La yuma - Cinema Espagnol ANNECY

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La yuma - Cinema Espagnol ANNECY
La Yuma
La Yuma
Florence Jaugey
Dossier pédagogique (CECR A2-B2)
Odile Montaufray
1
La Yuma
PARA EMPEZAR…
A l‟occasion de la sortie nationale du film La yuma de Florence Jaugey,
Cinélangues et Ciné Classic sont heureux d‟offrir aux professeurs d‟espagnol ce
dossier d‟accompagnement qui pourra les aider à travailler avec leurs élèves
avant et après la projection du film en salles.
Ce dossier se compose de deux grandes parties. Dans la première, on trouvera
une présentation générale du film en français mettant en relief l‟intérêt qu‟il
présente à être étudié en classe ainsi que le descriptif des thèmes qui nous
semblent particulièrement intéressants à approfondir.
La seconde, Cuaderno de cine, est un dossier conçu spécifiquement pour les
élèves. Il propose une réflexion progressive sur le film par le biais de
photogrammes et d‟extraits de dialogues. Tant en guidant la réflexion –
individuelle ou collective – sur les thèmes du film, il veut être également un
déclencheur de parole et d‟écriture en espagnol et offre des activités
linguistiques conçues dans l‟esprit du Cadre européen des langues. Les élèves
sont donc invités à s‟exprimer à l‟écrit et à l‟oral, à comprendre des documents
audio et à réaliser, pour terminer l‟étude du film, deux tâches finales.
Ce Cuaderno de cine peut être remis dans son intégralité aux élèves ou bien
étudié partiellement en fonction du temps dont dispose le professeur. Il offre la
possibilité de mettre en place des ateliers Cinéma en faisant travailler les élèves
par petits groupes sur des fiches extraites du Cuaderno. Les activités
linguistiques sont de niveaux divers, allant du plus simple (A2) au plus
complexe (B2). Les professeurs jugeront, en fonction du niveau de langue de
leurs élèves, de l‟opportunité de choisir les activités.
Nous espérons vivement que ce dossier répondra aux attentes des professeurs et
les aidera à mettre en oeuvre en classe un fructueux travail de réflexion et de
communication en espagnol autour du personnage déterminé et volontaire de la
Yuma, luttant seule contre (presque) tous pour se sortir de su « barriada » de la
périphérie de Managua.
Laurence Biermé
Ciné Classic
Odile Montaufray
Cinélangues
2
La Yuma
Sumario
Para empezar
I. Le film en classe
1. Intérêt pour un public de collège (3ème) et de lycée
2. Une approche du film
II. Cuaderno de cine


Antes de ver la película
Después de ver la película
 Al salir del cine, escribe tu opinión sobre la película
 Ficha técnica-sinopsis- Biofilmografia de la directora
¿Quién es quién en la película?
¿Cómo son ?
El mundo de la Yuma
La Yuma y el boxeo
La Yuma, Yader, Doña Scarlett y la Cubana
El mundo de Ernesto
Primer encuentro con Ernesto
La relación con Ernesto
Este es mi país, aquí nací, aquí crecí…
Los Pandilleros y la ley de la pandilla
El desenlace de la película
La música en la película/el tono de la película


Comprensión oral : Entrevista a la directora
Comprensión escrita : Leer una crítica de cine
Para saber más….sobre el fenómeno de las maras/sobre las migraciones ne Nicaragua… Y para ver
imágenes del rodaje de la peli..
TAREAS FINALES
TAREA 1 : ESCRIBO MI CRÍTICA DE CINE
TAREA 2 : LA YUMA ESCRIBE UNA CARTA A SU AMIGO, LA CUBANA
3
La Yuma
LA INTRODUCCIÓN DE LA DIRECTORA
Nunca pensé al realizar esta película que iba a ser el tema de
una tarea para los estudiantes.
Es una enorme satisfacción para mí tener el privilegio de
entrar en las aulas de clase con La Yuma y poder así
compartir con ustedes la realidad y las esperanzas de la
juventud nicaragüense.
Espero que disfruten la película y también la tarea!
Florence Jaugey
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La Yuma
LE FILM EN CLASSE
1. Intérêt pour un public de collège (3ème) et de lycée
Le film de Florence Jaugey raconte l‟histoire de Yuma, jeune fille de la périphérie
défavorisée de Managua, bien décidée à tout mettre en œuvre pour se sortir de son quartier et
infléchir son destin de jeune fille pauvre, condamnée à subir à la fois la violence sociale et la
violence machiste qui règne dans son monde.
Le caractère bien trempé de la jeune fille, sa détermination et sa volonté farouche d‟y arriver
malgré l‟adversité en font un bel exemple de courage pour des jeunes de collège et de lycée
qui ont souvent le sentiment, dans nos sociétés occidentales vieillissantes, de n‟avoir pas de
prise sur leur vie et de subir passivement une fatalité sociale et économique.
Il est problable que les jeunes habitant dans les quartiers difficiles, traversés comme celui de
la Yuma, par la violence, la drogue, le sexe et les trafics illicites, trouveront dans les
barriadas de Managua un reflet de leur propre vécu. Nul doute non plus que les jeunes filles
de l‟âge de la Yuma puissent s‟identifier à celle-ci et tirer de ce film « exemplaire », une leçon
de vie et un encouragement à prendre leur destinée de femme en main. Toutefois, la portée de
ce film ne se limite pas à cet ancrage social. La force qui émane de la Yuma est telle qu‟elle
en fait un personnage emblématique pour des jeunes qui sont à l‟âge où tous doivent trouver
leur route, faire des choix qui n‟appartiennent qu‟à eux, et se construire dans leur
confrontation aux autres. La Yuma redonne du sens à cette liberté de choix, au libre-arbitre et
au refus de laisser à son environnement social et familial le soin de dicter sa loi. Elle est
l‟image du combat universel de la jeunesse pour trouver sa place dans la société.
Le contexte culturel du Nicaragua offre également pour de jeunes hispanisants, un intérêt
certain. Ce pays en effet, après avoir connu son heure de gloire médiatique dans les années 80
à l‟époque des guerres et des révolutions, souffre en France d‟un total déficit d‟image
extérieure. Et, même si l‟image du Nicaragua dans le film est limitée à un certain monde,
même si la langue est souvent crue, elle est ancrée dans le Nicaragua d‟aujourd‟hui, nourrie
par le regard de Florence Jaugey, documentariste française qui connaît bien son pays
d‟adoption. Les élèves pourront ainsi découvrir dans La Yuma, d‟une manière moins
dramatique que celle présentée dans des films comme La vida loca de Christian Poveda ou
Sin nombre de Cary Joji Fukunaga, le phénomène des gangs- pandillas et maras- en
Amérique Centrale et réfléchir aux inégalités sociales qui en sont les fondements et restent le
défi majeur de toute l‟Amérique latine. Ils partageront aussi la lutte quotidienne menée par
toute une frange de la population nicaraguayenne pour sa survie et l‟espoir de lendemains
meilleurs.
Enfin, il ne faut pas bouder son plaisir…Le mélange des genres caractéristique du film, qui
fait passer le spectateur, d‟une scène à l‟autre, du tragique au comique et au burlesque, le
caractère attachant des personnages, le rythme trépidant de l‟histoire et l‟accompagnement
musical rap, reagaeton et rock métal, plairont aux jeunes qui verront le film, leur offrant
aussi, indépendamment de son apport humain et culturel, un vrai moment de divertissement.
2.Une approche du film
 La Yuma, « chavala rara »…
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La Yuma
Dès les premières images du film, la Yuma affiche sa différence et son paradoxe.
Son regard sombre volontaire, son physique félin mais austère et ses manières brusques, à la
fois dans son environnement familial et social, donnent l‟impression d‟un personnage toujours
sur la défensive, prêt à mordre son interlocuteur. Son énergie contraste avec la veulerie des
autres personnages qui l‟entourent, que ce soit sa « famille » - son beau-père Alfonso, qui
passe son temps dans un hamac- ou ses compagnons de pandilla, qui traînent à longueur de
journée dans les rues, manigançant quelque revanche ou mauvais coup. La Yuma, toujours en
mouvement, marche bravement, déterminée, de chez elle au gymnase, à la boutique de Doña
Scarlett, à l‟Université, portée par un rêve que le spectateur va découvrir progressivement.
Contrairement aux autres personnages qui vivent dans un temps qui s‟étire, la Yuma doit
gérer le sien, le négocier (avec Doña Scarlett notamment) pour réussir à accomplir tout ce
qu‟elle doit faire dans la journée.
Et elle ne connaît guère de répit dans une vie où elle doit faire face toute seule à l‟adversité.
Adversité au sein de sa famille, complètement déstructurée par la présence d‟un beau-père
lascif et malsain (Déjame amansar a esta fiera) qui vit aux crochets de sa mère, d‟une mère
dominée et faible qui la rejette (Aquí viene la bandolera) et d‟un frère pandillero, drogué et
voleur, qui méprise le travail de sa sœur (Aquí viene la trabajadora). Adversité de son milieu
social dominé par la pandilla et le chef de bande « El Culebra » dont elle est la petite amie et
qui la sollicite en permanence pour qu‟elle se conforme aux règles de la pandilla ( drogue/
recel).
La Yuma, comme beaucoup de jeunes filles des périphéries au Nicaragua, est dans une
situation paradoxale, ballotée entre ses responsabilités, ses aspirations et la réalité concrète de
sa vie quotidienne. Face à la démission familiale de sa mère, elle assume la responsabilité de
des jeunes Rommel et Marjurie – son frère et sa sœur- et joue, par la force des choses, un rôle
de mère de famille qu‟elle n‟est pas prête à assumer. Petite-amie du chef de bande, El
Culebra, elle doit aussi convivir avec la pandilla – qui la considère comme un de ses
membres- et lutter en permanence pour refuser les sollicitations de ses « amis pandilleros ».
Tiraillée par les uns et les autres, elle suit cependant sa route avec volontarisme et conviction
(« Pero yo ahorita voy para el gimnasio »), puisant sa force dans sa passion pour la boxe, qui
lui donne son identité de « chavala rara ».
(Cf. Cuaderno de cine¿Quién es quién en la película? ¿Cómo son ?  El mundo
de la Yuma)
 La Yuma et la boxe
Comme Florence Jaugey le déclare elle-même, le propos n‟était pas de faire un film sur la
boxe. La boxe est un prétexte pour la jeune Yuma (Yuma est un surnom, tiré d‟une télénovela
brésilienne très populaire au Nicaragua dans laquelle l‟héroine se transformait en félin), un
moyen pour sortir de son quartier et pour prétendre à une autre vie que celle à laquelle elle est
normalement destinée. Sans doute aurait-on pu imaginer pour elle un autre sport ou une autre
activité susceptible de la structurer et de la rendre imperméable aux influences néfastes de son
milieu. Mais le choix de la boxe n‟est pas fortuit : la boxe offre l‟image concrète de la lutte
que la Yuma doit mener pour se sortir de la tragédie quotidienne et du désespoir. Le combat
de boxe matérialise la lutte intérieure de la jeune fille pour se construire des lendemains
meilleurs.
La boxe est donc pour elle l‟ outil qui est à sa portée et auquel elle se raccroche pour
conquérir peu à peu son indépendance de femme dans un monde où les hommes imposent leur
loi. Elle lui permet d‟extérioriser son énergie négative en portant des coups de manière
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La Yuma
sportive et loyale. Elle l‟aide à retourner la violence du monde hostile qui l‟entoure et les
coups qu‟elle encaisse à longueur de journée pour en faire autre chose. C‟est aussi grâce à la
boxe qu‟elle gagne le respect des autres et peut, avec le même langage cru que les
pandilleros, leur dire sa façon de penser et s‟affirmer sans crainte face à eux.
Enfin pour la Yuma, la boxe est la voie royale pour que son rêve -qu‟elle nourrit et défend bec
et ongles face au scepticisme ambiant- devienne réalité. Déterminée et lucide, elle ne se
raconte pas d‟histoires mais rêve d‟échapper, à la force de ses poings, à la jungle de son
quartier, et d‟avoir accès à un hypothétique « ailleurs » (Mira loco, un día de estos me voy e
este barrio de las cien mil putas).
(Cf. Cuaderno de cine La Yuma y el boxeo)
 La Yuma entre « adjuvants » et « opposants »
Au milieu de l‟hostilité, la Yuma trouve malgré tout des amis qui croient en elle et vont
l‟aider à différents moments de son parcours de « combattante ». Yader tout d‟abord,
particulièrement important pour la jeune fille car il est l‟initiateur de sa passion pour la boxe.
C‟est Yader qui lui donne la possibilité de s‟entraîner dans son gymnase, Yader qui la
présente à l‟entraîneur Polvorita, et c‟est lui encore qui lui parle du cirque, lui permettant ainsi
de réaliser son rêve d‟échappée belle. Au delà de son aide matérielle, Yader apporte à Yuma
l‟affection et l‟estime de soi dont elle a tellement besoin. Face à lui, elle abandonne le
personnage de « dure à cuire » qu‟elle s‟est forgé et redevient une jeune fille de son âge,
timide et enthousiaste, pleine d‟admiration et de respect pour le grand frère qu‟il représente
symboliquement pour elle (¡Yader ! Sos el broder más tuani que tengo loco). Yader est aussi
l‟exemple à suivre. Le spectateur comprend, même si cela n‟est pas dit explicitement que
Yader a fait partie de la pandilla du quartier et a réussi à en sortir. A la fois chef d‟entreprise
dans son gymnase et steapteaser dans un cabaret, il prouve tous les jours à Yuma qu‟une
autre vie est possible (« Lo que pasa es que uno tiene que buscar su rumbo »).
Doña scarlett, dans un autre registre, va aider Yuma au quotidien, lui facilitant des avances
sur son salaire, des aménagements d‟horaires. Malgré ses réticences des débuts et ses discours
un peu moralisateurs, elle se prend d‟affection pour Yuma. C‟est la « buena persona », un
brin comique de par son aspect physique et ses minauderies de femme en mal d‟amour. C‟est
elle qui va contribuer, à sa façon, à l‟éveil de la féminité de Yuma. Alors que la jeune fille
s‟est enfermée dans son personnage « arrecho », refusant toute fantaisie dans son aspect
physique et adoptant les codes vestimentaires et comportementaux masculins, Doña Scarlett
lui redonne le goût de s‟habiller, de se coiffer, de sourire. Elle resocialise une Yuma,
marginalisée par une famille dysfonctionelle et une pandilla de jeunes délinquants.
Enfin la Cubana, l‟ami travesti de Yuma, va aider celle-ci en l‟accueillant chez elle avec
Rommel et Marjurie pour échapper à une famille malsaine, recréant brièvement une ambiance
familiale vraie, chaleureuse et drôle.
Tous ces personnages, marginaux eux aussi, mais incarnant des valeurs telles que l‟amitié, la
solidarité, la générosité vont contribuer à faire avancer la Yuma sur le chemin de la salvation,
la rendant sourde aux appels du pied des pandilleros.
Mais ceux-ci veillent au grain car on n‟échappe pas ainsi à la pandilla et on la trahit encore
moins...Les pandilleros voient d‟un très mauvais œil tous ceux que sortent du groupe et
échappent au monde de la marginalité et de la délinquance. La scène de confrontation entre
Bismark et Yader dans laquelle il est clairement fait mention d‟un avant (le temps où Yader
faisait partie de la pandilla) et d‟un après (celui où il est devenu un « homme d „affaires ») en
témoigne. La pandilla a ses lois internes – solidarité collective quand ses membres sont
menacés – mais n‟a aucune pitié pour ceux qui la menacent ou s‟en éloignent. La Yuma qui
suit le chemin pris par Yader est mise en garde plusieurs fois par la Cubana puis par El
Culebra qui n‟apprécie ni son franc-parler ni son histoire avec Ernesto (Cálmate oíste. Te me
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La Yuma
estás poniendo pesada. Andate con cuidado). Sollicitée en permanence pour aider les
pandilleros dans leurs méfaits, pour participer à leurs « bacanadas », elle trouve la force de
résister mais ne pourra pas cependant sauver sa relation avec Ernesto, détruite par la pandilla.
(Cf. Cuaderno de cine La Yuma, Yader, Doña Scarlett y la Cubana ; Los
Pandilleros y la ley de la pandilla)
 La Yuma et Ernesto
La première apparition d‟ Ernesto dans le film est…sur le trottoir d‟en face…La Yuma, alors
qu‟elle travaille dans la boutique de Doña Scarlett, remarque le bel Ernesto, attendant
l‟autobus puis victime du vol perpétré par son frère Gabriel. La rue qui les sépare à ce
moment là est la frontière qui marque leur appartenance à des univers différents. Ernesto est
étudiant en journalisme et passe son temps entre ses cours et ses amis à l‟Université
Centroamericana. Il mène la vie d‟un étudiant de la classe moyenne, vivant avec sa mère et
ses soeurs, le père ayant émigré à Miami, et il est en cela représentatif de nombreuses familles
au Nicaragua. Il ignore tout du monde dans lequel vit la Yuma, éloigné géographiquement et
socialement de la sphère dans laquelle il évolue.
C‟est la Yuma qui, traversant la périphérie et la ville, va entrer la première dans le monde
d‟Ernesto pour lui rapporter le sac à dos volé, objet de médiation entre deux mondes qui, a
priori, n‟auraient pas du se croiser. Ernesto fera peu après le chemin inverse pour découvrir le
monde la Yuma, la misère des “ barriadas” et le gymnase dans lequel elle s‟entraîne tous les
jours. La brève relation qu‟ils vont construire se déroule en trois moments et lieux essentiels:
le bar de l‟Université et le concert, l‟escapade au bord de la mer, moment de partage et de
confidences – climax de leur histoire- puis s‟achève avec l‟agression brutale d‟Ernesto et la
rupture définitive avec la Yuma.
Leur relation – improbable - se construit sur une fascination, une sidération mutuelle. C‟est
leur différence de pôles radicalement opposés qui va les attirer tous les deux. Et c‟est cette
différence aussi qui les aurait très vite éloignés si l‟agression d‟Ernesto par la pandilla n‟avait
précipité la rupture. Ernesto est médusé quand il découvre pour la première fois la Yuma – sa
manière de se défendre crûment avec les mots dès qu‟elle se sent agressée, sa réactivité
défensive – et attiré par une jeune fille, “chabala rara”, dont les codes ne correspondent en
rien à ceux qu‟il connaît. Flechazo amoureux sur fond de choc culturel…
Pour la Yuma, l‟attirance est d‟un autre ordre. Ernesto est le contraire de tous les hommes qui
forment son entourage (son beau-père; ses amis pandilleros ; son petit-ami délinquant) et
représente l‟autre monde auquel elle aimerait accéder. Il est, comme Yader, le vecteur positif,
qui lui entrouve la porte vers une autre réalité sociale.
La Yuma perdra une bataille dans cette relation, blessée par l‟attitude d‟Ernesto qui la rejette
brutalement dans son monde misérable. Toutefois, l‟échec de son histoire ne lui fait pas
abandonner son rêve et ne provoque pas chez elle de désirs de revanche. Elle accepte la fin de
la relation comme si elle la savait condamnée à l‟avance et comme si celle-ci ne constituait
qu‟ une étape sur le chemin initiatique qu‟elle doit mener pour s‟en sortir.
(Cf. Cuaderno de cine El mundo de Ernesto Primer encuentro con Ernesto La
relación con ErnestoEste es mi país, aquí nací, aquí crecí…)
 Le Nicaragua et les nicaraguayens dans La Yuma
Pour la première fois depuis 20 ans le Nicaragua peut se voir en miroir dans un long-métrage,
au travers du regard artistique et documentariste, de Florence Jaugey. La réalisatrice affirme
en effet n‟avoir rien inventé mais entrecroisé des situations et des personnages découverts lors
de ses tournages documentaires. Le succès rencontré par le film au Nicaragua montre que les
nicaraguayens s‟y reconnaissent et apprécient de découvrir enfin sur les écrans une certaine
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La Yuma
réalité de leur pays, leur langue particulière, leur manière d‟être, échappant pour une fois au
reflet nord–américain qui domine l‟offre cinématographique au Nicaragua.
De nombreux aspects du film montrent une réalité sociale dure et la liste de ses maux est bien
longue : ségrégation dans les « barriadas », inégalités sociales, délinquance juvénile, violence
machiste, domination des femmes, drogue…Managua notamment, la capitale, fait face à de
grandes difficultés sociales et continue de souffrir des conséquences de la guerre civile (1978)
qui a laissé derrière elle une situation économique précaire. Une migration forte et un taux
élevé de chômage ont des influences néfastes sur les structures familiales (dans le film, les 2
structures familiales présentées, celle d„Ernesto et celle de la Yuma sont fragilisées par
l‟absence du père et la présence d‟un beau-père).
L‟Observatoire géopolitique des drogues faisait, en 1997, ce constat sur le Nicaragua : « La
difficile reconstruction économique après la guerre, la démobilisation des soldats (80 % de
l’effectif) et des guérilleros, qui a laissé une population flottante sans ressources en proie à
des difficultés d’intégration, se sont traduites par une augmentation du chômage - entre 70 %
et 80 % de la population est sans travail dans les régions atlantique - et par le développement
de la violence : entre 1983 et 1993 le nombre de délits a été multiplié par 5. Le fait que
beaucoup d’armes soient restées en circulation n’est pas étranger au phénomène. On a vu
apparaître des groupes armés très structurés qui pourraient être employés par les
narcotrafiquants
pour
la
protection
des
chargements
de
drogues. »
(http://www.voltairenet.org/article7445.html). Face à cette situation- même si elle évolue un
peu – beaucoup de nicaraguayens font le choix de l‟émigration, particulièrement vers les
Etats-Unis, et ont un rapport paradoxal à leur pays. La différence de point de vue entre
Ernesto et la Yuma sur leur pays est, à ce titre, intéressant. Ernesto dont le père a émigré
revendique son attachement à son pays tandis que la Yuma ferait tout pour quitter un pays qui
ne lui donne rien. Un long chemin reste donc à parcourir pour que le Nicaragua sorte de ses
difficultés et se réconcilie avec ses habitants, les jeunes plus particulièrement..Un chemin long
mais pas désespéré…
Et c‟est dans ce deuxième aspect que le film reflète aussi les nicaraguayens. Malgré la dureté
de leur vie quotidienne, de leur lutte pour la survie, les personnages de la Yuma ne sombrent
jamais dans la désespérance. La joie de vivre, les émotions partagées, l‟humour, la chaleur
humaine, et surtout l‟espoir que des lendemains meilleurs finiront par arriver en font des
personnages sympathiques (même les pandilleros ne sont pas foncièrement mauvais..). Le
film transmet ces valeurs positives, cette façon lègère de considérér la vie, propre aux sociétés
qui sont souvent les plus démunies, au travers du mélange réussi de situations tragi-comiques
et d‟une fin ouverte qui laisse au spectateur l‟espoir que tout peut arriver.
(Cf. Cuaderno de cine Este es mi país, aquí nací, aquí crecí… El desenlace de la
película el tono de la película)
3. Débattre en classe
Après l‟étude du film qui permettra aux élèves de mieux le comprendre et de se l‟approprier,
des thèmes de débats plus généraux pourront être proposés. On en trouvera une liste – non
exhaustive bien sûr - à la fin du Cuaderno de Cine.
4.Corrigés des activités du Cuaderno de cine
¿Cómo son ?(p.18)
9
La Yuma
La madre
de Yuma
La Yuma
Fuerte
Valiente
Decidida
Voluntaria
Orgullosa
astuta
Determinada
Brava
Soñadora
Responsable
Adusta
Inteligente
Rebelde
Agresiva
obstinada
Dominada
tolerante
Alfonso,
el
padrastro
Gabriel, el
hermano de
Yuma/El
Culebra/los
pandilleros
Yader
Ernesto,
el
estudiante
Doña
Scarlett
Antipático
mujeriego
Mantenido
Holgazán
Brutal
maipulador
Drogadicto
Truhán
Violentos
ladrones
Simpático
positivo
Guapo
Moreno
Simpático
Comunicat
ivo
endeble
Comprensiva
Calurosa
Amena
Generosa
Amable
moralizadora
La relación con Ernesto (p.24)
1
1B
C
2
D
3
E
4
F
5
A
6
B
F2
Comprensión oral (p.30/31)
Transcription de « La entrevista de Florence Jaugey « (Jon Apaolaza noticine.com)
Extrait 1 0-1.30
Bueno yo empecé a escribir este guión en el 98 con un fondo de Hubert Bals del Festival de
Rotterdam. No se había hecho ninguna película sobre boxeadoras. Ya cuando terminé este
guión ya empezaron a salir todas –que son tres o cuatro que se hicieron- mientras yo estaba
buscando desesperadamente el dinero para montar la producción. Pero la idea fundamental no
es el boxeo, es un pretexto para la muchacha para salir adelante, para salir del barrio, para
exteriorizar toda esta energía que podría ser negativa, pues que está en ella y exteriorizada de
forma positiva.
La idea me vino en realidad de todas las experiencias que yo tuve trabajando 20 años
haciendo documentales en todo el país, en todos los barrios. Me metí –digamos- conocí
muchas situaciones. Encontré mucha gente y los nicaragüenses son gente muy expresiva,
comparten mucho. Entonces vi muchas cosas, me contaron muchas cosas y en esta película
sencillamente, no inventé nada. Solamente junté historias, historias que me contaron a lo largo
de 15 años de experiencia de documentarista.
Extrait 2 1.35-3.56
10
La Yuma
Bueno en un inicio esta película no se hizo con un planteamiento industrial, en realidad se
hizo como una necesidad de reflejar una realidad de un país que ha perdido de cierta forma su
identidad a través de su proyección en el exterior porque no hay cine, no hay televisión, no
hay obviamente ninguna producción que refleja lo que es la realidad nicaragüense, ni para
dentro, ni para fuera. Entonces la gente ha perdido, de cierta forma, el reflejo de su propia
imagen y yo creo que es un deber devolvérselo. Eso fue realmente la primera necesidad y por
eso la película está realmente anclada en la realidad de Nicaragua ahora en el 2000 y refleja la
vivencia diaria de la gente en Nicaragua.
Ahora obviamente está hecha la película –luchamos diez años para hacerla - y tenemos que
pensar en un futuro y quizás en recuperar o rentabilizar o comercializar.
Al nivel del mercado nicaragüense hay 21 pantallas en Nicaragua. Obviamente no es un país
en el cual vamos a poder rentabilizar aunque sí estamos seguros de que va a ser un gran éxito
porque la gente tiene unas ansias para ver la película, lo que es totalmente comprensible…y
para el exterior pues estamos en eso. Por eso estamos viajando de festivales en festivales.
Venimos de Cartagena, vamos a Guadalajara, estamos en Miami para ver como hacemos para
lanzarla en el mercado internacional. Ahora, para futuras producciones es otro lío porque yo
pienso que si no hay voluntad politica de un país para desarrollar mecanismos propios para la
producción artística en general, no se puede. Esta película se hizo solamente con fondos
extranjeros y fondos nacionales pero de la industria privada. Entonces yo pienso que es
tiempo y ojala con esta película logremos hacer entender al gobierno que sí debería realmente
de crear leyes de cinematografía, de crear un instituto de cinematografía y mecanismos para
poder que exista un cine nacional.
Extrait 3 3.58-fin
Es una película que le llega al público con mucha facilidad. Retrata una realidad que es dura
pero como hay un poquito, bastante, emoción y una pizca de esperanza y algo de humor, yo
creo que le llega al corazón a la gente y sale del cine viendo una realidad difícil pero quizás
abierta hacia un futuro un poquitito esperanzador. Lo que hace que la película realmente le
llega a la gente.
11
La Yuma
CUADERNO DE CINE
12
La Yuma
ANTES DE VER LA PELÍCULA
Vas a ver la película La Yuma de la directora Florence Jaugey. Para que la entiendas
mejor vas a preparar un poco esta sesión de cine. Observa el cartel nicaragüense de la
película y descríbelo.
En primer plano……………...
En segundo plano...................
Al fondo……………………..
El contraste ……………….…
Los colores oscuros/claros
Los nubarrones………………
La joven………………………
La mirada……………………..
El peinado……………………..
La camiseta…………………….
Luchar…………………………..
La adversidad………………….
1. ¿Qué te sugieren el cartel y el titulo de la
película ?
2¿Qué temas crees que va a tratar la
película?
3. Compara este cartel nicaragüense con el
cartel francés. ¿Cuál prefieres ? ¿Por qué ?
3.Esta película fue filmada en Nicaragua
4.Busca informaciones sobre este país en
http://es.wikipedia.org/wiki/Portal:Nicaragua
5.¿Es un país del que se habla mucho en Francia?
13
La Yuma
DESPUÉS DE VER LA PELÍCULA
AL SALIR DEL CINE… ESCRIBE TU OPINIÓN SOBRE LA PELÍCULA
Ahora, después de ver La yuma, rellena rápidamente lo que viene a continuación para
dar tu opinión sobre la película.
I. Da tu primera impresión
¿Qué te pareció la película?
Genial
Muy buena
Entretenida
Interesante
Mediocre
Un rollo
Selecciona
Argumento:
Calidad de dirección :
Excelente muy bueno
Excelente
bueno mediocre malo malísimo
muy buena
Recomendar a espectadores potenciales :
buena
Sí
mediocre
mala malísima
No
II. Reflexiona un poco más… y completa las frases
1. Si yo tuviera que resumir el argumento diría que …………………………………………:
2. A mi parecer, lo que le interesa a la directora en esta obra es plantear el tema…………..…
3. En esta película, lo (los protagonistas, el tema, el tratamiento cinematográfico….) que más
me agradó (o impresionó, sorprendió, desagradó) fue………………………………………….
4. A mi juicio, es importante el título puesto que…………………….……..………………..
5. En resumidas cuentas, me pareció excelente, buenísima, buena, mediocre, mala la película
porque…………………………………………………………………………….……….…..
III. Ahora comparte oralmente con tus compañeros.
Pues para mí lo más
interesante en esta película es
que….
En segundo lugar….…
Por otra parte…..
Además……
Yo estoy de acuerdo contigo pero me
parece que también…….
No comparto tu idea…
Es evidente que….
Está claro que…..
14
La Yuma
DESPUÉS DE VER LA PELÍCULA
La ficha técnica
Título original : La yuma
Dirección : Florence Jaugey
Guión : Florence Jaugey, Juan Sobalvarro, Edgar Soberrón Torchia
País : Nicaragua / México / España / Francia
Año : 2009
Fecha de estreno en Francia : 29/09/2010
Duración : 90 min
Género : Drama- Acción - Deportes
Reparto : Alma Blanco, Eliézer Traña, Gabriel Benavides ,Guillermo Martínez, María
Esther López, Rigoberto Mayorga
La sinopsis
LaRigoberto
Yuma quiere
ser boxeadora. En su barrio pobre, los pandilleros luchan por el control de la
Mayorga
calle. En su hogar, el desamor es la regla del juego. El ring, la energía y la agilidad de sus pies
y manos, son los sueños y opciones que le quedan. Su relación con un joven aprendiz de
periodista, le hará encontrar a otra persona movida por el mismo deseo de encontrar su propio
espacio en el mundo. Sin embargo, la desigualdad los convierte en luchadores en esquinas
opuestas, y el crimen y la pobreza los pone de cara a una Nicaragua dividida en estratos
violentamente contrastados
La directora, Florence Jaugey
Florence Jaugey ha estudiado Letras Modernas y ha trabajado
como actriz en más de diez obras de teatro e igual cantidad de
películas, tanto en la televisión como en el cine.
Luego da el paso al mundo del cine cuando la contratan para
hacer una película en Nicaragua. Se enamora del país y se afinca
en Nicaragua. Allí pasa casi naturalmente al otro lado de la
cámara porque no puede sobrevivir como actriz, ya que no hay
teatro, ni cine profesional. Así que empieza a producir y realizar
cortometrajes de ficción y muchos documentales con un fondo
social muy fuerte. También trabaja como guionista y actriz.
En 1993, se radica en México, donde imparte clases en el Centro
de Capacitación Cinematográfica. Asimismo, da clases de teatro
y dirige la obra de Moliére El médico a palos. En 1998, gana el
Oso de Plata en el Festival de Berlín con su con su cortometraje
Cinema Alcázar, y en 2001 el Premio de la Sociedad de Autores
en el Festival Internacional de Documentales “Cinéma du Réel”
en el Museo de Artes modernas de Paris.
La yuma es su primer largometraje y le costó diez años para
montar esta película.
Lee todas las informaciones de la página e intenta
memorizar las que te parecen más importantes. Luego
esconde la página e imagina que tienes que presentar la
película a un amigo que no la ha visto. ¿Qué le dices ?
15
La Yuma
Notas de la directora
Lee este texto
La historia de Yuma es un trozo de vida profundamente arraigado en la Nicaragua de hoy.
Una Nicaragua cotidiana y desconocida que contrasta con la imagen del país que se vehicula
en el exterior, esencialmente ligada con catástrofes naturales, revoluciones y guerras.
La fuerza, la determinación y la astucia del personaje principal refleja la actitud de la
población frente a la adversidad y la desigualdad. La Yuma es una película donde se mezclan
los géneros, porque la vida esta hecha así, de golpes y corazonadas, risas y drama. Estamos en
la acción más que en reflexión. La imaginación crece con la necesidad y cada día es un reto
para los que no tienen nada desde un inicio.
Esta película es también un desafío. Este es el primer largometraje de ficción producido en
Nicaragua desde hace 20 años. Se filmó en la urgencia y la precariedad y se llevó a cabo
gracias al entusiasmo de un equipo motivado por la idea de crear un precedente en una
cinematografía naciente, y de dar un rostro a una realidad poco conocida en Nicaragua y el
mundo.
http://www.lahiguera.net
1. Entresaca los elementos relativos a Nicaragua. ¿Qué puedes deducir de la
realidad social de este país ?
2. Comenta la frase « La Yuma es una película donde se mezclan los géneros ».¿Te
parece que es verdad ? Recuerda algunas escenas de la pelicula que lo podrian
justificar.
Lee este texto
La acogida de la película en Europa o en América Latina
La acogida ha sido muy buena por el público en festivales de países muy diferentes. Primero
la lanzamos en Alemania, en el Festival de Mannheim, y fue muy increible la acogida, cuando
la copia ni siquiera estaba subtitulada en alemán, sino en inglés... En Cuba fue maravilloso.
La gente participó totalmente en el debate sobre la película, en Francia también, aquí fue muy
lindo en el cine de la Pequeña Habana, donde había muchos nicaraguenses entre el público. Es
una película que le llega muy bien a la gente porque aunque muestra una realidad que es muy
dura tiene bastante emoción, una pizca de esperanza y algo de humor, que llegan al corazón
del público. Salen del cine viendo una realidad difícil pero quizás abiertos a un futuro algo
esperanzador
Contesta
1. ¿Cómo fue acogida la película en los diferentes festivales del mundo?
2. Según la directora, ¿cuáles son los motivos que explican esta acogida ?
16
La Yuma
¿Quién es quién en la película?
Aquí tienes 8 fotogramas de la película. Obsérvalos y escribe algunas frases sobre cada
uno de los personajes (edad/actividad o profesión/rasgo de carácter que lo caracteriza).
Comparte luego oralmente con tus compañeros de clase y completa tu información.
La yuma y La cubana
Doña Scarlett
-
Gabriel, el hermano de la Yuma y Ernesto
La madre de Yuma
El Culebra
Yader
Los Pandilleros
17
Alfonso, el padrastro
La Yuma
¿Cómo son ?
 En esta caja tienes una lista de adjetivos para describir a los personajes
principales. Léela y pregunta a tu profesor el significado de las palabras que no
conoces.
brusco/a rebelde comprensivo/a simpático/a valiente
antipático/a comunicativo/a decidido/a adusto/a
drogadicto/a
responsable
fuerte
obstinado/a
truhán determinado/a
guapo/a moreno/a inteligente bravo/a holgazán soñador/a amable moralizador/a manipulador/a
orgulloso/a
voluntario/a
generoso/a
ameno/a
violento/a brutal tolerante caluroso /a positive/a mujeriego
ladrón
mantenido endeble
dominado/a
astuto/a
agresivo/a
 Después selecciona los adjetivos que te parecen más adecuados para cada
personaje y completa la tabla. Compara tu selección con la de tus compañeros y
compartid opiniones.
Virginia
Roa
La Yuma
La madre
de Yuma
Alfonso,
el
padrastro
Gabriel, el
hermano de
Yuma, El
Culebra
y los
pandilleros
Yader
Ernesto,
el
estudiante
Doña
Scarlett
 ¿Cómo se relacionan todos estos personajes ?
Se lleva bien con/no se lleva bien con : il
…………………………………………………………………
s‟entend bien avec/il ne s‟entend pas bien
…………………………………………………………………
avec…
…………………………………………………………………
Le cae bien : il le trouve sympa#
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
Le cae mal : il ne l’aime pas
………………………………………………………………….
Lo odia : il/elle le déteste
………………………………………………………………….
No lo soporta : il/elle ne le supporte pas
…………………………………………………………………..
Le gusta : il/elle l’aime bien
………………………………………………….. Tiene celos : il est jaloux
………………………………………………….. Se quieren como tortolitos : ils filent le
parfait amour
Es un buen amigo
18
Le ayuda…..
La Yuma
El mundo de la Yuma
Observa estos fotogramas sacados de la película.
1. Descríbelos y a partir de tus observaciones define « el mundo de La Yuma ».
 Los lugares donde vive
 Su entorno familiar
 Su entorno social
2.¿Qué adjetivo te parece más adecuado para caracterizarlo ? Justifícate
complejo
hóstil
rudo
crudo espantoso preocupante relajante
19
La Yuma
La Yuma y el boxeo
Entrenándose con Polvorita
Mire ésta es la muchacha….
Polvorita….¿Cómo estás Yader?
Yader Muy bien. Mire ésta es la muchacha de que le
hablé..Yo la entrené pero me la tiene que pulir.
Polvorita. Vamos a ver como responde esta chavala. ¿Cómo
te llamas?
Yuma Yuma.
Polvorita ¿Yuma? Vete a cambiar, calienta con las
muchachas y luego te subo al cuadrilatero.
Yuma ¿Hoy?
Polvorita Si. ¿No dicen que tenes madera? Vamos a probarte.
Yader Está un poquito impresionada pero es una buena
chavala. Tiene voluntad.
Polvorita Así son todas al inicio. Dejámela, vamos a
enseñarle.
Polvorita Más recto…Vamos…Sube la mano….
1. Lee este diálogo. ¿Dónde
pasa la escena ?
2.¿Cuál es el papel de Yader en
esta escena ?
3.¿Qué consecuencias va a
tener este primer encuentro de
la Yuma con Polvorita ?
1. Lee estas réplicas. En tu opinión, ¿qué representa el boxeo para La Yuma ?
1
Yuma :Mira loco, un día de estos me voy de este barrio
de las cien mil putas
2
3
Culebra : Para ya. No ves que vamos a ir a celebrar que le
ganamos a la policía.
Yuma : Pero yo ahorita voy para el gimnasio....
Ernesto : Y vos, por qué peleás, ¿ah?
¿Por qué boxeás?
Yuma : Porque me gusta.
Ernesto : Pues a mí no me gusta.
Yuma : ¿No te gusta el boxeo?
REFLEXIONA : ¿Cuál es el sueño de La Yuma ?
20
La Yuma
La Yuma, Yader, Doña Scarlett y La Cubana
Yader ¿Y entonces, Yumita? ¿Qué me contas de nuevo?
Yuma Pues nada... Doña Scarlett me está ayudando, pero fijate que no
sé como voy a hacer la próxima semana con los chavalos.
Yader Mirá creo que te conseguí un pegue.
Yuma ¿De plano?
Scarlett ¿Y dónde?
Yader ¿No vieron el circo que se acaba de instalar en la cancha?....
1.Lee este diálogo y situa la escena en la película.
2.¿Por qué Yader le habla a Yuma del circo ?
¿Qué va a pasar después de esta escena ?
3. ¿Qué representa Yader para La Yuma ?
¿Entiendes ahora esta réplica ?
¡Yader ! Sos el broder
(1)más tuani (2) que
tengo loco.
(1) (Fam.Nica) : le pote ; (2)
(fam.Nica) sympa
Lee esta frase
« Unos cuantos creen en la Yuma, Yader el instructor de gimnasio y bailarín
stripper, La cubana, su amigo travesti y hasta doña Scarlett, su jefa en la tienda
de ropa usada. »(http://www.laprensa.com.ni/2010/04/07/revista/21094)
 REFLEXIONA
En tu opinión, ¿Doña Scarlett y La Cubana tienen un papel
similar al de Yader ? Cita algunas escenas de la película
para justificarte.
21
La Yuma
El mundo de Ernesto
1
…………………………………..…
……………………………………..
2
……………………..……
…………………………..
…………………………
…………………………
3
1.Observa estos tres fotogramas y sitúalos en la narración fílmica. Inventa un
título para cada uno de ellos.
2.¿Cómo podrías caracterizar el « mundo » de Ernesto ?
3. Compáralo ahora con el mundo de la Yuma.
22
La Yuma
Primer encuentro con Ernesto
La mochila
Yuma : ¿Oye. Vos sos Ernesto?
Ernesto :Sí, ¿por qué?
Yuma : Es que... Yo soy Yuma.
Ernesto: ¿Ah, sí? ¿Y para qué soy bueno?
Yuma : Es que tengo algo tuyo.
Ernesto: ¿Es una adivinanza?
Erick: Cuidado, Ernesto, te voy a acusar..
Yuma : Qué es la verga de este hijo de la gran puta?
Ernesto : Tranquila. A ver, ¿qué es lo que me tenés?
Yuma : Es que me encontré algo en la calle y te lo vine a dar.
Ernesto : Oye, oye, oye ¿dónde lo encontraste?
Yuma : ¿Ya no te dije que lo encontré en la calle, que pensas que soy tamal? ¿Si no lo querés
no lo agarrés.
Ernesto: No, no hay falla, disculpame... Te invito a una gaseosa.
Yuma : ¡No! Gracias.
Ernesto : No te vayas, dejáme agradecerte, me salvaste la vida, no te imaginás. Mirá, allá hay
un bar, nos sentamos, espantamos a las moscas, nos tomamos una gaseosita como acto de paz.
Yuma : Dale, pues.
Ernesto : Sentémonos aquí, voy por las gaseosas.
1.Entresaca en este diálogo todas
las expresiones de la Yuma que
muestran
que
está « a
la
defensiva ».
2.¿Cómo se puede explicar esta
agresividad?
3.Y Ernesto, ¿cómo se comporta
con ella ?
4.¿Qué piensas de este primer
encuentro ?
23
La Yuma
La relación con Ernesto
B
A
D
C
F
E
1. Todos estos fotogramas se han mezclado. Vuelve a ponerlos en orden cronológico .
1
2
3
4
5
6
2. Lee estos dos fragmentos y asócialos con dos de los fotogramas
1
Ernesto : ¡Mirá, mejor dejá de
hacerte la inocente! Ya entendí tu
juego y el de tus amigos. ¿Se
divirtieron, verdad? Ahora entiendo
tu fascinación por los golpes. Sólo
así puedes vivir. Pura violencia. ¡A
la gran puta! ¡Fui el pendejo
perfecto
Yuma : ¿Aja? ¿Y qué es lo que me ves?
2
Ernesto: Sos una chavala rara.
Yuma : ¿Qué es lo que querés decir con eso?
Ernesto : Es que nunca he conocido una
chavala como vos, tan...
Yuma : ¿Tan qué...?
Ernesto : ¡Tan arrecha! ¿Por qué estás
siempre a la defensiva? Yo te invito aquí, te
quiero conocer, es todo.
24
La Yuma
Este es mi país. Aquí nací, aquí crecí…
Ernesto : ¿Por qué no me contaste que nunca habías venido al
mar?
Yuma : Porque nunca me lo preguntaste.
Ernesto : Oye... vos sí sos secreta. ¿Por qué no me contas nada
de vos?
Yuma : ¿Y vos que andás de curioso? Pero vos no me dices
nada de tu vida. ¿Contame algo?
Ernesto :¿Qué querés que te cuente?
Yuma : No sé. Me imagino que tenés familia…
Ernesto : Sí. Tengo dos hermanas menores. Vivimos con mi
mama. Mi papá vive en Miami y nos manda billetes para los
estudios.
Yuma : Oye tu roco(1) está en Miami, ¡qué de a verga (2)! ¿O
sea que te podés halar (3)?
Ernesto : ¿Y eso qué? A mí me gusta estar aquí.
Yuma : Vos si sos raro. No jodás que no daría yo por tener esa
visa. ¡Para irme a la mierda! ¿Qué es lo bonito que le ves aquí?
Ernesto : Mirá, éste es mi país. Aquí nací, aquí crecí. Mi papa
se haló pero mi mamá se quedó y así nos crió, con ese
sentimiento que pertenecemos a esta tierra.
Yuma : Sólo vos crees en esto.
Fíjate en la primera parte de este
diálogo entre Ernesto y la Yuma.
1.¿Quién de los dos obtiene más
informaciones sobre el otro ?
2.En ¿qué consiste « el arte » de la
Yuma ?
En la segunda parte :
3.Analiza las diferencias entre
Ernesto y la Yuma respecto a su
relación con su país.
4.¿Qué revela de la situación socioeconómica de Nicaragua ?
(1) Roco : padre (Fam. Nica) (2) ; qué de a verga : qué suerte (Vulg.
Nica.) ; halar (Fam.Nica) : ir
 ESCRIBE
Redacta unas líneas sobre la relación entre
la Yuma y Ernesto.
25
La Yuma
Los pandilleros y la ley de la pandilla
Observa este fotograma y lee
este diálogo.
1.¿Cómo se comportan los
Pandilleros con Yader ?
2. ¿Qué es lo que le reprochan ?
Justifícate utilizando Ya no
Bismarck ( a Yader) Te vine a saludar. Ya no se te ve la cara. Desde
que te hiciste un hombre de negocios te hiciste un creído.
Yader Lo que pasa es que uno tiene que buscar su rumbo.
Bismarck Ah sí, pero eso no significa que te vas a hacer un
amargado. Ya no se te ve en la calle, ya no vas a los bacanales (1),
ya no le hablás a la pipol (2)
(1) Fam.Nica : fiestas ; (2) Fam.Nica : potes
3. Lee ahora estos 3 diálogos y el artículo sobre las pandillas.
Yuma (a los pandilleros) : Ustedes son un montón de
comemierdas.
El Culebra : Calmate oíste. Te me estás poniendo pesada,
andate con cuidado
Yuma : ¿Y desde cuándo yo te tengo que dar cuenta de mi vida?
El Culebra : Desde que te hice mi mujer, ¿o es que ya se te olvidó?
Yuma : Mira yo no tengo dueño oiste. Yo hago lo que me da la
regalada gana. Todo el mundo me quiere mandar. En mi casa me
viven jodiendo, ¡y ahora hasta vos me salís con esa mierda, como si
tuvieras derechos sobre mí!
La Cubana : Cuidado, te metes en algun enredo vos
chavala
Las
pandillas
son
organizaciones
colectivas que tienen convenciones y
reglas fijas, que pueden incluir rituales de
iniciación, una jerarquía, y códigos que
pueden hacer de la pandilla una fuente
primaria de identidad para sus miembros.
Estos códigos también pueden exigir
patrones
de
comportamiento
particulares:
ropas
características,
tatuajes, pintas o graffitis en la zona que
dominan, señales con las manos y un
argot. Y por supuesto, una participación
regular en actividades ilícitas y violentas.
Estas
pandillas
están
muy
frecuentemente -aunque no siempreasociadas a un territorio preciso y sus
relaciones con la comunidad de ese
territorio pueden ser tanto amenazantes
como protectoras, pudiendo además
cambiar de un papel al otro muy
fácilmente.
http://www.envio.org.ni/articulo/3697
REFLEXIONA
¿Qué puedes decir del funcionamiento de la pandilla de El
Culebra? ¿Cuáles son sus reglas?
26
La Yuma
REFLEXIONA
EL DESENLACE DE LA PELÍCULA
1.Describe este fotograma.
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
2. El circo se llama “Libertad”. Justifícalo. ¿Se te ocurre otro nombre para este circo?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
3.Lee este fragmento de críitica y coméntalo.
El final abierto de la película hace pensar a muchos de los fans que habrá una segunda parte,
la cual no sé si vaya a suceder, pero que al menos les deja en mente la idea de como sería esa
continuación: La Yuma no acaba con el final de la película, y eso la mantiene viva como
personaje. (http://www.penalba.info/blog/2010/06/06/la-yuma-2-0)
27
La Yuma
LA MUSICA EN LA PELİCULA
En una película la música es tan
importante como la misma historia.
En el caso de La Yuma, la canción
Vida de perro estuvo a cargo del
grupo de música urbana LBC, cuyas
iniciales en inglés significan Banda
de Sangre Latina.
http://www.laprensa.com.ni/2010/05/06/revista/23732.
NIÑOS CRECIENDO CON PISTOLAS DESDE PEQUEÑOS
VIVIENDOEl
ENgrupo
UN AMBIENTE
DEde
BRONCAS.
MARAS Y LEÑOS(1)
LBC Banda
sangre latina
ACOSTUMBRADOS A VER SANGRE EN LAS CUNETAS ,
LAS PATRULLAS POR EL DIA Y EN LAS NOCHES ESCOPETAS.
Aquí tienes la letra de la canción
VEHICULOS ENTRANDO HOMMIES (2) SOBRE LA JUGADA
POR SI NOS CAE LA JURA(3) TENER LISTA LA SAFADA (4).
SITIOS OSCUROS PA ESCONDERSE SON SEGUROS
PERO TEN CUIDADO SI LOS GUARDIAS TE ATRAPAN VA SER DURO.
FEO ES TENER A ALGUIEN QUE NO PUEDES VER
PERO QUE LE VAMOS A HACER EL BARRIO HAY QUE MANTENER
Y LEVANTARSE DILEMA EL PAN DE CADA DIA
EN EL BARRIO SE NOTA QUE ANTES MENOS DROGA SE CONSUMIA.
PERO ASI ES EL VICIO CRECE Y CRECE
EN LOS PENITENCIARIOS MUCHOS HOMMIES QUE PERECEN
MERECEN ESA VIDA TE PREGUNTO A TI
QUE NO TENES IDEA QUE ES NACER Y CRIARSE AQUÍ.
1.Lee esta canción de la película.
2.Busca
los
elementos
que
coinciden con la trama narrativa
de la película (personajes, lugares,
actividades,
realidad
social,
ambiente..).
3. ¿Te parece interesante haber
elegido este grupo y esta canción
en la Yuma ? Justifica
AQUÍ ES QUE SE VE LA VIDA NO ES COLOR DE ROSA
CASAS DE MADERAS, CALLES ACERAS POLVOSAS
QUE COSA!!! , AQUÍ TAMBIEN MUCHO SE GOZA
CUIDADO AL PASAR ESTO ES ZONA PELIGROSA
NIÑOS EN LAS CALLES JUGANDO CHIVOLAS (5)
EN LA ESQUINA UN HOMIE ESTA TIRANDOSE UN ROLO (6) A SOLAS
PEDIENTE ANDA DESPACITO Y SOBREVIVE
SI SALES CORRIENDO YA LA JURA TE PERSIGUE
ZONAS PELIGROSA EN LA OSCURIDAD
TEN CUIDADO PORQUE AL PASAR PORQUE SINO NO VUELVES MAS
ZONA PELIGROSA EN LA OSCURIDAD
TEN CUIDADO PORQUE AL PASAR PORQUE SINO NO VUELVES MAS
(1) Un churro de marihuana (2) amigo/hermano (3) la policía (4) la pistola (5)
jugando canicas (6) un broder o amigo se está fumando un churro de marihuana
28
La Yuma
EL TONO DE LA PELÍCULA
2
1
3
4
1.Situa los diferentes fotogramas en la acción de la película.
2.Compara las situaciones. ¿Cómo definirías el tono de esta película ?
3.¿Te parece una buena idea mezclar los tonos para tratar de temas duros ? Lee lo que dice a
este propósito la directora.
4. ¿Conoces algunas películas francesas sobre los mismos temas ? ¿Qué les diferencia de esta
película ?
« Aunque muestra una realidad que es muy dura tiene bastante emoción, una pizca
de esperanza y algo de humor, que llegan al corazón del público. Salen del cine
viendo una realidad difícil pero quizás abiertos a un futuro algo esperanzador”.
Florence Jaugey
29
La Yuma
COMPRENSIÓN ORAL
Entrevista a la directora, Florence Jaugey
Conéctate en el sitio http://www.youtube.com/watch?v=cq_tqywyuYA y escucha varias
veces lo que explica Florence Jaugey en su entrevista.
I. Fragmento 1 (0-1.30)
1. Comprensión global
En este fragmento, la directora habla de……………………..………………………………..
………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………….……
2. Comprensión más precisa- Selecciona la respuesta correcta y escribe lo que has
entendido
1.Florence Jaugey empezó a escribir el guión en
1978 1998
2.Ya se habían hecho muchas películas sobre boxeadoras
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
3.El boxeo es el tema fundamental de la película
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
4.La idea de la pelicula surgió de un libro que había leído la directora
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
30
La Yuma
Fragmento 2 (1.35-3.56)
1. Comprensión global
En este fragmento, la directora habla de……………………..………………………………..
………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………….……
…………………………………………………………………………………………………..
2. Comprensión más precisa- Selecciona la respuesta correcta y escribe lo que has
entendido
1. En Nicaragua hay una producción cinematográfica importante
Sí
No
………………………………………………………………………………………………..
2.Nicaragua tiene un problema de identidad dentro y fuera del país
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
3.En Nicaragua va a ser muy fácil rentabilizar la película
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
4.Actualmente la directora viaja de festivales en festivales
Sí
No
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
5.En Nicaragua hay una verdadera voluntad política para desarrollar el cine nacional Sí No
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
III. Fragmento 3 3.58-fin
Completa las frases
Es una película que le …………. al público con mucha facilidad. …………una realidad que
es…………. pero como hay un poquito, …………., emoción y una pizca de……….y algo
de……….., yo creo que le llega al…………a la gente y sale del cine ………..una realidad
difícil pero …………….. abierta hacia un…………..un poquitito esperanzador. Lo que hace
que la película realmente le llega a la gente.
Para terminar haz la sintesis oral de todo lo que has escuchado.
En este vídeo, Florence Jaugey primero habla de….
Primero………………..
Después……………….
Luego…………………..
A continuación…………
Para terminar……………
31
La Yuma
COMPRENSIÓN ESCRITA
1.Lee atentamente esta crítica de La yuma (Publicada por Francisco Ruiz Udiel. Nicaragua.
25 de mayo de 2010 http://fabricioestrada.blogspot.com/2010/05/la-yuma-pelicula-nicaraguense.html)
/…/La Yuma, interpretada por Alma Blanco, es una muchacha de los barrios marginales de
Managua que intenta salir de la pobreza y la violencia que le rodea. No son tan agresivos los
golpes que tiene que dar en el cuadrilátero, sino en la propia vida, llena de tragedia y
desesperanza, sobre todo en el ambiente hostil en que vive y en un país incapaz de adecentar
el futuro de la juventud.
El filme fue rodado en algunos escenarios conocidos de Managua, tales como la Universidad
Centroamericana (UCA), los bares de la rotonda Bello Horizonte y el mítico bar nocturno
“Art Café”, ubicado frente al parque “Las Palmas”. Respecto del elenco, éste favorece a la
película pues cuenta con la actuación de Salvador Espinoza, quien interpreta a Alfredo, un
holgazán y “mantenido” que caracteriza la violencia masculina y el abuso de poder en la
familia.
/… / Respecto de los diálogos, éstos son verosímiles por el contexto en que se desarrolla la
ficción. Pero hay otros donde faltó profundidad de contenido. Específicamente en una
conversación entre La Yuma y Ernesto, su novio, cuando hablan acerca de la esperanza de
seguir viviendo en este país.
Quizá esa carencia de puntualizar acerca del porvenir social de Nicaragua se justifica tomando
en cuenta las vidas particulares de cada uno. La Yuma es de pocas palabras y prefiere hablar
con golpes. Es “arrecha” (valiente y decidida) pero no tonta. Es adusta en apariencia, pero
soñadora. En el cuadrilátero le llaman “La indomable”. Ernesto es un estudiante de la carrera
de Comunicación Social, de la UCA, que hace su pasantía en EL NUEVO DIARIO, pero vive
enclaustrado en su propia burbuja. Es un personaje, además, endeble de carácter y sin miedo a
decirlo, de actuación.
Sin embargo, la actuación de La Yuma es poderosa, creíble y contundente. Un personaje con
carácter del cual uno logra identificarse, clave fundamental en el cine para sentir la historia y
vivirla. La Yuma es quien pone las reglas y “hace lo que quiere”, dice otro personaje cuando
se refiere a ella. Rebelde, pero no caótica. Quizá se trata de una imagen más alentadora de lo
que se cree de los jóvenes. Una demostración, además, de que la pobreza no es excusa para
vivir en el abismo y de que la voluntad puede llegar a ser protagonista.
El personaje lleva el hilo conductor en un relato de ficción lleno de humor negro y que logra
mantener un buen ritmo en la película. Pero lo que hace diferenciarse a esta película de otras
es que puede hacerle creer al espectador que se trata de una historia de amor y de un guión
predecible, hasta que súbitamente adquiere un giro dramático que cambia el destino del
personaje hacia un encuentro más intenso con la vida, irónicamente haciendo su función de
boxeo en un circo de barrio llamado “La Libertad”.
Quizá la directora nos quiere decir que es posible tener una vía de respiro en medio del circo
político que vemos diariamente y en medio de la cotidianeidad surrealista a la que nos
enfrentamos Hay que seguir luchando, pareciera decirnos el personaje principal, una mujer
llena de coraje y determinación que busca ganarle a la vida por nocaut. Bravo Yuma. Bravo,
Florence, por esta batalla.
32
La Yuma
1.Entresaca en este texto todos los elementos que se dan sobre :
1.
2.
3.
4.
Los personajes de la película (La Yuma, Ernesto, Alfredo…)
Los escenarios (lieux de tournage)
La actuación (le jeu) de los diferentes personajes
El ritmo de la película
2.¿Cuáles son los elementos positivos y menos logrados (moins réussis) que destaca el
periodista en esta crítica ?
Lo positivo
Lo negativo
3.Para él ¿Qué es importante para que un espectador pueda vivir y sentir la historia en
una película ? ¿Compartes su opinión ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
4.Según el periodista ¿Qué diferencia existe entre esta película y otras ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
5. Dirías que esta crítica de cine es globalmente :
Negativa
Positiva
Matizada (nuancée)
6. Justifica
Me parece que………………………………………………………………………….………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
Fíjate en la lengua
Respecto del elenco…
Respecto de los diálogos….
Con respecto a….
Respecto a….
Respecto de…..
Pour changer de sujet, parler d‟autre chose
33
La Yuma
Las intenciones de la directora
Florence Jaugey y Alma
Blanco durante el rodaje
1. Lee todas las propuestas relativas a las intenciones de la directora y selecciona las
tres que te parecen corresponder más al proyecto cinematográfico y humano de
Florence Jaugey
 Quiso contar :
1. La historia de una joven boxeadora
2. Una historia de amor imposible entre dos jóvenes muy diferentes
3. Anécdotas de las barriadas de Managua
 Quiso mostrar :
4. Las dificultades de los jóvenes en Nicaragua
5.El funcionamiento de las pandillas
6.Una chica que lucha por su independencia
7.El combate universal de luchar para conseguir su meta
 Quiso sensibilizar a :
8.La pobreza y los problemas sociales en Nicaragua
9.Los problemas específicos de las chicas en los barrios pobres de Managua
10.Las dificultades para escaparse de la realidad social que le ha tocado vivir a uno.
11.La importancia del deporte para salir adelante
 Quiso dar :
12.Un ejemplo de chica que sale adelante gracias a su determinación y voluntad.
13.Una imagen a la vez cómica y dramática de Nicaragua
14. La palabra a los jóvenes nicaragüenses
 Quiso trasmitir
15.Valores positivos
16.Un mensaje esperanzador
 Quiso hacer :
17.Una película sobre su país de adopción, el Nicaragua
18.Una película que refleja la realidad social de su país
19.Una película emocionante y humorística
20.Una película que pueda cambiar “algo” en la sociedad nicaragüense
1. Comparte con tus compañeros de clase y organizad un debate .
2. ¿ Te parece lograda la película ?
34
La Yuma
TAREA 1 : ESCRIBO MI CRÍTICA DE CINE
1.Para escribir tu crítica, primero haz la lista de lo que te ha gustado o no en la película
(personajes, situaciones, escenas, tono, actuación, guión, música, desenlace…).
Me ha gustado
No me ha gustado
2.Lee los fragmentos de las críticas que se han escrito sobre la película e identifica las
que te parecen positivas y las que te parecen negativas.
Las situaciones en que se ven envueltos los personajes y los lugares de la
desvencijada Managua, más que un guión cinematográfico, parecen
extraídos de una escena cotidiana, donde no hay lugar al dramatismo ni a
la compasión pero sí mucho humor, ironía o burla de la gente al asumir su
realidad.
El guión está estructurado de forma que no plantea una
http://www.radiobiobio.cl/
transformación en ninguno de los personajes; es en ese sentido
un desastre narrativo, no es más que una recopilación de
escenas, no hay unidad ni un conflicto claro y consistente que
obligue o permita a los personajes desarrollarse y
transformarse.
http://carmadarkid.blogspot.com/2010/05/dilucidando-la-yuma.html
En la actuación, Alma Blanco y Rigoberto Mayorga son los que
mueven la película, y Salvador Espinoza llega a ser odiable realmente
(su personaje, no él). La gran mayoría de los personajes se ven
naturales, a excepción de Ernesto (Gabriel Benavides) que creo le
falto más carisma o comunicación con la cámara.
El uso de cámara es monótono, aburrido y de tomas muy
largas. Puede ser que hayan usado este estilo de cámara para
tratar (infructuosamente) de lograr cierto realismo. Pero al
final este estilo se vuelve pesado, lento e inconsistente; es
similar al uso de cámara empleado en las series de televisión
Ahora, recordando todo
de Nicaragua.
http://carmadarkid.blogspot.com/2010/05/dilucidando-la-yuma.html
“La Yuma” tendrá éxito comercial, además del lugar que se ha ganado en
la historia de nuestro incipiente cine/../La película está diseñada para
complacer y reconfortar.
lo que has estudiado antes
sobre la película, escribe
tu propia crítica de La
Yuma.
35
La Yuma
TAREA 2 : LA YUMA LE ESCRIBE UNA CARTA A SU AMIGO TRAVESTI, LA
CUBANA
La Yuma y sus hermanos, Rommel y Marjurie se han ido del barrio
con el circo Libertad para llevar otra vida….pero La Yuma no olvida
a sus antiguos amigos y le escribe una carta a La Cubana.
Imagina lo que le cuenta…. Ayúdate con los fotogramas.
Hola amigo,
¿Cómo te va ? Pues nosotros…………………….…..
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Un abrazo grande de
La Yuma
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La Yuma
REFLEXIONA Temas de debate en clase
 ¿El deporte, ascensor social ?
La importancia del deporte
Por Héctor Daniel Volpi
24 Marzo 2009
El deporte en el mundo no es un tema menor./…/ Sin dudas el deporte le cambia la vida a un
niño que está en situación de calle y lo hace útil viviendo en sociedad, lo aleja de los malos
vicios como las drogas y la delincuencia; existen preciosos ejemplos en nuestro país de niños
que fueron sacados de la mala vida callejera y hoy son atletas llevando una vida digna gracias
al deporte. Además de lo concerniente a la salud y a los valores, el deporte en el Uruguay
constituye uno de los ascensores sociales, semejante a la Universidad de la República y la
carrera Militar. A vía de ejemplo, el fútbol es un ascensor social donde chiquilines de familia
muy humilde, pertenecientes a barrios marginados, comienzan a practicarlo desde niños,
pasan por divisiones inferiores hasta llegar a primera y llegan a ser contratados por clubes
europeos….
http://www.lacalle.com.uy/blog/?p=183

« Un país sin cine es un país sin rostro »
La Prensa, el diario de los nicaraguenses - 2002
¿De verdad os parece que actualmente un país sin cine es un país invisible ?
 ¿Proyectos para salir adelante ?
Conéctate en el sitio
http://efe.ikuna.com/56_videos/721780_el-teatro-una-esperanza-contra-la-violencia-machistaen-barrios-pobres-de-argentina.html
Lee la noticia sobre un proyecto teatral argentino : El teatro, una esperanza contra la
violencia machista en barrios pobres de Argentina
¿Existe en tu opinion alguna relación con el tema de la Yuma ? ¿Se te ocurren otros
proyectos que podrían ayudar a los jóvenes, chicos y chicas, a salir al exterior y mejorar
su situación social ?
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La Yuma
Para saber más…. sobre el fenómeno de las Maras
Las Maras, las pandillas que atrapan a una juventud sin esperanza
Par Cristina L’Homme | Journaliste | 06/05/2010 | 07H45 http://www.rue89.com/alma-latina
La vida loca
En Francia, el público descubrió a las Maras cuando salió al aire el documental « La vida loca » del Fotoreportero y director de documental franco-español Christian Poveda asesinado el 2 de septiembre del 2009, al
estar presentando su documental sobre la Mara 18, un gang muy violento de El Salvador. Los gangs
centroamericanos - o Maras - son formados de jóvenes muchachos que hoy en día están organizados
internacionalmente. ¿Qué sabemos de su historia ? ¿De su creación ? De sus ritos de iniciación ? ¿De la reacción
de los Estados frente a la amenaza que representan ?
Fernando Villamizar nos habla de ellos aquí.
Abogado colombiano y profesor de derecho, vivió muchos años en América Central : pasó cinco años en
Guatemala y fue a El Salvador, Honduras y Nicaragua durante las elecciones que tuvieron lugar entre 2006 y
2007. Su trabajo de investigación y su análisis sobre las Maras nos pueden ayudar a comprender mejor el
fenómeno, sus orígenes y su porvenir. Fernando Villamizar trabajó en la Universidad de Istmo en Ciudad
Guatemala donde participaba a un programa de asistencia social y jurídica a los Mareros desde el 2007./../
Origen de las Maras
« Todo comenzó en los años 1960-1970 con mucha énfasis en la segunda mitad de los 70 cuando se intensifican
los conflictos armados en Centroamérica. Grandes masas, sobre todo de hombres, se desplazan a los Estados
Unidos, la mayoría de ellos a California. Es difícil la contratación, porque la mayoría no habla inglés en ese
entonces. Y Cuando trabajaban algo, las pandillas negras, puertorriqueñas, mejicanas que ya estaban mas
consolidadas, los asaltaban. Eso empieza a generar mecanismos de defensa : para proteger sus salarios, los que
trabajaban, se agruparon. Marchaban juntos, y empezaron a tomar los mismos mecanismos que las pandillas
negras y puertorriqueñas, que eran las más cercanas culturalmente. Así nacen las Maras en Los Ángeles. »
Las Maras americanas
« Muy rápidamente, los Mareros que en esa época son más bien defensivos que ofensivos, prefieren robar que ir
a trabajar : uno de ellos me contaba que si el ganaba 5 dólares en un día, si se robaba un estéreo de un valor de
400 dólares lo podía vender en 50 dólares. Y en solo 20 minutos ganaba lo que le habrían dado en 10 días de
trabajo. Así comienzan a meterse en delincuencia, drogas, guerras de pandillas…Cada Mara se consolida en su
barrio de los Ángeles : en la calle 13, la “Mara Salvatrucha 13” (MS-13), en la calle 18, la “Mara 18”. Esas dos
Maras se odian y están continuamente en guerra. »
Los Mareros vuelven a sus países de origen
« En los años 90, los Mareros que tienen antecedentes penales son expulsados de los Estados Unidos. Y cuando
llegan a Nicaragua, El Salvador, Guatemala o Honduras, no saben como reinsertarse en su sociedad de origen. Y
allí hay un proceso paralelo que los va a favorecer : es que esos países pobres, pequeños y con poca capacidad
institucional. Además, Guatemala y en El Salvador entran en un proceso de democratización y comienzan los
procesos de paz, y con éstos los mecanismos de seguridad del Estado que habrían podido contenerlos, se
desmontan. Así es que las Maras se incrementan muy rápidamente, además con un alcance ya no local sino
multinacional. Su red se extiende en toda América Central con impacto muy fuerte en los Estados Unidos. Si por
ejemplo, un Marero esta siendo perseguido en Honduras, su Mara lo manda a El Salvador para protegerlo.
Las Maras diversifican sus actividades. La básica, es la extorsión de todo lo que da dinero, como el secuestro de
conductores de autobuses (en Guatemala, hubo 20 muertos en un mes y medio a principios de 2010 porque no
habían pagado la extorsión), droga, robo de autos, llevar gente que quieran pasar la frontera de los EstadosUnidos)… los grandes coyotes son Mareros porque se conocen la ruta, llevan a peruanos, colombianos,
bolivianos, ecuatorianos y centroamericanos para atravesar la frontera. Además, ellos manejan zonas enteras así
es que interesan a los grandes narcotraficantes, que los utilizan como mano de obra para proteger sitios de
transito a la droga. »
Sigue en http://www.rue89.com/alma-latina
¡ Conéctate !
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La Yuma
Para saber más…. sobre las migraciones en Nicaragua
La migración en Nicaragua
http://www.radiolaprimerisima.com/noticias/1512 (2 abril 2006)
Por Luca Martinelli, del Centro de Investigaciones Económicas y Políticas de Acción Comunitaria,
CIEPAC: Las políticas neoliberales traen consigo un crecimiento importante de la migración. ¿La
economía de Nicaragua depende de las remesas? ¿En qué medida? ¿Cuál es el patrón del migrante
medio? ¿De donde viene y para dónde va?
MLV: La migración en Nicaragua tiene dos destinos fundamentales: Estados Unidos y Costa Rica. La que va
hacia Costa Rica es la más numerosa. Hacia Costa Rica van fundamentalmente hombres y mujeres de zonas
rurales, con menos estudios. Viajan también los más "audaces", lo que significa una sangría para el país. Estos
migrantes, se ocupan en Costa Rica en todo tipo de trabajos en el campo y en las ciudades costarricenses. Se
calculan unos 800 mil nicaragüenses en Costa Rica, parte de ellos entran y salen según los tiempos de las
cosechas. Esa masa de nicas sostiene la economía agroexportadora costarricense: azúcar, banano, café. Trabajan
también masivamente en la construcción y en servicios: vigilantes, empleadas domésticas.
A su vez, esa masa de nicas sostiene a sus familias, con lo que envían mensualmente: las remesas. El promedio
mensual que envía un emigrante en Costa Rica a Nicaragua es de sólo 50 dólares, a veces menos, pero suficiente
para garantizar la sobrevivencia esencial de la familia que se quedó en Nicaragua. Los migrantes que van a
Estados Unidos tienen mejor preparación o ya tenían familia allá desde los años 80 (los años de la emigración
"política"). Las remesas mensuales de un emigrante en Estados Unidos duplican o triplican las de los
costarricenses. La economía nicaragüense se sostiene -o mejor, se equilibra o se estabiliza- con las remesas de
los migrantes. Se calculan en 800 millones de dólares anuales. Superan los ingresos por la cooperación
internacional y las importaciones. Este fenómeno no es exclusivo de Nicaragua. Desde México a Nicaragua, la
historia se repite en toda Centroamérica. La realidad es que los programas de ajuste no "funcionan", sino que han
provocado el fenómeno migración-remesas y es ese fenómeno el que hace funcionar la economía: le quita
presión al país porque muchos se van y entra un flujo importantísimo de divisas, lo que significa un gran negocio
para el sector financiero del país. Como no se puede cambiar el país, una gran mayoría de gente opta por cambiar
de país.
CIEPAC: ¿Cuáles son los cambios sociales y culturales que los tres tipos de migración (campo-ciudad,
rural-EEUU, rural-Costa Rica) causan en el medio rural? ¿Cómo afectan las remesas el patrimonio
cultural de los pueblos del campo?
MLV: Las remesas familiares, vengan de Estados Unidos o de Costa Rica, alteran patrones culturales de las
comunidades rurales. Se observa, por ejemplo, la pérdida de lo que podemos llamar "cultura del trabajo". La
gente vive "atenida" a lo que les llega de fuera, eso los hace desconfiar de su propia capacidad para salir
adelante. Y eso profundiza sentimientos y actitudes de dependencia. Las remesas que vienen de Estados Unidos
fomentan una admiración acrítica por el país del Norte.
En ambos casos, la migración produce fracturas familiares. Y nuevas organizaciones y vínculos familiares. Las
comunidades rurales pierden a sus jóvenes, lo que las estanca en el pasado. Es notable en muchas comunidades
rurales el papel preponderante que asumen las abuelas, porque las mujeres madres jóvenes están emigrando cada
vez en mayor número. Niños y niñas en manos de abuelas serán criados de forma distinta a si los criaran sus
madres. Hay valores muy positivos derivados de la migración a Costa Rica: los migrantes aprenden cómo es una
sociedad más institucionalizada, más organizada, un tejido social más estructurado. El modelo costarricense, a
pesar de que el neoliberalismo lo está erosionando, es uno de los más desarrollados, en beneficios sociales
(salud, educación, seguridad social) del continente. Experimentar durante años cómo funciona una sociedad más
justa enseña mucho a los migrantes nicaragüenses en Costa Rica. También aprenden la necesidad de que valores
de tolerancia y respeto se fomenten entre ambos países.
En el caso de la migración campo-ciudad, lo que más podemos apreciar es el paso de una pobreza austera con
cierta dignidad en el campo a una pobreza sin dignidad, rayana en la mendicidad, en los cinturones de miseria de
la ciudad. Todos estos son procesos que, de una manera o de otra, vivieron todos los países de Europa en algún
momento de su historia. El problema en Centroamérica es lo masivo e indetenible del fenómeno y lo difícil que
nos resulta imaginar que podrá ser reversible relativamente pronto por la apertura de nuevas y buenas
oportunidades de desarrollo en nuestros países.
39
La Yuma
Y para ver imágenes del rodaje de la peli…
http://www.facebook.com/video/video.php?v=132561056760021&comments&ref=mf

Pour commenter, réagir, compléter ce
dossier :
[email protected]
Odile Cleren-Montaufray est agrégée d‟espagnol et professeur-relais de la Délégation
Académique et Culturelle de l’Académie de Paris. Co-fondatrice de Cinélangues, elle dirige
par ailleurs la collection espagnol collège A mí me encanta (Hachette Education).
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