye con
imágenes y textos al mundo de la edificación. El “Instituto Friedrich
Mielke de Escalalogía” en la OTH Regensburg realizó importantes
aportaciones para la exposición de elementos en la Bienal de Venecia.
www.studiozwa.com
Según Friedrich Mielke, famoso investigador en este
campo, las escaleras siempre han sido un reflejo de la
historia de la humanidad “y si hoy en día tenemos escaleras tremendamente aburridas, es porque también son
el reflejo de nuestros tiempos”. Menos mal que el futuro
parece más prometedor.
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UNE RECONVERSION
AMBITIEUSE
AHRENS GRABENHORST ARCHITEKTEN BDA
Projet : bureaux d’Ahrens Grabenhorst Architekten BDA, Hanovre (Basse-Saxe)
Architecture et architecture d’intérieur : Ahrens Grabenhorst Architekten BDA
Photo: Roland Halbe, Stuttgart
55
PROJECTS
L
e studio d’architecture Ahrens Grabenhorst Architekten BDA s’est taillé une réputation de spécialiste
des projets ambitieux, dans la construction neuve
comme en réhabilitation. Parmi ses références, on citera
les travaux de réaménagement du musée d’art de Celle
(Basse-Saxe), l’intégration d’un centre de chant choral à
une église existante, un monument à la mémoire d’une
école d’horticulture juive, ou encore la conversion d’une
église en un centre communautaire israélite avec synagogue attenante. Fréquemment, le studio est sollicité
pour mener à bien des projets de reconversion et
d’extension qui demandent doigté et subtilité. Roger
Ahrens et son associée Gesche Grabenhorst n’ont pas
manqué d’être récompensés à plusieurs reprises, notamment par le Prix d’architecture du Land de Basse-Saxe,
qui leur a été décerné en 2010.
rale longue de 20 m attire immédiatement le regard : elle
reprend les 1625 couleurs du nuancier RAL D2, ce qui en
fait à la fois un outil de travail et un élément décoratif. Le
tapis persan Na’In dans l’espace de réception et le panneau mural de Roy Lichtenstein dans la cafétéria ne
passent pas non plus inaperçus. Tout, dans ce projet,
concourt à en faire une illustration exemplaire des compétences d’Ahrens Grabenhorst.
CONSTRUIR PARA UNA NUEVA FINALIDAD
La oficina Office Ahrens Grabenhorst Architects BDA es
especialista en tareas constructivas especialmente exigentes, tanto en obras nuevas como en construcciones
ya existentes. Ya sea la renovación y ampliación del Museo del Arte en Celle, la integración de un centro coral en
una iglesia ya edificada, la construcción de un monumento conmemorativo para una escuela de horticultura
israelita o la transformación de un área eclesiástica en un
centro cívico judío con sinagoga, cuando se trata de la
ampliación y conversión cuidadosa y sensible en nuevos
contextos de uso , el despacho de arquitectos de Hanno-
On ne s’étonnera donc pas que le studio ait choisi des
nouveaux locaux qui exigeaient, justement, un traitement très particulier. Situés en plein Hanovre, en face de
l’opéra, ils avaient été occupés à un moment par une
banque. La façade historique en rez-de-chaussée avait
été surmontée par une extension bien dans le goût des
années 80, avec un atrium tenant lieu de puits de lumière. L’aménagement des locaux a été conçu pour tirer
parti de l’atrium, autour duquel s’articule un espace de
travail en open space ; il s’adapte à différents scénarios
de communication et intègre diverses fonctions. L’aménagement est caractérisé par un sol en polyuréthane
blanc, la présence des piliers, des tables de travail conçues
par le studio lui-même, des rayonnages et des meubles
de rangement mi-hauts. Des sièges ON noirs créent un
contraste ponctuel qui souligne la clarté et la luminosité
de l’espace. Selon les besoins, il est segmentable à l’aide
de rideaux translucides à atténuation acoustique – pour
créer des zones de conférence et de réception équipées
de sièges Graph et de tables Concentra, sans oublier un
espace cafétéria doté de tables Aline. Une fresque mu-
ver es el partenaire ideal. Por ello no sorprende que Roger Ahrens y Gesche Grabenhorst hayan recibido numerosos premios, entre otros, el Premio Estatal de Arquitectura de Países Bajos en 2010.
Tampoco sorprende que para sus propias dependencias
hayan escogido un inmueble que fomentara especialmente estas aptitudes: en el corazón de Hannover, enfrente de la ópera, donde antes se encontraba un banco.
En los años 80 la histórica fachada en la planta baja fue
dotada de un anexo típico de la época, con patio de luces interior.
La idea principal del nuevo concepto espacial fue crear
alrededor de este atrio un área laboral abierta que ofreciera escenarios de comunicación y permanencia de uso
56
PROJECTS
variable. El blanco del suelo de poliuretano, de las columnas y de las mesas, estanterías y aparadores de diseño propio, contrastan con las sillas de oficina ON de color
negro, creando un ambiente de trabajo claro y luminoso.
Zonas de conferencia y áreas de descanso separables
mediante cortinas translúcidas e insonorizantes y equipadas con sillones Graph y mesas Concentra, así como
una cafetería con mesas Aline completan las instalaciones. Un punto de atracción es el fresco de pared de 20
metros de longitud que muestra los 1625 colores del sistema de diseño RAL D2, formando un híbrido entre instrumento de trabajo y obra de arte. Otros reclamos son
una alfombra persa Nain en el área de descanso y un gráfico mural de Roy Lichtenstein en la cafetería. Como resultado, la conversión de la propia oficina es otro ejemplo de la impresionante labor de Ahrens Grabenhorst.
Projet : bureaux d’Ahrens Grabenhorst Architekten BDA
à Hanovre (Basse-Saxe)
Architecture et architecture d’intérieur :
Ahrens Grabenhorst Architekten BDA
Photos: Roland Halbe, Stuttgart
57
PROJECTS
UN CABINET D’AVOCATS À PAMPELUNE
BUFETE DE ABOGADOS EN PAMPLONA
La ville de Pampelune, au pied des Pyrénées, est la capitale administrative de la région autonome de Navarre.
Sa fondation remonte à l’époque romaine, et elle est
une étape sur le chemin de Compostelle. Riche d’histoire, la ville attire tous les ans des millions de visiteurs,
venus assister aux spectacles de tauromachie ou vénérer
les nombreuses reliques. Peut-être est-ce justement
cette agitation qui conduit les habitants à protéger jalousement leur vie privée. Les locaux de ce cabinet d’avocats, situés en centre-ville et conçus par les architectes
Jon et Gorka Lizarraga, témoignent de cette tendance à
l’introversion : à la façade épurée répond la sophistication de l’aménagement intérieur. Il privilégie un dessin
très linéaire et trois matériaux – hêtre, acier et pierre –
dans une déclinaison qui joue sur l’harmonie entre le
blanc, le noir et le bois naturel. La rigueur dynamique qui
émane du concept se retrouve dans l’ameublement :
il inclut des sièges de travail et des sièges conférence
Modus, ainsi que des chaises visiteurs Aline, qui s’in58
PROJECTS
tègrent parfaitement. Le résultat : un cabinet dont l’atmosphère et le confort profitent tant aux avocats qu’à
leurs clients.
Pamplona se encuentra en la frontera sur de los Pirineos
y es la sede de la comunidad autónoma de Navarra. Fundada por los romanos y situada en plena ruta jacobea,
esta ciudad rica en tradiciones y famosa por sus encierros
y numerosas reliquias religiosas, atrae a millones de visitantes cada año. Quizás sea el alto grado de apertura la
razón de la necesidad de privacidad de sus habitantes.
Por ello, las oficinas de un nuevo despacho de abogados
en el centro de la ciudad fueron planificadas por los arquitectos Jon y Gorka Lizarraga como una unidad intro-
LE TRAVAIL EN MOUVEMENT
TRABAJO EN MOVIMIENTO
Transformer un immeuble
tertiaire obsolète des années 80 peut s’avérer économiquement justifiable
et esthétiquement pertinent : la réhabilitation du
siège social de GasTerra,
un producteur néerlandais de gaz naturel situé à
Groningue, en donne la
preuve. Ce chantier très ambitieux a permis d’atteindre le
niveau de performance énergétique A+, en liaison avec
un concept d’agencement novateur, qui encourage les
déplacements et les échanges. Les bureaux en open space
entourent un escalier placé en position centrale et reliant
toutes les parties du bâtiment. Le maître d’ouvrage avait
spécifié des sièges capables de conjuguer bien-être et
santé. Logiquement, le choix s’est porté sur le siège ON ;
il permet aux employés de GasTerra de garder toute leur
liberté de mouvement – même en position assise.
vertida que se distancia de las influencias externas para
centrar la atención en las áreas internas. Con un lenguaje
formal claro y sin adornos, con los materiales haya, acero
y piedra natural en los colores dominantes negro, blanco
y natural se crea una tensión especial que se refleja en el
mobiliario. La silla de oficina y conferencia Modus, así
como la silla de visita Aline completan con su innovadora
estética la imagen global del bufete, ofreciendo tanto a
los abogados como a sus clientes la máxima calidad y un
agradable confort de sentado.
El hecho de que la reconversión de un edificio de oficinas
anticuado de los años 80 puede ser rentable tanto desde
el punto de vista financiero como del diseño, queda demostrado con la recientemente saneada sede administrativa de la empresa de gas natural holandesa GasTerra,
sita en Groningen. Tras su renovación completa el edificio no sólo dispone de la clase de eficiencia energética
A+, sino de un innovador concepto de interiores que
propicia el movimiento y la comunicación de los empleados. Las oficinas abiertas se encuentran directamente en
la escalera centralizada, la cual intercomunica todas las
áreas del edificio. Al elegir las sillas de oficina se valoraron especialmente el alto confort de sentado y la máxima promoción de la salud. Así se escogió la silla de oficina ON, que mantiene a los empleados de GasTerra en
movimiento también durante el sentado.
Projet : Cabinet Gallego, Echarri, San Miguel y Galar, Abogados
Projet : GasTerra, Groningue (Pays-Bas). Architectes : De zwarte Hond.
Architectes : Jon + Gorka Lizarraga, Photos: David Muñiz
Photos : Gerard van Beek
59
PROJECTS
MOOSBURG VUE D’EN HAUT
ARRIBA DEL TODO EN MOOSBURG
La petite ville de Moosburg sur l’Isar, à 45 km au
nord-est de Munich, fait
partie des plus anciennes
localités du sud de la Bavière. Sa situation au
confluent de l’Isar et de
l’Amper en fait une destination touristique prisée.
Tout près de la cathédrale, le centre-ville historique abrite notamment
les services municipaux,
situés sur la place centrale. Le permis de démolition de
l’immeuble existant était assorti d’une obligation : respecter l’esprit de la façade d’origine en y intégrant des
éléments d’époque. Conçu par le studio Peter Schwinde
de Munich, la salle polyvalente, située au dernier étage,
reprend le principe de ‘centre ouvert à tous’ inscrit au cahier des charges : elle abrite aussi bien les séances du
conseil municipal que divers événements ouverts au public. Dans ce contexte, la table conférence Palette, qui se
démonte en quelque gestes, et les sièges Sito à piétement luge se complètent idéalement.
Moosburg an der Isar es una de las ciudades más antiguas de la Alta Baviera y se encuentra a unos 45km al
noreste de Munich. Ubicada entre los ríos Isar y Amper, la
ciudad es un popular destino turístico. Desde 2013 el
centro histórico alberga -aparte de la catedral, numero-
sas tiendas y cafeterías- la sede del gobierno municipal,
cuyas dependencias se encuentran en un edificio nuevo
al lado de la plaza central. La condición para demoler el
viejo y desolado edificio fue la reconstrucción cuidadosa
de la fachada y la integración de los elementos históricos. Debía ser una “casa para todos”. Por ello, el despacho de arquitectos Peter Schwinde de Munich proyectó
en la planta superior un área multifuncional que estuvie60
ra a disposición no sólo del consejo municipal sino también de los ciudadanos para diversos eventos. Con el sistema de mesas Palette, muy fácil de montar y desmontar,
y con los patines del programa Sito se eligieron dos “todoterrenos” del equipamiento que suponen una vivencia enaltecida no sólo en juntas sino también en exposiciones, conciertos o eventos corporativos.
Projet : Feyerabendhaus, Moosburg (Allemagne)
Architecte : Peter Schwinde Architekt DBA
Photos : Stefan Müller-Naumann
RÉUNION DÉCONTRACTÉE AUX ANTIPODES
REUNIONES DISTENDIDAS EN AUSTRALIA
Les Australiens sont réputés pour leur optimisme et leur
décontraction. La qualité des espaces tertiaires n’y est
peut-être pas étrangère : il semblerait que, plus qu’ail-
leurs, elle fasse l’objet d’une réflexion approfondie.
Canon, le grand spécialiste des technologies de l’image,
a conçu son nouveau siège de Sydney dans le respect des
comportements du personnel, pour en faire un espace
de travail sur mesure. Le résultat : un agencement hybride où alternent les bureaux paysagers et les pièces
fermées. La salle de conférence associe une table Logon
à des fauteuils Graph. Leur dessin caractéristique se
double d’un confort remarquable. Tout porte à croire
que les Australiens l’apprécient, mais n’en négligent pas
pour autant le design.
Los australianos son conocidos mundialmente por su
postura positiva y distendida de la vida. Quizás esto sea
la razón de que en el diseño de oficinas aquí se dé más
importancia a los usuarios que en otros lugares. Al planificar su nueva sede corporativa en Sydney, la empresa
Canon, líder en tecnologías de la imagen, analizó las costumbres específicas de sus empleados, desarrollando en
base a este estudio un entorno laboral perfectamente
PROJECTS
adaptado. Así se creó un paisaje de oficinas híbrido que
se adapta de forma flexible a los cambiantes estilos de
trabajo, combinando escenarios de espacios abiertos
con unidades de áreas cerradas. Para las reuniones se utilizan aquí mesas Logon y sillones de conferencia Graph,
los cuales combinan su forma característica con un alto
confort de sentado. Por lo visto a los australianos no sólo
les gustar estar sentados cómodamente, sino que también tienen un gran sentido del diseño.
midas mediocres. Pero afortunadamente esto es cosa del
pasado en muchos sitios. Así por ejemplo la empresa
Würth, ubicada en Künzelsau, Baden-Württemberg, que
valora la buena comida en un entorno agradable. El nuevo comedor de la empresa es un lugar de encuentro
atractivo que, aparte de buena comida, ofrece un am-
Projet : siège de Canon Australia, Sydney
Architectes: Nettleton Tribe architects.
Architectes d’intérieur : PTID, Photo : Tyrone Branigan
DU HIGH-TECH AU MENU
ALTA TECNOLOGÍA EN LAS COMIDAS
Le mot cantine a longtemps évoqué des sièges inconfortables, des néons sinistres et une cuisine sans saveur. Les
choses, heureusement, ont bien évolué. Chez Würth, à
biente relajado y comunicativo. También las sillas Chassis
proporcionan una sentado moderno. Con su armazón
metálico, esta silla de cuatro patas diseñada por Stefan
Diez se adapta perfectamente al concepto de diseño de
la arquitecto de interiores Niki Szilagyi, quien apostó por
materiales nobles y puros. También el proceso de fabricación, derivado de la industria del automóvil, se adapta
perfectamente al carácter innovador de la empresa, la
cual realiza importantes inversiones en investigación y
desarrollo.
Kunzelsau dans le Bade-Wurtemberg, qualité des repas
et de l’aménagement vont de pair. Il fait bon se retrouver
au restaurant d’entreprise non seulement pour y prendre
son repas, mais aussi pour échanger et se détendre. La
chaise polyvalente Chassis est à la pointe tant du confort
que de la technique, avec sa coque emboutie dérivée de
la construction automobile. La structure en métal conçue
par Stefan Diez convenait parfaitement à l’architecte
d’intérieur Niki Szilagyi, qui souhaitait privilégier les matériaux naturels et authentiques. Quant à la conception
novatrice du produit, elle s’accorde idéalement à la
constante d’innovation qui caractérise Würth.
Al pensar en comedores de empresa la mayoría pensamos en sillas incómodas, iluminación deslumbrante y co-
Projet : restaurant d’entreprise Würth, Künzelsau (Bade-Wurtemberg)
Architecture d’intérieur : Niki Szilagyi en collaboration avec mdm
Architects BDA et Doris Fratton Raumgestaltung
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POST IT
Ólafur Eliasson au Louisiana Museum of Modern Art de Humlebæk
(Danemark), jusqu’au 4 janvier 2015
L’interaction entre paysage et architecture est le thème central du Louisiana
Museum of Modern Art – qui, comme son nom ne l’indique pas, est situé au nord
de Copenhague sur les rives de l’Öresund. L’exposition temporaire d’automne est
consacrée à l’artiste islando-danois Ólafur Eliasson : il a transformé toute l’aile sud
du musée en un paysage inédit. Au travers d’expériences sensorielles et esthétiques,
l’exposition aborde le rapport entre sujet et objet, intérieur et extérieur, culture et
nature – et remet en perspective jusqu’à l’identité même du musée en tant
qu’institution.
Ólafur Elíasson en el Museo de Arte Moderno de Louisiana, Humlebaek
Dinamarca, hasta el 4 de enero
La interacción entre paisaje y arquitectura es el tema principal del Louisiana Museum
of Modern Art, que se encuentra al norte de la capital Copenhague a orillas del río
Öresund. Para la gran exposición otoñal el famoso artista danés-islandés Ólafur
Elíasson creó a lo largo del ala sur del museo un paisaje igualmente único. A través
de vivencias sensoriales y estéticas se plantean aquí preguntas sobre la relación entre
sujeto y objeto, entre lo exterior e interior, y también entre la cultura y la naturaleza.
Así mismo, el propio museo como institución y su identidad son tematizados con
este enfoque.
Lina Bo Bardi 100, Pinakothek der Moderne/ Musée
d’Architecture de l’Université technique de Munich,
du 13 novembre 2014 au 4 février 2015
Les bâtiments, le mobilier, les expositions et les idées
de l’architecte italo-brésilienne Lina Bo Bardi (1914–
1992), pour remarquables qu’elles soient, commencent
seulement à retenir l’attention. Le Musée d’Architecture lui consacre une rétrospective très complète à
l’occasion du 100e anniversaire de sa naissance.
L’exposition s’attache notamment aux principes
créatifs et aux concepts architecturaux dans l’œuvre
de Lina Bo Bardi, dont les bâtiments, par leur dimension sociale et leur ancrage dans la culture brésilienne,
constituent une contribution architecturale unique
en son genre.
Lina Bo Bardi 100, Pinacoteca de la Modernidad /
Museo de la Arquitectura de la TU München, del
13.11.2014 hasta 22.02.2015
La arquitecto italiano-brasileña Lina Bo Bardi (19141992) ha creado con sus construcciones, muebles,
exposiciones y teorías una obra extraordinaria que sólo
ha recibido una creciente atención en tiempos muy
recientes. Con motivo de su 100 cumpleaños el Museo
de Arquitectura de Munich muestra en una amplia
retrospectiva la obra vital de Lisa Bo Bardi. Aquí se da
un énfasis especial a su enfoque del diseño y a la
evolución de sus conceptos arquitectónicos, con los
que ha plasmado de forma única la relevancia social de
la construcción y su anclaje en la cultura brasileña.
‘Une histoire, art, architecture et design, des années 80 à aujourd’hui’,
Centre Pompidou, Paris, jusqu’au 7 mars 2015
Le Centre Pompidou présente actuellement plus de 400 exemples qui retracent
l’évolution des tendances des années 80 jusqu’à nos jours. Ils donnent aux visiteurs
l’occasion de passer en revue l’art, l’architecture et le design des trente dernières
années. L’exposition, avec des objets venus de plus de 50 pays, illustre de façon
passionnante la dynamique et l’interaction des tendances.
Photo: Jan Kranendonk – Fotolia.com
“Une histoire” - Arte, Arquitectura y Diseño de los años 80 hasta hoy,
Musée Centre Pompidou, París, hasta el 07.03.2015
El Centro Pompidou se inventa de nuevo este año en el ajetreado centro de la
ciudad: más de 400 objetos expuestos, coleccionados desde los años 80 hasta la
actualidad, ofrecen al visitante por primera vez la posibilidad de admirar el arte,
la arquitectura y el diseño de los últimos 30 años. A la vez se contraponen las
corrientes y trabajos de más de 50 países en un interesante contexto.
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POST IT
Le design italien de l’après-crise : ‘Autarcie, Austérité, Autoproduction’, Triennale Design Museum,
Milan, jusqu’au 22 février 2015
Cette exposition se penche sur l’évolution du design
italien en temps de crise. Sous le titre ‘Autarchia,
Austerità, Autoproduzione’, elle illustre la causalité
entre nécessité et créativité et la redécouverte par les
créateurs de techniques, de matériaux et de savoir-faire
ancestraux. Tout au long d’un fil conducteur qui va de
l’indépendance économique jusqu’à la mondialisation
en passant par la crise pétrolière, l’exposition présente
des grands noms du design, mais aussi des créateurs
moins connus.
Diseño italiano más allá de la crisis “Autarquía,
Austeridad, Autonomía”, Triennale Design Museum,
Milán, hasta el 22.02.2015
En la ciudad cultural de Milán se puede experimentar
actualmente una novedosa interpretación del diseño
italiano en tiempos de crisis. , Bajo el título “Autarchia,
Austerità, Autoproduzione” se tematiza la relación
entre la necesidad como “madre de la invención” y el
redescubrimiento de técnicas, materiales y objetos
artesanales tradicionales por parte de los diseñadores.
A lo largo de la historia de Italia -desde la independencia económica, pasando por la crisis del petróleo hasta
la actual política de austeridad y las relaciones
globales- se presentan aquí importantes protagonistas
pero también artistas menos conocidos.
Les dessins humoristiques de l’artiste tchèque
Miroslav Barták figurent dans de nombreuses
éditions de Der Wilkhahn. Quelle chance qu’après
un moment de détente, il ne subsiste du stress et
de l’anxiété que quelques balayures …
El caricaturista checo Miroslav Barták ha ilustrado
muchas ediciones de Der Wilkhahn. Que bien nos
sienta cuando dejamos caer y eliminar nuestro
estrés y nuestros miedos…
Photos
Ólafur Elíasson, Markus Lanz, fotolia, Fabrizio Marchesi
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50660037-SR-08.2014
www.wilkhahn.com

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