cahier 1 - La Cinémathèque québécoise

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cahier 1 - La Cinémathèque québécoise
cahier 1
projets et résolutions
Toute reproduction éventuelle, en tout ou en partie, doit com porter la mention du
nom de l’auteur du texte e t / o u la référence: CAHIERS (no.) DES RENCONTRES
INTERNATIONALES POUR UN NOUVEAU CINEMA, Montréal 1975.
Dépôt légal: 3e trim estre 1975. Bibliothèque Nationale du Québec.
CAHIERS DES
RENCONTRES
INTERNATIONALES
POUR
UN NOUVEAU
CINÉMA
cahier no. 1
Résolutions adoptées
lors de l’assemblée plénière
du 8 juin 1974
(Ce cahier comprend les résolutions en
français, en anglais et en espagnol qui
furent les langues de travail des
Rencontres).
(avertissem ent)
Du 2 au 8 juin 1974, avaient lieu à M ontréal des R E N C O N T R E S IN T E R N A T IO N A L E S
PO U R U N N O U V E A U CINÉ M A .
Ces rencontres, qui se sont déroulées sous la form e de colloque/ sym posium avaient pour
but de réunir à M o ntréal cinéastes et collectifs de ciném a q u i depuis 1968 travaillent, dans
leur pays respectif, à une rem ise en question fo n d a m e n ta le du rôle et des m oyens du cinéma.
Ces Rencontres ont réuni, en effet, p lu s de 250 cinéastes et gens de ciném a venus de p lu s de
25 pays et de 5 continents dans le b u t de faire le p o in t su r les expériences en cours et de voir
co m m en t ils pourraient coordonner leurs efforts dans cette perspective.
Le C om ité d 'a ction c iném atographique de M ontréal, q u i avait pris l'initiative d'organiser
ces Rencontres, a décidé de p u b lier une série de Cahiers dans lesquels on pourra trouver
l'essentiel des inform ations et du travail novateur q u 'o n t révélés ces assises.
Nous espérons que cette docum entation sera un o u til précieux p o u r la continuité du travail
entrepris, de m êm e qu' elle servira de base de travail à de futures Rencontres.
C om ité d 'a ction c iném atographique
M ontréal 1975.
Pourquoi des rencontres internationales?
"Le troisièm e cinéma, c'est p o u r nous celui qui reconnaît dans la
lu tte anti-im périaliste des peuples du Tiers-M o n d e et de leurs
équivalents dans les m étropoles, la plus gigantesque m anifestation
culturelle, scientifique et artistique de notre époque, la grande
possibilité de construire, à partir de chaque peuple, une personnalité
libérée; la décolonisation de la culture. "
Octavio G etino et Fernando Solanas
vers un troisième cinéma, Tricontinental No. 3, 1969
Perspectives historiques
Nous sommes à un point to u rn a n t d an s l’histoire du ciném a. À 75 ans le ciném a
vient de prendre conscience de son rôle véritable dans le contexte politique
contem porain. Cette prise de conscience s’est tout d ’abord m anifestée p ar une
rem ise en question des structures du ciném a traditionnel (É ta ts généraux français de
68). Avec l’entrée dans l’arène des ciném atographies nationales (en particulier celles
des petits pays producteurs et des pays du Tiers M onde) l’hégém onie des grandes
ciném atographies capitalistes se retrouve confrontée à une réalité nouvelle: celle d ’un
ciném a en transform ation qui se doit de m ettre au point une praxis qui lui assure une
continuité.
Un clivage fondam ental s’est donc in sta llé /c o n firm é dans le ciném a de nos pays
respectifs. Un peu parto u t, un type d 'in stitu tio n alisatio n , com biné avec le jeu des
intérêts financiers et artistiques, a fini p a r im poser une pratique ciném atographique à
l’opposé de nos aspirations fondam entales. A l’opposé donc d ’un véritable ciném a
lib érateur et national.
Ce clivage oppose un ciném a de “ décolonisation” de form es diverses, à un ciném a
de la plus-value, à un ciném a objet de consom m ation. C ette reconstruction est à la
base de l’édification de ciném atographies nationales authentiques. C ’est une
dém arche qui im plique la recherche et la création de moyens qui puissent assurer la
continuité de cette lutte; une dém arche qui puisse en m êm e tem ps coïncider avec celle
d ’un développem ent véritablem ent national et populaire.
Il s’agissait dans un prem ier tem ps de décloisonner le ciném a, d ’identifier certaines
réalités et travailler dans une praxis nouvelle. D écloisonner peut aussi vouloir dire
dém ystifier le ciném a com m e produit culturel et m ercantile.
Cinéastes et techniciens progressistes ont parfois obtenu des moyens de produire:
m aisons de production, équipem ent m oderne, techniciens form és, etc..., sans que cela
perm ette pour a u ta n t de créer un outil de p articipation aux luttes de libération
populaire: tout au plus quelques-uns ont-ils réussi à tém oigner de certaines de leurs
réalités nationales et parfois à prendre conscience du sens de la lutte. M ais il ne faut
pas se leurrer: quelques soient nos options politiques (toutes progressistes q u ’elles
soient) nous pratiquons ce m étier dans une économ ie de m arché. Il faut donc b âtir
une stratégie possible, à l’intérieur du contexte dans lequel nous devons travailler,
afin d 'é ta b lir cette continuité.
Déclaration d ’intention
Au plan politico-culturel, et com pte tenu de la situation géographique du Québec,
il nous a p p a ra ît im porta n t de confronter nos expériences avec ceux qui oeuvrent
ailleurs dans la mêm e perspective. De reconsidérer les rapports qui com posent les
structures ciném atographiques traditionnelles auxquelles nous nous heurtons. De
voir plus résolum ent si nous pouvons élaborer ensem ble des m écanism es transitoires
vers une SO CIA LISA TIO N du ciném a. Si oui ou non l'A lternative Tiers-C iném a est
possible d ans cette perspective de changem ent.
C ar en dehors d ’une telle attitu d e “ tra n sito ire", il nous fau d ra peut-être
ab an d o n n er l’espoir d ’une transform ation PR O FO N D E et D U RA BLE du ciném a.
Nous n ’aurons plus alors q u ’à choisir entre l’opposition perm anente (revendication,
contestation) e t / o u une gestation des affaires du ciném a capitaliste.
C om m e tâche prioritaire, les Rencontres se donneront donc ce prem ier pas
co m p aratif qui seul nous em pêchera de retom ber dans le piège du respect suicidaire
des institutions qui assurent la stabilité du système ciném atographique existant qui
entravent sa transform ation en em pêchent l’existence d ’un A utre Ciném a.
Il ne fau d rait pas non plus que des oppositions viennent à se form er à cause de nos
rap p o rts de force politiques différents et ceci au profit d ’un certain dogm atism e. Nous
proposons plutôt d ’utiliser les contradictions du système capitaliste de ciném a comme
une m arge de m anoeuvre dans nos relations avec ce système. Face à cette option de
base, les R encontres ne veulent ferm er la porte à q u elq u ’expérience que ce soit. Nous
voudrions que les R encontres soient l’indispensable com paraison de la structure des
régim es en place, les situations léguées p a r les structures existantes, m ais qui restent
tendues vers un objectif com m un.
Essentiellem ent il s’agit m oins po u r nous de form er dès m ain ten an t une troisièm e
force cin ém atographique (sorte d ’internationale des nouvelles ciném atographiques
unies dans la diversité) que d ’assurer un dialogue essentiel, stim uler et rendre
cohérentes nos stratégies.
La difficulté du m ouvem ent qui se dessine appelle un effort pour préciser et
renforcer nos moyens d ’action pour un ciném a qui a un rôle à jouer dans le processus
historique que nous affrontons.
"Le seul m oyen de réaliser un projet non-standard c'est de créer des
conditions non-standards et de présenter des exigences n o n -stan­
dards p o u r le scénario, le tournage, le m ontage et tout ce qui
concerne la création, la technique et l'organisation."
Dziga Vertov
"E xiger
un
art
p o litique...pour
des
raisons
po litiq u es."
Bertolt Brecht
Ateliers
(Information de base pour
les présentateurs
de communications)
Les A teliers com prendront des exposés fait p a r les représentants de différents
groupes ayant mené u n e /d e s expériences(s) plus près des préoccupations évoquées
ci-après. Ces com m unications seront suivies d ’un d éb at avec les autres p articip an ts et
devront faire (en tan t que cela sera possible) l’objet d ’une résolution pratique.
A cette fin nous avons préparé un cahier-argum ents que nous vous proposons
com m e hypothèse de travail po u r la p rép aratio n de vos com m unications. Nous avons
choisi d 'a b o rd e r les grand thèm es (production, distribution, exploitation) p ar le biais
de propositions qui po u rraien t rem ettre en question les m éthodes existantes qui sont
la cheville d ’opération d ’un type de ciném a industriel.
Com m ent les films sont montrés
O uvrir un d é b at sur la projection des films c’est vouloir réexam iner les conditions
de présentation actuelles des films. C ’est du mêm e coup tenter de redéfinir le concept
de la salle de ciném a et la " p ra tiq u e ” qui s’y rattache.
• C om m ent transform er la salle de ciném a? Le nouveau ciném a devra-t-il toujours
être assujetti aux m écanism es d'exploitation traditionnels?
• Q uelles ont été les différentes expériences tentées à ce jour? Com m ent se
chiffrent-elles sur le plan efficacité?
• Faut-il com pter sur les réseaux de diffusion actuels ou en créer de nouveaux ou
encore s’appuyer sur d ’autres réseaux existants?
• Com m ent dém ystifier cet aspect du processus ciném atographique?
• Faut-il prévoir des salles-forum ? travailler à p a rtir de projections événem ents?
• Cette remise en cause de la “ salle” de ciném a pose égalem ent la question de la
responsabilité du cinéaste face à son film et face au public.
distributeur/exploitant
public
“ consom m ateur”
cinéaste
“ créateur”
Le rap p o rt actuel im plique obligatoirem ent le d istrib u te u r/e x p lo ita n t. Ce rapport
est actuellem ent en sens unique. R arem ent la com m unication se fait-elle vers le
cinéaste ou du cinéaste vers le public. Le dialogue, si dialogue il y a, est strictem ent
d ’ordre m ercantile. Le public paie m ais n ’a aucun contrôle. II est “ consom m ateur” .
P our sa p a rt le cinéaste se voit lim ité à un rôle de “ c réa te u r” . Le triangle est tronqué à
sa base m êm e, puisque le lien essentiel p u b lic /c in é a s te ne s’établit pas ou s’il s’établit
ce n’est q u ’artificiellem ent par l’interm édiaire du d istrib u teu r, par le biais d 'u n
processus finalem ent m ystificateur.
Participation de la base
• C om m ent envisager la participation du public face au ciném a? C om m ent concevoir
notre travail avec les organisations de base: syndicats, com ités de citoyens,
coopératives, etc? C om m ent coordonner collectivem ent nos besoins? Q uels sont les
secteurs (syndicats, enseignem ent, organisations de base, éducation populaire, etc.)
qui favoriseraient un regroupem ent sur le plan d ’une certaine continuité de la
production?
• Est-il possible de considérer cette base com m e cheville ou axe d ’opération pour un
A utre Ciném a?
• Plusieurs expériences en cours peuvent p erm ettre l’élaboration d ’une am orce de
solution sur ce plan. Du m oins s'agirait-il d ’une véritable base de production.
• Il fau d rait aussi prendre en considération, sur ce plan, le rôle que peuvent jo u er les
“ télévisions” sous leurs form es diverses (grandes chaînes libérales, réseaux libres,
TV éducative, etc.).
Face aux ciném atographies du Tiers Monde
Plusieurs questions pratiques peuvent être soulevées p ar ra p p o rt aux films et aux
cinéastes du Tiers M onde. C ependant, il ne s’agit pas ici de particulariser ces
questions, m ais bien de voir quels prolongem ents elles ont sur notre propre situation.
De voir dans quelles m esures, certaines ciném atographies occidentales sont
elles-m êmes d ans une situation tiers-m ondique.
• Quelles sont les questions qui se posent de façon constantes et quelles sont les
solutions p ratiques q u ’elles com m andent le plus explicitem ent?
• P ar exem ple com m ent ab o rder la question des cinéastes exilés, qui doivent
continuer à travailler et à tém oigner de leurs luttes nationales contre les fascismes
ou les régimes en place. Q uels m écanism es pourrait-on prévoir, qui p erm ettrait à
ces cinéastes de continuer à p ra tiq u e r leur m étier?
• Com m ent, d ’au tre part, contrecarrer la grille “ économ ico-culturelle” qui em pêch e
certains films d ’être “ rentables” ?
• C om m ent les pays du tiers m onde peuvent-ils utiliser certains films produits dans
les pays occidentaux et qui tra ite n t de cette option fondam entale?
• D ans quelles m esures peut-on utiliser avec plus de cohésion les contradictions de
nos pays respectifs, afin de nous donner une m arge de m anoeuvre qui nous
p erm ettrait une plus grande efficacité sur ce plan à plus ou m oins court term e?
• En un m ot, il s’agirait de voir ici dans quelle m esure nous pouvons accroître, tant
su r le plan de la diffusion que sur celui de la production, notre collaboration
réciproque?
• Finalem ent il s’agirait ici de poursuivre le déb at ouvert à Alger en décem bre
dernier, et de continuer le travail pratiq u e qui a pu se dégager de cette prem ière
rencontre.
Circulation des copies
R em ettre en question ces divers aspects de la pratiq u e ciném atographique
traditionnelle nous am ènera inévitablem ent à poser des questions d ’ordre plus
pratique.
• C om m ent, par exemple, les m écanism es que nous pourrions élaborer, rem ettent-ils
en question la distribution “ classique” ? Q uels sont les problèm es im m édiats qui
vont se poser sur le plan d ’échange des copies?
• Peut-on “ échanger” des copies au lieu de les “ acheter” de la façon traditionnelle?
C om m ent peut-on c o n to u rn e r/u tilis e r les barrières légalisto-tarifaires des douanes
sur ce plan?
• C om m ent face à cette option g ara n tir une certaine efficacité financière pour les
cinéastes producteurs?
• C om m ent les groupes peuvent-ils agir com m e représen tan t ou agent avec les
organism es en place afin d ’assurer une u tilis a tio n /re n ta b ilité m axim um des films?
Q uel rôle peut jouer la télévision à ce niveau? En d ’autres term es quels sont les
m écanism es divers déjà en place ou déjà expérim entés, que l’on peut utiliser ou du
m oins coordonner afin d ’assurer aux expériences en court une certaine continuité
elle-m êm e constam m ent rem ise en question?
• C om m ent la reprise en m ain de la diffusion peut-elle assurer une alternative réelle
su r le plan économ ique?
Ciném a com m e outil de transform ation/
intervention sociale
• C om m ent les expériences actuelles se com parent-elles?
Quelles sont les lim ites de ce type de pratiq u e ciném atographique?
• D ans quelles m esures les structures de soutien de ces expériences (tant sur la plan
de la production que sur celui de la diffusion) peuvent-elles servir de m arge de
m anoeuvre pour la perm anence d ’autres pratiq u es en cours?
• Cet atelier sera présenté p a r le G roupe Société N o u v elle/C h allen g e for C hange de
l'O ffice N ational du Film du C anada. Il présentera des com m unications p ar
différents groupes quelque peu identiques.
Questionnaire répertoire de la FEPACI
C am arades,
S u r proposition du groupe de la Fepaci (Fédération Panafricaine
des Cinéastes - B.P. 18 I4 - D akar — Sénégal.) "Les R encontres
Internationales pour un Nouveau C in ém a " vous prient de rem plir
soigneusem ent et le plus com plètem ent possible la fiche signalétique
ci-jointe.
Cette fiche sera com pilée avec les autres, et fe ra l'objet d 'u n e
publication subséquente.
Merci.
FE PA C I.
Fiche signalétique des “ groupes”
participants
1- D énom ination et sigle du groupe
2- A dresse com plète pour la correspondance: (adresse télégraphique; no. de Télex;
no. de téléphone)
3- Langues de tr a v a il/
l’étranger.
3bis - langues adm ises pour la correspondance avec
4- Liste des principaux responsables (indiquer nom et prénom ; q u a lité /p ro fe ssio n
ou responsabilité dans le groupe, adresse et téléphone personnels pour contacts
urgents, invitation, envoi de billets d ’avion prepaid etc...)
5- rappel résum é des objectifs du groupe
6- Principales activités (D épartem ents, Services ou Subdivisions avec descriptions
éventuelle, succincte, de chaque secteur d ’activité et rappel du NOM de son
responsable principal.)
7- P rincipaux films produits p a r le groupe et éventuellem ent disponible pour la
vente(v), la rem ise en distribution (d), la location (1) ou l’échange (e) a u x /a v e c
d ’autres groupes de ciném a alternatifs, (indiquer le titre du film, son réalisateur,
son m étrage ou sa durée, son form at, sa couleur et sa langue originale, ainsi que
son genre, docum entaire, reportage ou fiction et son sujet); s’il s’agit de plus de 5
films, étab lir une liste séparée et la jo indre à cette fiche signalétique du groupe.
8- P rincipaux films acquis p a r le groupe, et actuellem ent distribués ou diffusés par
ses soins, sur un plan national (n) ou international (i) au ciném a seulem ent (c) ou au
ciném a et à la télévision (ctv). (pour chaque titres donner les m êmes indications
dem andées en 7e ci-dessous et ajouter la nationalité du film et la société ou le
groupe qui l'a fourni par vente, mise en distribution, location ou échange.)
9- Q uelles sont les principales difficultés - autres que juridiques ou particulières au
pays - rencontrées p ar le groupe.
10- A la lum ière de son expérience propre, que so u h aiterait le groupe - en term e de soli­
darité objective, de m eilleures coordinations des efforts, et de m éthodes de collabo­
ration estimées plus efficientes - de la p a rt des autres groupes éventuellem ent
partenaires et des cinéastes. (R éalisateurs, producteurs, distributeurs, de leurs
propres films, com m e c’est souvent le cas en A frique p ar exemple). En général.
11-En considérant que l’élaboration précise et l'échange im m édiat des présentes fiches
signalétiques” constituent une réalisation concrète et évidem m ent utile de ces
“ R encontres Internationales po u r un Nouveau C iném a", q u ’elles sont plus préci­
sém ent les propositions concrètes que le groupe souhaiterait voir retenues p ar ces
rencontres et com m ent pense-t-il que les groupes ou cinéastes p articip an ts po u r­
raient im m édiatem ent les m ettre en oeuvre ou au m oins jeter les bases de leur réali­
sation progressive.
12- Autres remarques éventuelles du groupe:
a) à l’adresse des Rencontres elles-mêmes (ou de tout autre rassemblement similaire à
venir.)
b) à l’adresse de chacun des autres groupes ou cinéastes-participants en général.
P.S. P A R C.A.C. M T L
L 'inform ation r e c u eillie à travers ce questionnaire form era la base
d 'u n e publication inform ative sur les groupes participants aux
R encontres et autres groupes travaillant dans les m êm es perspectives
et q u i form era la docum entation de base en vue d ’une publication des
rencontres...
Comité du cinéma du Tiers Monde
A l’occasion des Rencontres internationales pour un nouveau ciném a qui se sont
déroulées à M ontréal (C anada) du 2 au 8 juin 1974, les cinéastes du Tiers M onde
présents réaffirm ent leurs résolutions d'oeuvrer à la constitution d ’un front
ciném atographique anti-im périaliste au niveau du Tiers-M onde.
SO U H A IT E N T l’élargissem ent de ce front à toutes les forces
ciném atographiques progressistes actuellem ent en lutte dans le reste du
m onde contre le système ciném atographique m onopoliste de type
capitaliste.
P our ce fait, ils rappellent les principales résolutions adoptées parles
cinéastes du Tiers M onde à Alger en décem bre 1973 et à Buenos Aires en mai
1974.
1. C onstitution d ’un Com ité du ciném a T iers M onde avec po u r siège Alger.
2. C réation d 'u n Bulletin perm anent d ’inform ation et de liaison
3. C onstitution d ’un catalogue de films du Tiers M onde.
4. C réation de la Fédération latino-am éricaine des cinéastes (FELACI) à
à l’instar de la FEPA C I, Fédération Panafricaine des Cinéastes.
5. Prom otion des échanges de la diffusion des films du Tiers M onde.
S U G G E R E N T que le Com ité d ’a ction c iném atographique du Québec, qui a
progressistes, lu tta n t à l'in térieu r de systèmes dom inants (ouest-européens et
nord-am éricains) en une ou plusieurs fédérations représentatives qui constitueront les
p arten aires des fédérations du Tiers M onde pour la concrétisation du Front
cin ém atographique anti-im périaliste dans le m onde.
S U G G E R E N T que le Com ité d ’a ction c iném atographique du Québec, qui a
perm is la réalisation de cette rencontre, continue son oeuvre en créant un Bureau
p erm anent de liaison et d 'inform ation entre les cinéastes progressistes des pays
occidentaux et leurs collègues du Tiers M onde.
Ce bureau aurait p o u r tâches:
- de regrouper les inform ations ém a n an t des cinéastes progressistes des pays
occidentaux et de les diffuser, p a r le biais d ’un bulletin régulier,
- de prom ouvoir l'échange, la d istribution et la diffusion de films de cinéastes
progressistes d ’Europe et d ’A m érique du Nord et des cinéastes du Tiers M onde.
SO U H A IT E N T , com m e base concrète de dép art, que des accords effectifs soient
passés d ans l’im m édiat entre les groupes de distributions et les cinéastes présents à
M ontréal p our l’acquisition et la d istribution des films projetés au cours de cette
m anifestation.
SO U H A IT E N T la tenue régulière de rencontres sim ilaires réunissant le plus grand
nom bre de cinéastes et de groupes de cinéastes progressistes du m onde entier.
Comité des cinéastes latino-américains
Les cinéastes latino-am éricains réunis à l’occasion de la rencontre internationale
pour un nouveau C iném a réalisé à M ontréal du 2 au 8 juin 1974
Considérant:
• la sim ilitude des conditions de travail dans lesquelles évoluent les cinéastes
d ’A m érique latine et les lim ites qui leur sont im posées p ar le néo-colonialism e et
l’Im périalism e.
• l’identité de points de vue po u r la décolonisation culturelle, qui est une condition
nécessaire pour la libération totale de nos peuples.
• concrétisant les aspirations com m unes proposées aux rencontres de V ina del M ar
(Chili) (1967 et 1969), M erida (Venezuela) (1968), A lger (Algérie) (1973) et Buenos
Aires (A rgentine) (1974).
Décident:
• créer une organisation qui regroupe les cinéastes d ’A m érique latine dans le but
d ’unifier les forces à travers une structure de défense des films à tous les niveaux et
aussi de contribuer au développem ent du ciném a latino-am éricain qui s’est aligné
sur les luttes du peuple po u r sa libération.
• l’association des cinéastes latino-am éricains veut être un organism e ouvert à tous
les cinéastes qui se déclarent, à travers leurs oeuvres, po u r un ciném a
anti-im périaliste et libre de toute dépendance culturelle.
Objectifs fondam entaux:
1. représenter les cinéastes latino-am éricains.
2. prom ouvoir, p erm ettre et collaborer à l’organisation de rencontres des cinéastes
avec projections des films latino-am éricains, de m anière périodique.
3. intervenir d an s les conflits des cinéastes avec les organism es producteurs et
d istrib u teurs nationaux et étrangers sur la dem ande des m em bres de l’association.
4. assurer la défense des personnes m em bres q u an d elles souffrent de répression,
d 'em prisonnem ent et de persécution.
6. planifier la diffusion ininterrom pue des films latino-am éricains dans tous et
chacun des pays du continent et du T iers M onde.
7. centraliser, coordonner et diffuser l’inform ation sur les activités du m ouvem ent
ciném atographique latino-am éricain et des autres pays du m onde, qui sont en
situation de dépendance ou qui en sont à leurs débuts ainsi que les pays qui ont la
mêm e p roblém atique ciném atographique que les L atino-am éricains.
8. prom ouvoir le financem ent et m ettre en contact les cinéastes qui ont des fonds de
production.
9. participer, à la dem ande des cinéastes, aux accords de production et de
distribution afin de g ara n tir le respect de l’intégrité des films et de leur diffusion.
10. fixer des critères com m uns pour la com m ercialisation des films latino-am éricains
sur les divers m archés.
11. fixer une politique culturelle com m une en ce qui concerne la participation du ciné­
m a latino-am éricain dan s les festivals ciném atographiques qui existent dans le m on­
de.
12. étab lir des relations avec les organism es ciném atographiques internationaux à ca­
ractère culturel ou professionnel.
Résolution:
C onstituer une commission provisoire d an s le b u t de coordonner la réalisation
d ’une Assemblée latino-am éricaine qui devrait avoir lieu au cours de l’année 1974
avec com m e objectif la concrétisation de l’organisation définitive de l’Association.
l'A ssociation des Cinéastes latino-am éricains qui désirent la diffusion de films,
l'u n ité des hom m es qui sont pour un ciném a engagé et le développem ent d ’un ciném a
qui soit un au th en tiq u e instrum ent de vérité et de libération fait un appel à tous les
cinéastes d ’Amérique latine qui pensent q u 'il n ’y a pas lieu ni raison pour un ciném a
qui serait en d e h o r s de la lutte de libération anti-im périaliste des peuples
latino-am éricains.
S ig n a ta ire s:
C arlos Carillo (Mexico), Julio G arcia E spinosa (Cuba). Jorge G iannoni (Argentine),
W alter A chugar (Uruguay), Carlos Alvarez (Colombie), A lfonso Beato (Brésil), Carlos
G onzalez (M exique), M iguel I.ittin (Chili), Sergio O lhovrich (Mexique), E dgardo
Pallero (Argentine), D ario Pulgar (Chili), H um berto Rios (Argentine), F em ado
Solanas (Argentine), Francisco Léon (Cuba), Cosme Alves N etto (Brésil), Jorge
Sanjines (Bolivie), Fédérico G arcia (Pérou), Juan A ran ib ar (Pérou), Pedro Rivera
(Panam a). M odesto T unon (Panam a), M aria A rrieta (Bolivie), Carlos Rebelledo
(Venezuela), M ario H andler (Uruguay), Diego de la T ejata (Puerto-Rico), M anuel
Perez (Cuba), Sergio M uniz (Brésil), Pedro Chaskel (Chili).
Résolution des travailleurs du cinéma
des États-Unis
A la suite de la suggestion faite p a r les rep résentants du Com ité du Cinéma du Tiers
M onde, les travailleurs du ciném a progressiste des E tats-U nis im pliqués dans le
dom aine de la production, de la distribution, de l’exhibition et de la critique de films, se
sont rencontrer afin de discuter de la façon et des moyens à p rendre afin de se joindre au
m ouvem ent m ondial vers un ciném a progressiste, et plus spécifiquem ent afin
d 'ex am in er les moyens à prendre dans le b u t d 'é ta b lir les m eilleures relations possibles
avec les autres organisations existantes, particulièrem ent celles du Tiers M onde telles
la FEPA CI et la CELACI et le Com ité du Ciném a du Tiers M onde. Nous en sommes
donc arrivés aux conclusions suivantes:
Premièrem ent:
Les p articipants a m é ric a in s aux R encontres Internationales pour un Nouveau
Ciném a, ne constituaient pas un groupe suffisam m ent représen tatif du m ouvem ent du
ciném a progressiste aux Etats-U nis. Ce m ouvem ent est réparti à travers un pays de 230
m illions d ’habitants; il com porte, d ’au tre part, des divergences im portantes sur la plan
des options, des priorités et de l'idéologie, qui, en somme, reflètent la situation politi­
que plus générale de notre pays. Nous sommes conscients de ces lim ites et des difficultés
auxquelles nous devons faire face afin de créer une organisation com parable à celles de
nos cam arad es dans le Tiers M onde.
Deuxièm em ent:
Nous avons décidé de tenir des assem blées régionales préparatoires à New-York et à
san Francisco dans le b u t de discuter des objectifs d ’un Congrès N ational qui p o u rrait
se ten ir au printem ps de 1975. En général il a été convenu que ce congrès devrait
analyser les différents secteurs du travail ciném atogr a ph ique aux E tats-U nis. Les
thèm es théoriques et idéologiques discuté d e v r a i e n t c o n t r i b u e r à u n prem ier
consensus de base et finalem ent lecongrès d evrait pouvoir évaluer les possibilités
concrètes en vuedlaconsti'rgfédes travailleurs
progressistes du ciném a au x E ta ts-U nis.
Troisièmement:
Nous reconnaissons l'im portance de la diffusion du ciném a progressiste du Tiers
M onde aux E tats-U nis et nous nous engageons à travailler en collaboration avec les
organism es existants et déjà actifs dans ce dom aine: T ricontinental film Center, Third
W orld Newsreel etc. afin de produire des versions anglaises de distrib u er et de p rojeter le
C iném a du Tiers M onde aux E tats-U nis dans le cadre d ’un travail plus général
d ’éducation du public am éricain sur le plan de la culture et des situations politiques du
Tiers M onde. Nous reconnaissons notre responsabilité spécifique envers les cinéastes
du Tiers M onde en vue de créer les conditions qui em pêchent que leurs films ne soient
relégués dans les circuits m arginaux. Afin q u ’ils puissent aussi être m ontrés le plus
largem ent possible d ’une façon qui perm ette de pourvoir financièrem ent à la continuité
de leur travail.
Quatrièm em ent:
Nous nous engageons à travailler dans le b u t d ’assurer la diffusion du ciném a
progressiste, socialem ent engagé aux E tats-U nis, particulièrem ent le ciném a fait p ar et
à propos des ressortissants du Tiers M onde aux E tats-U nis (A fro-am éricains,
C hicanos, A siatico-am éricains, A m érindiens etc.) dans les pays du Tiers M onde et dans
les nations industrielles avancées d ’E urope et d ’ailleurs.
Document de travail du comité provisoire de
coordination des travailleurs du cinéma des pays
européens et du Québec
Introduction
O n le sait, les structures dom inantes de diffusion du ciném a sécrètent des formes
m ultiples et insidieuses de censure: q u ’elle soit d ’ordre m oral, politique ou
économ ique, il s’agit le plus souvent de faire obstacle à un ciném a qui propose une
conception du m onde antagoniste avec celle de la bourgeoisie. S urtout quand il incite à
la lutte pour une transform ation révolutionnaire des rap p o rts sociaux.
D ans cette situation il s’agit pour nous de construire une alternative pour:
1. P erm ettre à ce nouveau ciném a d ’être vu et de rem plir sa fonction.
2. A ssurer aux producteurs de ces films la possibilité économ ique de poursuivre un tr a ­
vail politique avec le cinéma.
D ans cette perspective nos tâches sont les suivantes:
• répondre à une dem ande de plus en plus large po u r un ciném a proche de la réalité et
qui rende com pte des aspirations et des luttes populaires.
• développer et stru ctu rer un réseau alte rn a tif solide.
• m ultiplier les points de projections en m obilisant les groupes ou personnes à la re­
cherche d ’un moyen d ’intervention social.
• organiser mieux la circulation des copies.
• favoriser l’échange d ’inform ation sur les nouveaux films et l’utilisation qui est faite
des films.
• organiser un “ réseau de confiance” entre les différents groupes étrangers, (se plier
à des exigences com m unes au point de vue politique et économ ique - com ptes
ouverts; bilans de projection etc...).
C’est pourquoi, les cinéastes et utilisateurs de films d ’E urope et du Q uébec réunis à
M ontréal à l’occasion des R encontres pour un Nouveau Ciném a exprim ent leur volonté
de coordonner leur travail.
De réu n ir des groupes (peut-être des individus) sur base d 'o b jectifs com m uns et du
choix d 'u n certain travail.
A F IN:
• De tran sfo rm er les ra p p o rts entre le film et le public. Le film doit être conçu comme
un outil d ’intervention politique. Il doit être en situation de p erm ettre un travail cul­
turel et politiq u e en profondeur.
• D e lu tter contre le ciném a m archandise et la logique du profit; contre le film objet
de contem plation et la culture élitaire. PO U R UN CINEM A D ’IN TERV EN TIO N
SOCIALE P O L IT IQ U E AU SERV ICE DES LU TTES PO PU LA IR ES.
Le texte qui suit est le prem ier acte qui concrétise ce regroupem ent. Il a été approuvé
à la rencontre de M ontréal par les représentants des différents groupes présents. Il n ’a
cependant pas été signé vu l’absence de certains groupes et pays concernés. Ce texte
jette les prem ières bases d ’une plate-form e com m une.
Com m entaire
La coordination internationale doit être intim ement liée à la pratiq u e spécifique de
chaque groupe. Le regroupem ent sera le reflet des parties prenantes et influera sur
elles. C ’est dans ce sans seulem ent q u ’il sera efficace.
C ’est p our cela que la prem ière plate-form e doit contenir des résolutions pratiques et
q u ’elle devra s’étab lir ta n t sur des prises de positions politique que sur le choix d'un
type de travail.
S IG N A T A IR E S :
Thierry Coene, U nité de D istribution, Belgique.
Carl H enrik Svenstedt, Film C entrum , Suède.
Projet de plate-form e
Les personnes engagées dans un travail du ciném a en ta n t que moyen de développe­
m ent de la conscience révolutionnaire en E urope occidentale et au Q uébec, réunies à
M ontréal, à l’occasion des “ R encontres pour un Nouveau C iném a” , affirm ent la
nécessité de créer un front ciném atographique contre l’usage néo-capitaliste et
im périaliste de l’audio-visuel.
TE L U S A G E S E S IT U E A D E U X N IV E A U X :
1) Le refus de diffuser des films, et parm i eux la p lupart des films du Tiers M onde, qui
se différencient ou qui s’opposent aux m odèles codifiés p a r lesquels on éloigne du
peuple la conscience de son exploitation et de son oppression;
2) La m anipulation des films qui arrivent à franchir la barrière des circuits com m er­
ciaux, et très souvent m êm e des circuits m arginaux, p ar l’a ttrib u tio n à ces films
d ’une valeur d ’usage en tan t q u ’objets exotiques m archandables dans une société
dém ocratique.
L E B U T D E N O T R E F R O N T E S T D O U BLE:
1) C ontribuer à la form ation d ’une conscience critique face aux produits véhiculés par
le système m onopoliste et hom ologue à l’idéologie dom inante;
2) prom ouvoir, favoriser, solliciter la diffusion p a r des moyens ad équats de tous les
films qui se proposent com m e instrum ents de libération des peuples et de transfor­
m ation de nos sociétés, en lu ttan t en m êm e tem ps contre to u t système de récupéra­
tion com m erciale ou autre.
T out cela fait partie d ’un com bat plus large dans lequel nous somm es unis aux
cam arad es africains et latino-am éricains, et au Tiers M onde en général. Ce com bat
doit avoir com m e perspective ciném atographique la prise de possession de tous les
moyens de production et de diffusion des films, et dans l’im m édiat, l’union des
écrans-libres et la création de nouveaux espaces et moyens d ’action ciném atographi­
que.
CO NCRETEM ENT:
E n tre les personnes réunies à M ontréal, il a été convenu ce qui suit:
1- Q ue soit m aintenu le C O M IT É D ’ACTION C IN E M A T O G R A P H IQ U E de
M ontréal dans le but d ’organiser et de coordonner l’échange d ’inform ation de films.
entre les différentes fédérations du monde.
2. Q u 'u n e prem ière rencontre des pays concernés soit org an isée à Pesaro du 12 tu 19
septem bre (contacter L INO M IC C IC H E - 00186 R O M A VIA D E L LA S T E L L E T T A . 23; Tel:
657-340 - 057 598: télégram m e: N U O V O C IN E -R O M A .)
Q u ’une seconde rencontre sera organisée, probablem ent à Bruxelles, début 75 à
l'initiative de l 'U N ITE D E D ISTR IB U TIO N - E picerie Murillo.
(Contacter M IC H E L IN E C R E T E U R ; 32 av. Van Becelaere. 1170 Bruxelles: Tel.
Bureau: 13 94 40 ex t. 124; Privé: 73 30 24; U nite </r D istribution: 734 93 86.)
3. Q ue chacun des groupes concerné établira un dossier d'inform ation le définissant
politiquem ent (sa pratique-son analyse critique par rap p o rt à la situation du cinéma
d ans le pays). Cela avant les rencontres prévues.
C haque groupe fera égalem ent p art de projets d'am en d em en ts ou de contre-projet
de plate-form e avant la m i-août. Ils doivent être envoyés à M icheline C reteur afin
que tous les groupes puissent en prendre connaissance.
Un questionnaire sera envoyé dans la seconde quinzaine de juin à l’initiative de
l'UD.
Une critique de type nouveau pour un
cinéma de type nouveau
Les critiques de ciném a réunis aux R encontres p o u r un nouveau ciném a à M ontréal
entre le 2 et le 8 juin 1974 préconisent l’organisation d ’un colloque sur le thèm e: "U ne
critique d e type nouveau p o u r un ciném a d e type nouveau", dont les recherches pour­
raient être développées dans les q u atre directions suivantes:
1. R em ettre en question le règne du cinéphilism e désincarné et prom ouvoir une criti­
que m ilitante qui dénonce l’idéologie des ciném as établis et soutienne les ciném as
progressistes.
2. Sortir de l'idée q u'il y a des “ g ran d s” ciném as (am éricains, français, italien, etc.)
et des “ petits” ciném as, des ciném as "à vocation in tern atio n ale” et des ciném as
nécessairem ent confinés dans le "provincialism e” .
3. Privilégier les critères politiques au détrim ent de critères esthétiques abstraits,
contribuer à prom ouvoir des esthétiques nouvelles sur la base du m arxism e.
4. Susciter des revues et des nouveaux pôles de réflexion critique ém anant des forces
progressistes de tous les continents.
Signataires:
U .S.A .: H arold D. W eaver Jr., T hird W orld M orning Im ages Projetc. Gary Crowdus
“ C inéaste" Julio Lesage “ W om en and film s” John Hess “ Jum p C u t”
Q U EBEC: Jean-Pierre T adros “ C iném a Q uébec” : Alain Berson. “ C ham p Libre"
Pierres Vallières “ Ciném a Q uébec” : M ichel Vézina "C K R L -F M " Q uébec; André
P âquet; Pierre Véro n n e a u . Stratégie.
F R A N C E : Guy H ennebelle “ E cran 74, A friq u e /A s ie " . Serge Le Pérou.
IT A L IE : Lino M icciche "C iném a 60" G uido A ristarco, "C iném a Nuovo"
C H ILI: Erik M artinez. ‘Prim er Plans".
TU N ISIE : Ferid Boughedir "Jeune A friq u e": T a h a r Cheriaa.
SU E D E : Carl H enrik Svenstedk "F ilm and T V ” .
B E LG IQ U E : M arian H andw erker "C o n trec h am p ” . Robbe de Hert.
Déclaration présentée aux rencontres
internationales pour un nouveau cinéma
• Le C an ad a a mis 20 ans à reconnaître le gouvernem ent de la C hine Populaire, m ais
20 heures pour reconnaître les dictateu rs et tortionnaires de G rèce et du Chili.
• Après avoir collaboré avec les U .S.A . pour le m assacr e de plus de un (1) million de
V ietnam iens, notre pays refuse encore au jo u rd ’hui les visas d ’entrée aux m em bres du
G .R .P ., gouvernem ent po u rtan t reconnu dans les accords de Paris.
Nous continuons de fournir des arm es et d ’autres form es d ’aide à des gouvernem ents
qui assassinent les m ouvem ents libérateurs des pays en voie de développem ent.
• Nous passons à longueur d ’année des films com m erciaux pour des firm es qui ex­
ploitent, qui saignent le tiers M onde; m ais nous refusons de d istrib u er les films qui
m o ntrent la lutte et les souffrances des peuples du Tiers M onde.
Nous nous proclam ons pays dém ocratique, m ais nous censurons les idées d ’une
partie grandissante de notre population. Plusieurs films de cinéastes québécois sont
actuellem ent censurés, pour des raisons politiques. Nous som m es en train de faire
un au tre pas vers une dégradation de la dém ocratie, qui un jo u r peut nous conduire
au fascisme.
• Com m e cinéastes québécois et canadiens, nous nous élevons contre toute form e de
censure dans notre pays com m e ailleurs. Nous réclam ons la libre circulation des
films que nous réalisons avec et pour le peuple de notre pays et de l'étranger.
• N O U S D E M A N D O N S:
• que notre gouvernem ent fasse les pressions nécessaires po u r obtenir la libération
des cinéastes et autres personnes em prisonnées au Chili et ailleurs, pour des raisons
politiques.
• que notre pays appuie les efforts des ciném as progressistes du Tiers M onde. Q u ’il
inscrive cette aide dans le cadre de son program m e d ’aide aux pays en voie de déve­
loppem ent.
• que les cinéastes québécois et canadiens soient solidaires de leurs confrères du Tiers
M onde, dans la lutte contre toutes les formes de censure et d ’esclavage qui entravent
la distribution des films com m e des idées.
M ichel Régnier, cinéaste. R obin Spry, cinéaste. M ichael R ubbo,
cinéaste. M artin Defalco, cinéaste. M aurice Bulbulian, cinéaste.
R ichard Lavoie, cinéaste. A n d ré M elançon, cinéaste. H élène Girard,
cinéaste. M artin D uckw orth, cinéaste. Jean-C laude Labrecque,
cinéaste. Francis M ankiew icz, cinéaste. Anne-C laire Poirier,
cinéaste. Claude Lefebvre, cinéaste. Pierre B em ier, cinéaste. Pierre
Hébert, cinéaste. M ichel Gauthier. Kirwan Cox, Canadian Council
Film m akers. Sandra Gathercole. Toronto F ilm m a kers' Coop.
Déclaration Chili
Les p articipants aux Rencontres Internationales pour un Nouveau Ciném a qui se
sont déroulées à M ontréal du 2 au 8 juin 1974 désirent affirm er ce qui suit en rapport
avec les événem ents au Chili;
1. Nous condam nons avec force les assassinats, les tortures et les em prisonnem ents
a rb itraires qui sont perpétrés contre le peuple chilien tous les jours. Cette répres­
sion crim inelle affecte tout particulièrem ent le prolétariat chilien qui est une force
exem plaire pour tous les m ouvem ents de libération à travers le monde.
2. Nous som m es conscients que la fin de la lutte du prolétariat chilien n'est pas pourdem ain. Sa conscience de classe, sa capacité de lu tter et son courage sauront résis­
ter au m ouvem ent fasc iste quelle q u ’en soit la brutalité. A ujourd’hui plus que ja ­
mais. nous désirons exprim er notre solidarité avec le peuple chilien, en nous enga­
geant dans son com bat qui est le com bat pour la libération de tout le Tiers M onde.
3. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques chiliens et dem andons
que cessent les crim es perpétrés contre ceux dont la seul offense fut celle de
se b attre pour l’existence d ’un pays juste et souverain.
4. Nous nous engageons à com battre pour la libération im m édiate des cam arades
suivants acteurs et cinéastes em prisonnés depuis plusieurs mois et qui ont été sau­
vagem ent torturés. Ils sont:
M arcello Romo, G uillerm o C ahn, Ivan San M artin, Elsa Rudolphy, Francisco
M orales, Hugo M edina, E nrique Berrio, Pedro Atias.
La lutte du peuple Chilien est la lutte de tous les peuples du M onde.
Communiqué de la cinémathèque
Nous désirons vous inform er que, considérant:
1- La situation chilienne à p a rtir du Coup M ilitaire du 11 septem bre 1973 et les condi­
tions dans lesquelles doivent se développer les activités culturelles, soumises à des
restrictions qui tout sim plem ent em pêchent leur réalisation, ou, ce qui est pire, les
défigurent et les avilissent.
2- Les persécutions et la répression généralisée qui affecte to u t le peuple et qui, bien
sûr, affecte aussi les cinéastes.
3- L’im possibilité d ’accom plir, avec une efficacité et une honnêteté m inim um les tâ ­
ches propres d ’une ciném athèque dans ces conditions.
4- La nécessité urgente de veiller pour la conservation de m ultiples m atériaux ciné­
m atographiques qui constituent des oeuvres et des tém oignages de valeur im por­
tan ts sur la réalité chilienne.
Nous avons décidé de réinit ier le travail réalisé au Chili, à travers la ciném athèque
U niversitaire, interrom pu et em pêché p ar l'intervention m ilitaire de l’Université du
Chili, établissant la C IN E M A T H E Q U E CH IL IE N N E EN EXIL, à la H avane, Cuba, et
qu'elle a com m encé son travail le 30 avril 1974, sous la direction du signataire.
La C iném athèque Chilienne en Exil a pour mission fondam entale de réu n ir tout le
m atériel ciném atographique du ou sur le Chili, pour sa préservation, classification,
mise en archive et diffusion.
Nous espérons m aintenir dans l’avenir les relations les plus cordiales avec les
cinéastes progressistes du m onde et nous les rem ercions dès m ain ten an t po u r toute
collaboration à la tâche que nous nous som m es proposée.
Peter Chaskel B.
D irecteu r ciném athèque chilienne ex exil
Calle 23 no. 1155, La H abana 4, Cuba.
TELEGRAMME
AU P R E S ID E N T DE L'U R U G U A Y
JUAN B O RD A BERRY .
D ENONÇONS SITU A TIO N DES CIN EA STES Q UI, T O U T C O M M E LE PEU PLE
U R U G U A Y . SU BISSEN T LA REPR ESSIO N ET L’EM PR ISO N N E M E N T AUX
MAINS D ’UN R E G IM E Q U I O B E IT A UN O R D R E AN TINATIONAL.
REN C O N TR ES IN TER N A TIO N A LES PO U R UN NO UV EA U CINEM A.
M O N T R E A L 8 JU IN 1974.
Résolution politique
Les travailleurs progressistes du ciném a du Tiers M onde, d ’Europe, de l’A m érique
du Nord présents à la R encontre International pour un Nouveau Ciném a à M ontréal 2
au 8 juin 1974.
D É N O N C E N T l'in terv en tio n d e l'Im p érialism e et d e ses alliés, en A m érique Latine, en
Afrique, en Asie.
D E N O N C E N T lesagressions du sionism e contre les peuples arabes au Moyen O rient.
D E N O N C E N T \a répression qui s’ab at sur les travailleurs des arts et de la culture au
Chili et en Palestine.
S O U T IE N N E N T les peuples qui lutten t pour l'indépendance totale en A frique, en Asie
et en A m érique Latine.
S O U T IE N N E N T les revendications des classes travailleurs opprim és p a r le système
capitaliste et im périaliste dans l’Europe et l’A m érique du Nord, com m e les dictatures
fascistes dans l'E spagne et la Grèce.
Why the rencontres internationales?
"The anti-im perialist struggle o f the people o f th e Third W orld and
o f their equivalents inside the im perialist countries constitutes today
the axis o f the world revolution. T hird cinem a, is. in our opinion, the
cinem a that recognizes in that struggle the m ost gigantic cultural,
scientific and artistic m anifestation o f our tim e, the great possibility
o f constructing a liberated personality with each people as the starting
point - in a word, the decolonisation o f cu ltu re."
Octavio G etino and Fernando Solanas
"Towards a third cinem a, " Tricontinental N o.3 , 1969
Historical perspectives
We have reached a turning point in the history of cinem a. Cinem a has existed for
seventy-five years and we have only ju st becom e aw are o f its tru e role in the
contem porary political context. In the beginning, we m anifested our new aw areness
by questioning the actual structure of trad itio n al cinem a. T his questioning becam e
necessary because a type of institutionalization com bined with com prom ises between
financial and artistic interest had resulted in creating a cinem atographic practice
which was in conflict with our basic aspirations and thus in conflict with a true national
and liberating cinem a.
W ith the ap p earance of national cinem as (in
producing countries and of the T hird W orld) the
cinem as was confronted with a new reality, th a t of a
was to establish a praxis which would assure its
p articular, those o f sm all film
hegem ony of the large industrial
new cinem a whose m ajor concern
continuity.
T hus, in the cinem a of our respective countries, a fundam ental schism occurred
between a “ decolonizing” cinem a and a consum er-object and a plus-value cinem a.
This conflict provided the base upon which we could build an authentic national
cinem atography and cleared the way for us to sta rt searching for and creating new
m eans which would assure the continuation o f this struggle and at the sam e tim e
coincide with a true national developm ent.
At the beginning it was simply a question o f breaking down cinem a’s wall, of
identifying certain realities and of working in a new praxis. This bringing of cinem a out
into the open also has had the effect of dem ystifying it as a cultural and com m ercial
product.
It has happened th at progressive film m akers and technicians have obtained the
m eans (production com panies, m odern equipm ent, skilled technicians, etc.) to produce
films, b u t is h asn ’t necessarily created a tool to help them participate fully in national
liberation struggles. At most, a few have succeeded in bearing witness to some of their
national realities and som etim es have gained an awareness o f the m eaning of the
struggle.
B ut we m ust not deceive ourselves. Irrespective o f our political options, regardless of
how progressive they are, we are practising this tra d e in an econom ic m arket. Because
we m ust work in this context, it is therefore necessary to plan a strategy which will
enable us to assure this continuity.
Declaration of intent
T ak in g into account the socio-political and geographical situation of Q uébec, it is
essential for us to confront our experiences with those people who are w orking
elsewhere in the sam e perspective and to reexam ine the traditional cinem atographic
structures with which we are in conflict. It is im p o rtan t to see if, with resolve, we can
elaborated together “ transitory” m echanism s which aim tow ards a SOCIA LIZA TIO N
of cinem a and to see if an alternative T hird Cinem a is or is not viable in this context of
change. Because, barring such a “ transitory” attitu d e, it m ight be necessary to
ab an d o n any hope of transform ing cinem a in a profound and lasting way. In that case,
we will have only to choose between perm anent opposition (contestation) a n d / o r our
own m anagem ent of capitalist cinem a.
Consequently, the prim ary task of these Rencontres will be to m ake com parisons.
Hopefully, this will prevent us from being once again trapped by our suicidal respect of
institutions, which respect guarantees the status-quo of the present cinem atographic
system, hinders its transform ation and prevents the existence of an O ther Cinem a.
Because of our different national political situations, we m ust prevent opposition
groups from being form ed around these differences and at all costs we m ust avoid
political dogm atism . R ather we m ust utilize the contradictions o f the capitalist system
of cinem a as a m anoeuvering m argin with which to deal with this system. In view o f this
fundam en tal choice, the R encontres do not w ant to shut the door on any experience.
We would like these R encontres to be essentially the com parison of strategies which
necessarily vary in accordance with geographical locations, political situations, existing
structures but rem ain aim ed tow ards a com m on objective.
At this point, it is less a question o f form ing a “ third force” of cinem a (a sort of
intern atio n al of new cinem as united in diversity) as of assuring an essential dialogue
and stim ulating and m aking coherent our strategies.
This potential m ovem ent challenges us to specify and reinforce our m eans o f action
for a cinem a which has a role to play in the historical process which we are confronting.
"T h e only way to m a ke a non-standard production is to create
non-standard conditions and to prom ote non-standard dem ands fo r
the script, for shooting, fo r editing and all creative steps, at the
technical level and at the level o f organization".
Dziga Vertov
"D em and a political art, f o r political reasons and not artistic
ones".
Bertolt Brecht
Workshops
(Information for people
presenting papers)
T he afternoon w orkshop will feature differents papers. These papers will be given by
representatives from various groups having conducted one or m ore experim ents
relating to the proposed questions. A discussion with the p articipants will follow; this
discussion should lead to a practical proposal.
T o this end we have prepared a series of proposed topics dealings with the them es of
the w orkshops and we subm it it to you as a w orking proposition for the preparation of
your own paper. O ur approach to the m ajor questions of P ro d u c tio n /D is trib u tio n /
E xploitation is slanted tow ards challenging the existing structures which are the axes of
industrial film aking.
How films are shown
• To open a debate on this subject is to reexam ine the conditions u n d er which films are
shown. At the sam e tim e we are w orking tow ards a redefinition of the concept o f the
movie th eatre and the application o f this concept.
• How can we transform the movie theatre? Should the new cinem a still be subject to
the trad itional m echanism s o f “ exploitation” ?
• W h at are the different experim ents th a t have been attem pted to date? How effective
have they been?
• Should we depend on the present d istrib u tin g networks, should we create new ones,
or can we rely on other existing networks?
• How can we dem ystify this aspect o f the film process?
• How can we change the n ature o f the traditional “ movie th e a tre ” to m ake it into
m ore of a “ fo ru m ” type o f event?
• This questioning of the movie th eatre forces us to question as well the responsibility
of the film aker tow ards his film and the public.
distributor/exhibitor
public
“ consum er”
filmmaker
“ creator”
The present relationship necessarily involves the box office “ syndrom e”
(d istrib u to r/e x ib ito r). A t the present tim e, it is a one-way relationship, as there is
rarely any com m unication between the film aker and d is trib u to r/e x h ib ito r or between
the film aker and the public. In the few instances th a t it occurs, it is strictly o f a
m ercantile nature. T he public pays b u t has no control; they are “ consum ers” . O n the
oth er h and, the film aker is lim ited to his role o f “ c reato r” . The triangle is tru n cated at
the base because the essential link between the public and film aker is never established
or, if so, only artificially through the d istrib u to r as interm ediary; it is this whole process
which mystifies traditional “ d istrib u tio n ” .
People’s participation
• How can we initiate the participation of the “ public” in the cinem atographic
process? How can we plan our work with organizations like unions, citizens’
com m ittees, cooperatives, etc. How can we coordinate our collectives needs? How
can we conceive new m odes o f production in accordance with these needs? W hich
sectors (unions, people’s organizations, ad u lt and general
education) favor a
regrouping which would perm it a continuity of production.
• Is it possible to consider this base as the axis o f the operation for an O ther cinem a.
• T he several experim ents in progress on this level can serve as a point o f d ep artu re to
elaborate the beginning of a solution. As least, it would provide a real production
base.
• W e m ust also take into considerations the role th a t television in its diverse forms
(large liberal netw orks, free netw orks, educational T.V.) can play.
Third World cinema
Several practical questions can be raised in relation to the film and film akers of the
T hird W orld. However, it is less a question here of singling them out th an o f seeing how
they affect our own situation, of seeing to w hat extent some cinem as in the W est are
themselves in T hird W orld situations.
• W hich are the questions th a t continually com e to the fore and w hat practical
solutions do they entail? For exam ple, how do we approach the question o f exiled
film akers who m ust continue to work and b ea r witness to th e ir national struggles
against fascism or the regim es in power? W h at m echanism could we set up to perm it
these film akers to continue to practise th eir trade?
• How, on the other hand, can we go against the econom ic-cultural grain which
prevents certain films from paying th eir way ?
• To w hat extent can we benefit from the contradictions of our respective countries, in
o rder to give ourselves a m anoeuvering m argin which will perm it o f seeing to what
extent we can augm ent our reciprocal collaboration on the level of both diffusion and
production.
• Finally, we should pursue the debate started in Algiers last D ecem ber and continue
the practical work which em erged from this first R encontre.
Circulation of prints
T he questioning of the various aspects of traditional cinem a inevitably lead us to ask
questions of a m ore practical nature.
• How, for exam ple, do the m echanism s which we are elaborating challenge
‘'classical'' distribution? W hat are the im m ediate practical problem s th at will
confront us on the level of exchange of prints? Can we “ exchange” copies instead of
"b u y in g ” them in the traditional way? How can we get a r o u n d /u s e the use the
legalistic ta riff barriers
• In this context, how can we guarantee financial returns for film akers and producers?
•
C an groups act as representatives or agents with these various organizations
in ord
to assure the m axim um utilisation and earning power of the films? W hat role can
television play on this level?
• W hat are the various m echanism s, which are already being experim ented with, th at
we could use or at least coordinate in order to assure these ongoing experim ents
(which them selves are constantly challenged) a certain continuity?
• How can our regaining control o f distribution assure a real alternative on an
econom ic level?
C inem a as to o l fo r so cia l c h a n g e
•
How do the present experim ents com pare with each other?
•
W h at are the lim its of this type of cinem a?
• To w hat extent can the structures of support of these experim ents, both on the level of
p roduction and distribution, serve as a m anoeuvering m argin for the perm anence of
oth er experim ents in progress?
This w orkshop will be presented by the group. Société N o u v e lle /Challenge for
C hange, of the N ational Flm Board of C anada. D ifferent groups will present papers.
Third World cinema committee
O n the occasion o f the R encontres In ternationales pour un Nouveau Cinem a, held in
M ontreal (C anada) from 2 to 8 June 1974, the T hird W orld Film M akers present wish to
reaffirm th eir resolutions to work tow ards the constitution o f an anti-im perialist
cinem atographic front at the T hird W orld Level.
T H EY W O U LD LIK E this front to extend to all the progressive
cinem atographic forces in struggle in the rest of the world against the
m onopolis tic-capitalist cinem atographic system.
To this end they could like to recall the m ain resolutions endorsed by the
T hird W orld Film m akers in Algiers in D ecem ber 1973 and in Buenos Aires in
M ay 1974.
1. T he constitution of the T hird W orld C inem a Com m ittee with an office in
Algiers.
2. T he creation of a liaison newsletter.
3. E laboration of a catalog of T hird W orld Films.
4. T he creation of the FELACI (Federation of Latin A m erican Cineastes)
based ot the model of the FEPA CI (Fédération PanA fricaine des
Cinéastes).
5. Prom otion of the exchange and distribution of T hird W orld films.
SU G G ESTS the regrouping and the organization o f other progressive film m akers
struggling w ithin the existing systems in W estern Europe and in N orth Am erica into
one or m ore Federations which would act as representatives a n d / o r correspondents
with the T hird W orld Federations for the creation of an In ternational anti-im perialist
cinem atographic front.
SU G G ESTS th a t the C.A.C. (Comité d ’a ction c iném atographique) o f M ontreal
which m ade this m eeting possible, carry on its work by the creation o f a perm anent
liaison bureau between progressive film akers o f the W estern countries and their
collegues in the T hird W orld.
This office w ould accom plish the follow ing tasks:
• Assem ble inform ation com ing from progressive film m akers in W estern countries
and distribute it through the publication of a regular newsletter.
• Prom ote the exchange and distribution o f the films from progressive film m akers in
Europe and N orth Am erica and the film m akers of the T hird W orld.
W ISH ES th a t effective agreem ents be achieved in the course o f the present m eeting
between the d istributors and the film m akers in M ontreal, for the acquisition and
distribution of the films screened du rin g this event.
EXPRESS the wish th a t sim ilar m eetings be held regularly bringing together film
m akers and groups from other p arts of the world as well.
Latin american film makers committee
T he latin am erican film m akers present at M ontreal on the occasion o f the
R encontres Internationales pour une Nouveau Ciném a from 2 to 8 June 1974.
C o n sid e rin g :
- the sim ilarities of w orking conditions in which the latin am erican film m akers
exercise their trade, and the lim its which are im posed on them by neo-colonialism and
im perialism .
- the indentical point of view pertaining to the aspect of cultural decolonisation which
is a necessary condition for the liberation of our people.
- m aterialising the com m on aspirations expressed at the m eetings o f Vina del M ar
(Chili) 1967 and 1969, M erida (Venezuela) 1968, Algiers (Algeria) 1973 and Buenos
Aires (A rgentine) 1974.
D ecide:
- to create a stru ctu ral organization which unites the film m akers o f latin am erica in
their struggle to defend the films and to contribute to the developm ent o f Latin
A m erican cinem a which has resolutely aligned itself on the struggle for liberation at
large.
- the association of latin am erican film m akers wishes to be an organization opened
to all film m akers who, through their works, have expressed a stand against an
an ti-im perialist cinem a, free from cultural alienation.
F u n d a m e n ta l o b je ctive s:
1. represent the latin am erican film m akers.
2. prom ote and collaborate to the organization of regular m eetings between latin
am erican film m akers, with film screenings.
3. intervene in conflicts between film m akers and production a n d / o r distribution
o rganization both on a national and international level at the request o f m em bers of
the association.
4. insure the integrity of the films produced by m em bers or of those the association feel
are im portant.
5. defend the person of m em bers when they are the victims o f repression, jailing or
persecution.
6. the planification of an u n in te rru p te d distribution of films by latin am erican film
m akers in each and every country of the continent and in the T hird W orld.
7. centralize, coordinate and distribute inform ation on the activities o f the latin
am erican cinem a m ouvem ent and th at o f other countries in the world which are in a
situation of dependency well as those which have sim ilar problem s as the latin
am erican cinem a.
8. prom ote the financing and establish contacts between the film m akers who have
access to production funds.
9. p articip ate upon request from the film m akers to the production and distribution
agreem ents in order to guarantee the integrity of the films and o f th eir distribution.
10. establish criterias for the com m ercialisation o f latin am erican films on various
m arkets.
11. establish a com m on cultural policy pertaining to the participation of latin
am erican cinem a to the existing film festivals throughout the world.
11. establish relations with other international cinem a organization of a cultural
a n d / o r p ro fe s s io n a l nature.
Resolution
C onstitute a provisional com m ission with the purpose of coordinating in Assembly of
latin am erican film m akers which could take place in 1974 with the objective of creating
the definite stru ctu re of the Association.
T he A ssociation of latin am erican film m akers wishes the d istribution of films, unity
o f m en, who are for an engaged cinem a and the developm ent o f cinem a as a tool for
t r u t h and liberation; calls on all latin am erican film m akers who think th a t there is no
place nor reason for a cinem a which would function outside o f the anti-im periatist
struggle and for the liberation o f all people.
Signataires
Carlos Carillo (Mexico), Julio G arcia E spinosa (Cuba), Jorge G iannoni (Argentine),
W alter A chugar (Uruguay), Carlos Alvarez (Colombie), Alfonso B eato (Brésil), Carlos
G onzalez (M exique), M iguel Littin (Chili), Sergio Olhovich (Mexique), E dgardo Pallero
(Argentine), D ario P ulgar (Chili), H um berto Pios (Argentine), F ernando Solanas
(Argentine), Francisco Leon (Cuba), Cosme Alves Neto (Brésil), Jorge Sanjines
(Bolivie), Fédérico G arcia (Pérou), Ju an A ran ib ar (Pérou), Pedro Rivera (Panam a),
M odesto T u non (Panam a), M ario A rrieta (Bolivie), Carlos Rebelledo (Venezuela),
M ario H andler (Uruguay), Diego de la T ejada (Puerto-Rico), M anuel Perez (Cuba),
Sergio M uniz (Brazil), Pedro Chaskel (Chili).
Resolution of United States film workers
Following a suggestion m ade by representative m em bers of the T hird W orld Cinem a
C om m ittee, progressive film workers from the U nited States involved in the areas of
p roduction, d istribution, exhibition and film criticism , m et to discuss the ways in which
we could best engage in the world wide m ouvem ent tow ards a progressive cinem a, and
m ore specifically the ways in which we could best relate to the other already existing
organizations, particularly those in the T hird W orld such as the FEPA C I, FELACI,
and the T hird W orld Cinem a Com m ittee. In our m eeting we reached the following
C O N C LU SIO N S
First:
T he U.S. p articip an ts at the conference did not constitute a representative body o f
the progressive cinem a m ovem ent in the U.S. This m ovem ent is geographically spread
out in a country of 230 million people; and has within it im portant differences in
approach, em phasis and ideology which reflect in some way the overall political situ a­
tion in our country. W e are aw are o f our own lim itations and the difficulties we will face
trying to create an organization com parable to our counter parts in the Third W orld.
Second:
W e decide to hold regional preparatory m eetings in New York and in San Francisco
to discuss the content and objectives o f a N ational Conference to be held in the Spring of
1975. G enerally we agreed the conference would explore the different areas of Cinem a
W ork in the U.S.; it would discuss the theoretical and ideological points necessary to
reach a basic m inim um set o f points of agreem ent; and, finally would evaluate the
actual feasibility of constituting an organization of federation of progressive U.S.
cinema workers.
Third:
We recognize the im portance o f the diffusion of th e progressive C inem a of the T hird
World in the U.S. and we will work in cooperation with the existing organizations
already active in this area. T ricontinental Film C enter an d Third W orld Newsreel, to
produce English versions, d istrib u te an d exhibit T hird W orld C inem a in the U.S. as
part of an overall effort to educate the N orth A m erican public about th e culture and
political situations in the Third W orld. W e recognize our special responsibility to the
Third W orld film m akers to create the conditions so th a t his or her film will not be
relegated to th e m arginal circuits b u t shown as widely as possible in a m an n er which
would provide the financial return needed for recuperation and continuing
independe nt production.
Fourth:
We will work for the dissem ination o f th e progressive, socially conscious cinem a of
the U.S., particularly the cinem a by and ab o u t Third W orld peoples in th e U.S. (Afro
Am ericans, C hicanos, Asian Am ericans, Native A m ericans, etc.) in countries of the
T hird W orld and in other advanced industrial nations in Europe and elsewhere.
Working document of the provisional coordinating
committee of the cinema workers of european
countries and Quebec.
Introduction:
It is well known th a t the dom inating stru ctu res o f film distribution have given birth
to m ultiple and insidious form s of censorship: w e th e r this censorship be moral,
political or econom ical, its objective is to react to a concept of the world which is
antagonistic to th a t o f the bourgeoisie. In p a rtic u la r when the cinem a incited people to
a revolutionary transform ation o f the social order.
In this perspective it is necessary for us to build an alternative to:
1. Allow this new cinem a to be seen and fulfill its function.
2. Assure it’s producers the econom ical continuity o f their political work with film.
C onsequently our task is the following:
• give answ er to an increasing dem and for a cinem a closer to reality to the aspirations
and the struggle of the people.
• develop and structure a solid alternative network
• increase th e screening possibilities by m obilising groups a n d / o r persons in search o f
a tool for social change.
• improve the organization at the level of print circulation.
• facilitate the exchange o f inform ation on new films and the use which is m ade of
them .
• establish a type of “ netw ork based on com m on u n d ersta n d in g ” am ong the different
groups (agree on certain criterias on the political and econom ical level: open books,
screenings reports, etc.).
These are the reasons why the film m akers and film users from E urope and Q uebec
m eeting in M ontreal on the occasion of the R encontres Internationales po u r un
Nouveau C inem a express th eir will to coordinate their work.
U niting these groups (and/ or individuals) on the basis of com m on objectives and the
choice o f a certain way o f working.
IN O R D E R TO:
• Change th e “ ra p p o rt” betw een film and public. Film should be considered as a tool
for political change. It should accom plished both, a cu ltu ral and political work a t the
base.
• Fight against m ercantile cinem a based on profit m aking: against film as a
consum er object and p roduct o f the dom inating culture. For a social cinem a, f o r a
political cinem a dedicated to the struggle o f th e people.
The following text is a first step tow ards th e m aterialisation of this regrouping. It was
endorsed d u rin g the M ontreal m eeting by the various groups present. However it was
not undersigned because of the absence of certain im p o rtan t groups a n d / o r certain
countries concerned. This text is the basis for a future com m on program .
Comments:
An international coordination m ust be closely linked to the specific practice o f each
group. This should influence and m ark the regrouping in question. It is in this sense
only th a t it will be efficient.
The first program should th en contain practical resolutions based as m uch on
political options as on the choice o f a certain way o f working.
Signed:
Thierry Coene. Unité de D istribution, Belgique
Carl H enrik Svenstedt, Film C entrum , Suède.
Project for a program
The individuals engaged in film work as a m eans to develop the re v o lu tio n a ry
consciousness in W estern E urope an d in Q uebec, m eeting in M ontreal on the occasion
of the R encontres Internationales po u r un Nouveau C iném a insist on th e necessity to
create a cinem atographic fro n t against im perialistic and neo capitalistic use of the
audio-visual.
T H IS U SE I S O F A D O U B L E N A T U R E :
1. The refusal to distribute film s and am ong those the m ajority o f the films from the
T hird W orld, which d ifferen tia te themselves or are in total opposition to the
m arketed m odels by which the people are tu rn ed away from th e consciousness of
their exploitation and th eir oppression.
2. T he m anipulation o f the film s which penetrate by chance (or otherwise) the b arrie r
o f th e com m ercial circuit, and even th a t o f som e m arginal ones, by giving these
film s a “ m ark e tab le ” value as exotic objects in a dem ocratic society.
T H E A I M O F O U R F R O N T I S D O U B LE :
1. C ontribute to the form ation of a critical consciousness facing the products
circulated by the m onopolistic system indentical to the dom inating ideology.
2. Prom ote, facilitate, and activate the diffusion through adequate m eans, of all the
films which present them selves a s a liberation tool and/ or as a tool for the change o f
o u r society, while a struggling against all recuperation com m ercial or other.
All this is p a rt o f a larger struggle in which we are all united with the African and latin
am erican com rades, as those o f the T h ird W orld at large. T his struggle should have as a
fundam ental cinem atographic option, the taking over o f all the m eans o f production
and diffusion o f films, and in a m ore im m ediate future, the union of the “ free screens”
and the creation of new m eans o f cinem atographic action.
RESO LU TELY
Amongst the persons m eeting in M ontreal it has been agreed that:
1. The Com ité d'A ction C iném atographique of M ontreal should be m aintained with
the aim of organizing and coordinating the exchange of inform ation of films
between the various world federations.
2. T hat a first m eeting o f the concerned countries be held in P e sa ro from Septem ber 12
to 19, 1974.
(contact: Lino M icciche, Via Della Stelletta. 23; 00186 Rom a, Italia. Tel: 657-340657-598. Telex: N uovocine-Rom a).
T h at a second m eeting be held probably in Brussels in early 75 to be organized by the
Unité de D istribution.
(contact: M icheline Creteur, 32 ave. Van Becelaere; 1170 Bruxelles. Tel: Bureau:
13.94.40 ext. 124, Privé: 73.30.24, U nité de distribution: 734.93.86).
3. T hat each group establish an inform ation dossier giving its political, practical and
cultural analyses of the situation at the national level before the meetings.
Each group should send any am endm ents a n d / o r co u n ter proposals o f program
before m id-august. They should be sent to M icheline C reteur in order th at each
group could be inform ed about them .
A questionnaire will be sent by the end o f Ju n e by the Unité de D istribution.
A new type of critic for a new type
of cinema
The film critics present at the R encontres Internationales pour un Nouveau Cinem a
in M ontreal from 2 to 8 June 1974, are planning the organization of a colloquium
around the them e: “ A new type of critic for a new type of cinem a” the concept of which
should be d e v e lo p e d around the following four directions:
1. D enounce and protest the area o f “ film culturism a n d / o r b u tfism and prom ote a
m ilitan t critic which denounces the ideology of established cinem as and defends the
progressive cinem as.
2. Abolish the concept of "G reat C inem a" (A m erican, French, Italian) and "Sm all
C inem as” necessarily confined to a form of "provincialism ” .
3. Give priority to the political criterias to the detrim ent of abstract aesthetical ones,
contrib u te to and prom ote a new aesthetics based on m arxism .
4. C reate new publications, new poles of reflection, com ing from progressive forces
on all continents.
Signed:
U .S.A .: H arold D. W eaver Jr.. Third W orld M orning Images Project, G ary Crowdus,
"C in éaste", Julia Lesage, “ W om en and film s” . John Hess. "Ju m p C ut".
Q U EBEC: Jean-Pierre T adros, “ Ciném a Q uebec", Alain Berson, “ C ham p L ibre",
Pierre Vallières, "C iném a Q uébec", Michel Vézina, "C K R L -F M " Québec. A ndré
P âquet; Pierre V éronneau. “ Stratégie".
F R A N C E : Guy H ennebelle. “ E cran 74, A frique Asie” , Serge Le Pérou.
IT A L IE : Lino M icciche “ Ciném a 60” ; G uido A ristacro, Cinem a Nuovo
C H ILE Erik M artinez “ Prim e P lano” .
T U N ISIE : Férid B oughedir “ Jeune A frique” ; T a h a r Cheriaa.
SU E D E : Carl H enrik Svenstedt, “ Film and T V ” .
B E L G IQ U E : M arian H andw erker, “ C o ntrecham p” , Robbe de Hert.
Declaration presented during the
rencontres internationales pour
un nouveau cinéma
• C an ad a took 20 years to recognize the governm ent of Red C hina, b u t 20 hours to
recognize the d ictatorship of G reece and Chile.
• A fter having collaborated with the U.S.A. for the m assacre of one m illion V ietnam e­
se, our country still refuses, today, to give visas to m em bers of the PR G , which is a
governm ent recognized by the Paris treaty.
• We continue to provide arm s and other assistance to governm ents which assassinate
liberation m ovem ent of d e v e lo p in g countries.
• All year long we show com m ercial films for corporations which exploit and bleed
the T hird W orld; b u t we refuse to distribute films which show the struggle and suf­
fering of people in the T hird W orld.
• W e claim to be a dem ocratic country b u t we censor the ideas of a larger and larger
p a rt of the population. M any films m ade by Q uebec film -m akers are presently cen­
sored for political reasons. W e are m aking still an o th er step tow ards a degradation of
dem ocracy which will one day lead us to fa sc ism.
• As Q uebec and C anadian film m akers we protest any form of censorship in our coun­
try as elsewhere. W e dem and the free circulation o f the films we m ake with and for
our people, our country, and abroad.
W E DEM AND:
• T h a t our governm ent m ake the necessary pressure to obtain the liberation of film ­
m akers and o ther persons which have been jailed for political reasons in Chile and
elsewhere.
• T h a t ou r country supports the efforts of progressive cinem as of the T hird W orld and
th a t this aid be p a rt of its program to d e v e lo p in g countries.
• T h a t Q uebec and C anadian Film m akers be in solidarity with th eir collegues from the
T hird W orld in the struggle against all Form s of censorship and slavery which p re­
vent the circulation of films as th at of ideas.
M ichel Régnier, cinéaste. R obin Spry, cinéaste. M ichael R ubbo,
cinéaste. M artin Defalco, cinéaste. M aurice B ulbulian, cinéaste.
R ich a rd Lavoie, cinéaste. A n d ré M elançon, cinéaste. H élène Girard,
Cinéaste. M artin D uckw orth, cinéaste. Jean-C laude Labrecque,
cinéaste. Francis M ankiew icz, cinéaste. A nne-C laire Poirier,
cinéaste. Claude Lefebvre, cinéaste. Pierre B em ier, cinéaste. Pierre
H ébert, cinéaste. M ichel Gauthier. K irw an Cox, Canadian Council
F ilm m akers. Sandra Gathercole, Toronto F ilm m a kers' Coop.
Declaration Chile
T he p articip an ts at the R encontres Internationales pour un Nouveau C inem a which
took place in M ontreal from 2 to 8 June 1974 concerning the political events in Chile
express the following:
1. W e c o n d e m n with force the assassinations, to r tu r e s a n d a r b it r a r y im p r is o n m e n ts
th a t the Chilean people suffer d ay afte r day. T h is repression th r o u g h crim e affects
the Chilean p ro letariat which is an ex e m pla ry force for o th e r liberation m ovem ents
t h r o u g h o u t the world.
2. We are conscious th at the struggle of the Chilean proletariat w ill not end today. T hat
its capacity to struggle, its class consciousness it's courage cannot be disturbed
by any fascist m ovem ent, no m atter how brutal. Today as always we express our
solidarity with the Chilean people, we engage in th eir struggle which is the struggle
for the liberation of all the Third W orld.
3. W e dem and the liberation of all Chilean political prisoners. W e dem and th a t crim es
against those whose only offence was to fight for a ju st and sovereign hom eland, be
stopped.
4. W e engage ourselves to struggle for the im m ediate liberation of the following com ­
rades actors and film m akers im p ris o n e d for several m onths and who have been
s a v a g e ly tortured.
They are: M arcello Romo, G uillerm o C ahn, Ivan San M artin, Elsa Rudolphy,
Francisco M orales, Hugo M edina, E nrique Berrio, Pedro Atias.
T he struggle of the Chilean people is the struggle o f all the people of the world.
Communication
We wish to inform you of the following:
C O N S ID E R IN G :
1. T he Chilean situation after the M ilitary Coup of 11 Septem ber 1973 and the condi­
tions u nder which cultural activities m ust develop, subm itted to all sorts o f restric­
tions which prevent their realization, or, which is worst, distort and'/3or dibase them .
2. The total persecution and the repression which affects the people and of course the
film m akers.
3. T he im possibility to accom plish, even with a m inim um of efficiency and of honesty,
the task of a cinem atheque u n der these conditions.
4. T he urgency to see to the conservation of a m ass of cinem atographic m aterial which
constitutes works and which bears invaluable witness to Chilean reality.
W e have decided to re-initiate the work u n d ertak en in Chile through the “ C inem a­
theque U niversitaire” interrupted and prevented by the m ilitary intervention, by esta­
blishing the C H IL E A N C IN E M A T H E Q U E IN E X IL E in H avana, C uba and its work
has started A pril 30th, 1974, under the direction of the undersigned.
T he task of the Chilean C iném athèque in Exile is to gather see cinem atographic
m aterial from or on Chile for its preservation, classification archival and distribution
purposes.
W e hope to m aintain, in the futur, the most cordial relations with progressive film ­
m akers of the world and we thank in advance all those who will bring th eir collabora­
tion to the accom plishm ent of our task.
Peter Chaskel, B.
D irecteur C IN E M A T H E Q U E C H IL IE N N E EN EXIL
Calle 23 no. 1155, La H ab an a 4, Cuba.
TELEGRAM
T O T H E PR E SID E N T O F U RU G U A Y
JUAN BO R D A BERRY
W E D EN O U N C E SITU A TIO N FIL M M A K ER S W H O T O G E T H E R W IT H
URU G U A Y AN PE O PL E SU FFE R R E PR ESSIO N AND IM PR ISO N M E N T BY A
R E G IM E T H A T OBEYS A N TIN A TIO N A L COM M ANDS.
REN C O N TR ES IN TER N A TIO N A LES PO U R UN N O U V EA U CINEM A.
M O N TR EA L, JU N E 8, 1974.
Political resolution
T he progressive workers of cinem a from the T hird W orld, E urope and N orth
A m erica p resent at the R encontres Internationales pour un N ouveau Cinem a in
M ontreal from 2 to 8 June, 1974.
D E N O U N C E the intervention of im perialism and its allies in Latin A m erica, A frica
and Asia.
D E N O U N C E the Zionist agression against the a ra b people o f the M iddle East.
D E N O U N C E the repression hitting the cultural workers of the arts and culture in Chile
and Palestine.
S U P P O R T the struggle of the people which are fighting for total in d ependance in
A frica, Asia and Latin America.
S U P P O R T the claim s of the w orkers oppressed by the capitalist-im perialistic system in
E urope, N orth A m erica as in the fascist dictatorship of Spain and Greece.
Por que encuentros internacionales?
"La Lucha anti-im perialista de los pueblos del Tercer M u n d o y de
sus equivales en el interior de los p aíses im perialistas constituye hoy
el eje de la revolución m undial. E l Tercer Cine es para nosotros aquel
que reconoce en esa lucha la mas gigantesca m anifestación cultural,
científica y artística de nuestra época, la gran posibilidad de construir
a partir de cada pueblo una personalidad liberada; la
decolonización de la cultura."
Octavio G etino y Fernando Solanas
"Hacia un Tercer Cine, ” Tricontinental, 3, 1969
Perspectivas históricas
Hemos llegado hoy a una nueva encrucijada en la historia del cine. A los 75 anos de
su existencia la cinem atografía, viene hoy a to m ar conciencia de su verdadero rol en el
contexto político contem poráneo. Podem os decir, que esta tom a de conciencia se
m anifiesta prim eram ente por un cuestionam iento de las estructuras del cine
tradicional (Estados G enerales del Cine, Frances, 1968) y en segundo term ino en el
surgim iento de cinem atografías nacionales (en p a rticu la r las cinem atografías de los
pequénos países productores y aquellas de los países del T ercer M undo). Así
vemos que la hegem onía de las grandes cinem atografías capitalistas esta puesta en
cuestión y estas deben en frentar hoy una nueva realidad: la de un cine en
transform ación que debe establecer para sí una praxis que le asegure una continuidad.
Es así como en el cine de nuestros respectivos paises se presenta una ru p tu ra
fundam en tal entre el cine de la plusvaliá, el cine objeto de consum o, y un cine
decolonizador que ad o p ta diversas form as. La creación de un cine decolonizador es la
base de la construcción de cinem atografías nacionales auténticas y es esta ru p tu ra la
que nos perm ite investigar y crear nuevos m edios que puedan asegurar la continuidad
de una lucha que coincida a su vez con un desarrollo nacional y popular.
Se tra ta b a en un prim er m om ento de rom per con las divisiones arb itrarias del cine,
de identificar ciertas realidades y de tra b a ja r den tro de una nueva praxis. Al rom per las
divisiones a rb itrarias del cine tanbién lo dim istificabam os como producto com ercial y
m ercantil.
C ineastas y técnicos progresistas en ciertos paises tuvieron a su alcance los m edios de
producción, com pañías productoras, equipam iento m oderno, cuadros técnicos
form ados sin que eso les perm itiera crear un m edio de participación en las luchas de
liberación nacional, a lo m as algunos de ellos han testim oniado alguna de sus
realidades nacionales y quizás tom ado conciencia del sentido de la lucha. Per no hay
que dejarse enganar, cualesquiera que sean nuestras opciones políticas (por más
progresistas que estas sean) praticam os nuestro oficio dentro de una econom ía de
m ercado. Es necesario por tan to elaborar una estrategia posible dentro del contexto en
el que debem os trab ajar a fin dé establecer una continuidad en nuestro trabajo.
Declaracion de intenciones
En el plano político cultural, tom ando en cuenta la situación geográfica del Q ue­
bec, nos parece im portante confrontar nuestras experiencias con las de aquellos cineas­
tas que trab ajan en las m ism as perspectivas en otros lugares.
Pensam os que es necesario reconsiderar las relaciones de fuerza que com ponen las
estru ctu ras tradicionales a las que nos enfrentam os. Pensam os que es necesario
estudiar y ver m ás resueltam ente la posibilidad de elaborar conjuntam ente
m ecanism os transitorios que nos conduzcan hacia une socialización del cine. En sum a
ver si la alternativa de un T ercer Cine es posible o no en el m arco de esta perspectiva
de cam bio. Sin esa actitud transitoria quizás h abría que ab a n d o n a r toda esperanza de
transform ación profunda y duradera del cine y no nos cabría otra alternativa que elejir
entre la oposición perm anente (reinvidicación, contestación) y / o participación en el
m anejo del cine capitalista.
Por tanto, la tarea p rio ritaria de este E ncuentro será la de establecer com paraciones.
E speram os que esto nos im pedirá caer nuevam ente en el respeto suicida a las
instituciones que aseguran la establidad del sistem a cinem atográfico existente, que
e n trab an su transform ación e im piden la existencia de un O tro Cine.
C reem os que es necesario entender las situaciones políticas particulares de cada uno
de nuestros paises y tra ta r que esas situaciones no lleguen a dividirnos, debem os mas
bien u tilizar las contradicciones del sistem a capitalista en el cine como m árgen de
m aniobrabilidad en nuestras relaciones con ese sistem a. Frente a la opción que se nos
presenta el E ncuentro no quiere dejar fu era de el ninguna experiencia dentro de esa
opción.
Q uisiéram os que este E ncuentro sea la indispensable com paración de estratégias,
que pueden variar de acuerdo a regiones geográficas, a la estru ctu ra de los regím enes en
el poder o a situaciones ligadas a las estru ctu ras existentes, pero que en sum a ap u n tan
hacia un objectivo com ún.
E sencialm ente se tra ta p a ra nosotros, m ás que de form ar u n a tercera fuerza
cinem atográfica (especie de Internacional de nuevas cinem atografías unidas en la
diversidad) de asegurar un diálogo perm anente esencialm ente estim ulante y de buscar
una coherencia en nuestra estrategia.
La dificultad del m ovim iento que envisionam os nos llam a a realizar un esfuerzo para
precizar y reforzar nuestro m edios de acción por un cine que juegue un rol en el proceso
historico que afrontam os.
“ El único m edio de realizar un proyecto no convencional es creando
condiciones no convencionales tan to p ara el guión, el radaje, el
m ontaje y todo lo que concierne a la creación, la técnica y la
organización.”
Dziga Vertov
“ Exigir un arte político... por razones políticas.”
Bertold Brecht
Talleres
(Información base para
la presentación de
comunicaciones)
Los Talleres com prenderán presentaciones p rep arad as por los representantes de
grupos diferentes que hayan realizado u n a o m ás experiencias cercanas a las
preocupaciones que a q u í se evocan. E stas com unicaciones serán seguidas de una
discusión con los otros participantes y deben (en lo posible) ser objeto de una decision
prática.
P ara este fin se ha p rep arad o un cuaderno-guia que se ha propuesto como hipótesis
de trab ajo p a ra la preparación de estas com unicaciones. Se han escogido prim ero los
grandes tem as (producción, distribución, exhibición) m ediante proposiciones que
pueden poner en d u d a los m étodos existentes que son la clave de un tipo de cine
industrial.
Como se m uestran los films
A b rir un debate sobre la proyección de films es querer reexam inar las condiciones
actuales de m o n trar los films. Al m ism o tiem po es in ten tar redefinir el concepto de sala
de cine y de la “ practica” de que depende.
• Com o tran sfo rm ar la sale de cine? El nuevo cine debe estar siem pre sujeto a los
m ecanism os de la explotación industrial?
• Cuales son las distintas experiencias que han sido in tentadas hasta hoy en dia? Como
se m iden en el plano de la eficacia?
• Se puede co n tar con los canales actuales de difusión o crear nuevos o apoyarse en
otros canales ya existentes?
• Com o dim istificar este aspecto del proceso cinem atográfico?
• Es necesario prever las salas-foro?
acontecim iento?
Iniciar
los
trabajos
con
proyecciones
• Este cuestionam ento a la “ S ala” de cine,trae tam bién consigo el problem a de la
responsabilidad del cineasta con su film y con elpublico?
distribuidor/explotador
público
“ consum idor”
cineasta
“ creador”
La correlación actual im plica obligatoriam ente al d istrib u id o r/e x p lo ta d o r. Esta
relación existe ahora en un solo sentido. R ara vez la com unicación se establece hacia el
cineasta o del cineasta hacia el publico. El diálogo, si lo hay, es estrictam ente de orden
m ercantil. El publico paga, pero no tiene control. Es “ consum idor” . Por su parte, el
cineasta, se lim ita al rol de “ cread o r” . El triangulo esta tronchado en su base mism a, ya
que el vínculo esencial p ú b lic o /'c in ea sta n o se establece como debe ser y si se establece,
se establece sólo artificialm ente por interm edio del distribuidor.
Participación de la base
• Como en frentar la participación del público en el cine? Como concebir nuestro
trab ajo con las organizaciones de base; sindicatos, com ités de ciudadanos,
cooperativas etc.? Como coordinar colectivam ente nuestras necesidades? Cuáles son
los sectores (sindicatos, educación, organizaciones de base, educación popular, etc.)
que favorecen un reagrupam iento en el plano de una cierta continuidad de la
producción?
• Es posible considerar esta base como la llave o eje de operaciones para O tro Cine?
• V arias experiencias en curso perm iten la elaboración parcial de la solucion en este
plano al m enos se tra ta ría de una base verdadera de producción
• Es preciso, tom ar en consideración en este plano, el rol que pueden tener las
"televisiones" en sus diversas form as (grandes cadenas liberales, cadenas libres, TV
educativa, etc.).
Frente a la cinem atografía del Tercer Mundo
Varios asuntos prácticos pueden aparecer en relación con los films y los cineastas del
T ercer M undo. No se trata, sin em bargo, de especializarse en estos asuntos, peso si de
ver cuáles son los vínculos que pueden tener relaciones con nuestra propria situación.
De ver en que m edida, ciertas cinem atografías occidentales son en ellas m ism as una
situación del T ercer M undo.
• Cuáles son los problem as que se presentan m ás constantem ente y cuáles son las
soluciones practicas que se requieren
• Asi, por ejemplo, com o ab o rd ar el problem a de los cineastas exilados, que deben
co n tin u ar trab ajan d o y d ar testim onio de sus luchas nacionales contra el fascism o o
el régim en existente? Q u e m ecanism os podrían preveerse, para que esos cineastas
p udieran co n tin u ar practicando su oficio?
• Como, por otra p arte luchar contra la b arrera "económ ica-cultural" que im pide a
ciertos films ser "ren tab le s"?
• Com o los países del T ercer M undo pueden utilizar ciertos films producidos en los
países occidentales que plantean esta opción fundam ental?
• En que m edida pueden utilizarse coherentem ente las contradicciones de nuestros
respectivos países, con el fin de establecer un m argen de m aniobrabilidad que nos
perm ita m ayor eficacia a corto plazo?
• E n pocas p alabras, se trata de ver aqui en qué m edida podem os crecer, tanto en el
plano de la difusión como en el de la producción con nuestra m utua colaboración?
• Finalm ente, se trata de co n tin u ar el debate abierto en Argelia en D iciem bre pasado y
de avanzar en el trabajo práctico que pudo resultar de ese prim er encuentro.
Circulación de copias
Poner en d u d a los diversos aspectos de la práctica cinem atográfica tradicional nos
conduce inevitablem ente cuestiones de m ajor orden prático.
• Así. por ejemplo. Los m ecanism os que podríam os elaborar pueden poner en duda la
distribución "clasica"? Cuales son los problem as inm ediatos que hay que plantearse
en el plano del intercam bio de copias?
• Pueden “ intercam biarse" copias en vez de “ com prarse” ? de acuerdo a la form a
tradicional? Como pueden o b v ia rse / utilizarse las barreras legales de las adu an as en
este plano?
• Como, frente a esta opción, se podría g aran tizar una cierta eficacia financiera para
los productores cineastas?
• Como los grupos pueden a c tu a r como representantes agentes con los organism os
existentes, con la finalidad de asegurar una utilización / rentabilidad m áxim a de los
films? En otros térm inos, cuales son los diversos m ecanism os ya existentes, que se
pueden utilizar o coordinar a fin de asegurar las experiencias en curso una cierta
continuidad cuando estas m ism as han sido cuestionadas?
• C o m o el hecho de tom ar el control de la difusión puede asegurar una alternativa real
en el plano económico?
El cine como herramienta de
transform acion/intervencion social
• Cóm o se com paran las experiencias actuales?
• C uáles son los lim ites de este tipo de práctica cinem atográfica?
• En que m edida las estru tu ras de apoyo de estas experiencias (tanto en. el plano de la
produción como en el de la difusión) pueden servir de m argen dé m aniobrabilidad
p ara otras prácticas en curso?
• Este T aller será presentado por Challenge for Change del O N F de C anada.
Comité de cine del Tercer Mundo
Con motivo del E ncuentro Internacional para un Nuevo Cine que tuvo lugar en
M ontreal (C anadá) del 2 al 8 de Junio de 1974. los cineastas del T ercer M undo presentes
reafirm aron sus decisiones de operar en la form ación de un frente antim perialista a
nivel del T ercer M undo.
SE ESPERA que este frente se am plié hacia todas las fuerzas
cinem atográficas progresistas, q u e en la actualidad, están, en lucha en el resto
del m undo contra el sistem a cinem atográfico m onopolista de tipo capitalista.
Para esto, recuerdan las principales decisiones ado p tad as por los cineastas del
Tercer M undo - en Argelia, D iciem bre de 1973 y en Buenos Aires. Mayo de
1974.
1. C onstitución de un Comité de Cine del T ercer M undo con asiento en
Argelia.
2. C reación de un Boletín perm anente de inform ación y de enlace.
3. C onstitución de un catálogo de films del T ercer M undo.
4. Creación de una Federación L atinoam ericana de C ineastas (FELA C I), a
ejem plo de la FEPACI, Federación P anafricana de Cineastas.
5. Prom oción del intercam bio en la difusión de films del T ercer M undo.
S E S U G IE R E la reagrupación y la organización de grupos y cineastas progresistas, que
luchan en el interior de los sistem as dom inantes (oeste-europeos y norteam ericanos) en
una o varias federaciones representativas, que constituyan la co n tra p arte de las
federaciones del T ercer M undo, p a ra concretar el F rente C inem atográfico
antim p erialista en el m undo.
S E S U G IE R E que le Com ité de Acción C inem atográfica de Québec, que ha perm itido
la realización de este encuentro, continue su labor creando una O ficina perm anente de
enlace e inform ación entre los cineastas progresistas de los paises occidentales y sus
colegas del T ercer M undo.
E sta oficina tendriá las tareas de:
• reag ru p ar las inform aciones que em anen de cineastas progresistas de los países
occidentales y difundirlas por interm edio de un boletín periódico
• prom over el intercam bio, la distribución y la difusión de films de cineastas progre­
sistas de E uropa y de N orteam érica y de los cineastas del T ercer M undo.
• se espera com o base concreta de partida que, los acuerdos efectivos se den a conocer
de inm ediato entre los grupos de distribución y los cineastas presentes en M ontreal
p ara la adquisición y distribución de films, proyectados en el curso de esta m an i­
festación.
• se espera la realización regular de encuentros sim ilares que reúnan al m ayor n im ero
de cineastas y de grupos de cineastas progresistas del m undo entero.
Comite de los cineastas de America latina
Los cineastas latinoam ericanos reunidos en el m arco del E ncuentro Internacional
por un Nuevo Cine realizado en M ontreal del 2 al 8 de junio de 1974.
Considerando
- la sim ilitud de condiciones de trabajo en la que se mueven los cineastas de A m érica
Latina y las lim itaciones de todo tipo que le son im puestas por el neocolonialism o y el
im perialism o.
- la identidad de puntos de vista en favor de una decolonización cultural que es con­
dición indispensable para la liberación total de nuestros pueblos.
- concretizando las aspiraciones com unes puestas de m anifiesto en los encuentros de
V ina del M ar (Chile (1967 y 1969), M érida (Venezuela) (1968), Argel (Argelia) 1973)
y Buenos Aires (A rgentina) (1974).
Deciden
- crear una organización que nucleé a los cineastas de A m érica Latina con el propósito
de unificar fuerzas a travéz de una estru ctu ra de defensa de los filmes en todos los
niveles com o asim ism o co ntribuir al desarrollo del cine latinoam ericano que se ha
alineado junto al pueblo en su lucha de liberación.
- la Asociación de C ineastas L atinoam ericanos quiere ser un organism o abierto a
todos los cineastas que se declaren a través de sus obras por un cine anti im perialista
y libre de dependencias culturales.
Objetivos fundam entales
1. rep resen tar a los cineastas latinoam ericanos.
2. prom over, auspiciar y colaborar en la organización de encuentros de cine y
m uestras de cine latinoam ericano en form a periódica.
3. m ediar en los conflictos de los cineastas con organism os productores y d istrib u
dores nacionales o extranjeros a solicitud de sus asociados.
4. salir en defensa de la integridad de los filmes producidos.
5. asu m ir la defensa de las personas de sus asociados cuando estos sufran la prisión
o la persecución.
6. p lanificar la difusión in in terru m p id a de los films en todos y cada uno de los paises
latinoam ericanos y del tercer m undo.
7. centralizar, coordinar y d ifu n d ir la inform ación sobre las actividades del movi­
m iento cinem atográfico latin o am erican o y de los otros paises del m undo con situ a ­
ciones de dependencia cinem atográfica com o tam bién de aquellos paises con
problem ática cinem atográfica afin a la latinoam ericana.
8. prom over financiam ento y conectar a los C ineastas con fuentes de producción.
9. particip ar, a solicitud de los cineastas, en los acuerdos de producción y distribución
a fin de g aran tizar el repeto a la integridad de los films com o su difusión.
10. fijar criterios com unes para la com ercialización de los films latinoam ericanos en
los diversos m ercados.
11. Fijar u n a política cultural com ún en lo que respecta a la participación del cine
latinoam ericano en los Festivales cinem atográficas existentes en el m undo.
12. establecer relaciones con entidades internacionales cinem atográficas de caracter
cultu ral o profesional.
Resuelven
C onstituir una com ision provisoria con el fin de coordinar la realización de una
asam blea latin oam ericana que deberá llevarse a cabo en el transcurso del ano 1974 con
el objeto de concretizar la difinitiva organización de la entidad.
La Asociación de C ineastas L atinoam ericanos, que busca la difusión de los filmes, la
unidad de los hom bres por un cine com prem etido y el desarrollo de un cine que sea
verdadero instrum ento de verdad y liberación, hace un llam ado a todos aquellos
cineastas de A m erica L atina que piensan que ya no hay lugar ni razón p ara un cine
ajeno a la lucha de liberación anti-im perialista de los pueblos latinoam ericanos.
Firman:
W alter A chugar (Uruguay), Carlos Alvarez (Colombia), Affonso Beato (Brasil), Carlos
C arrillo (Mexico), Julio G arcia E spinoza (Cuba), Jorge G iannoni (Argentina), Carlos
G onzalez (Mexico), M iguel Littin (Chile), Sergio Olhovich (Mexico), E dgardo Pallero
(A rgentina), D ario Pulgar (Chile), H um berto Rios (Argentina), F ernando Solanas
(A rgentina), Francisco Leon (Cuba), Cosme Alves N etto (Brasil), Jorge Sanjines
(Bolivia), Fédérico G arcia (Peru), Juan A ran ib ar (Peru), Pedro Rivera (Panam a),
M odesto R uñon (Panam a), M ario A rrieta (Bolivia), Carlos R ebellodo (Venezuela),
M ario H andler (Uruguay), Diego de la T ejeda (Puerto-Rico), M anuel Perez (Cuba),
Sergio M uñiz (Brasil), Pedro Chaskel (Chile).
Resolución de los trabajadores del cine
de los Estados Unidos
A sugerencia de los representantes del Com ité de C ineastas del T ercer M undo los
trab ajad o res progresistas del cine de los Estados Unidos involucrados en las areas de la
producción, la distribución, la exhibición, y la crítica se reunieron con el fin de discutir
la m anera com o p articip ar en el m ovim iento m undial por un cine progresista. Y más
específicam ente la m anera com o relacionarse m as estrecham ente con las
organizaciones ya existentes especialm ente aquellas del T ercer M undo com o la
FEPACI y la FELACI y el Comité de C ineastas del T ercer M undo, en nuestra reunión
llegamos a las siguientes conclusiones.
Primero:
Los participaniés .norteam ericanos en la conferencia no constituyen un cuerpo
representativo del m ovim iento del cine progresista en los Estados U nidos. Este
m ovim iento está esparcido geográficam ente en un pais de 230 millones de h ab itantes y
posee en su interior diferencias de im portancia en cuanto a la posición, énfasis e
idéología que reflejan de alguna m anera la situación política general en nuestro pais.
Estam os concientes de nuestras proprias lim itaciones y de las dificultades que
encontrarem os en nuestra intención de crear una organización com parable a la de
nuestra con traparte.
Segundo:
Hemos decidido realizar reuniones preparativas a nivel regional en Nueva York y en
San Francisco con el fin de discutir el contenido y los objetivos de una Conferencia
N acional que se llevaría a cabo en la prim avera de 1975. En general estuvim os de
acuerdo en que la Conferencia exploraría las distintas areas del trab ajo cinem atográ­
fico en los E stados U nidos a la vez que se discutirían los puntos teóricos e ideológicos
necesarios, con el fin de posibilitar un acuerdo básico m inim o y finalm ente realizar una
evaluación de las posibilidades de constitución de una Federación de trabajadores
progresistas del cine de los Estados U nidos.
Tercero:
Reconocem os la im portancia de la difusión del cine progresista del T ercer M undo en
los Estados U nidos y trabajarem os en colaboración con la organizaciones ya existentes
en esta area TRICÔ N T1N EN TA L FILM S y T H IR D W O R LD N EW SR E E L a fin de
p roducir versiones en Inglés, d is trib u ir y e x ib ir el C inedel T e rc e r M u n d o en los Estados
U nidos com o parte integrante de un esfuerzo destinado a educar al público
norteam ericano con relación a la cultura y a las situaciones de orden político en el
T ercer M undo. Reconocemos nuestra responsabilidad especialm ente con relación a los
cineastas del T ercer M undo en la creación de condiciones destinadas a asegurar que sus
filmes no sean relegados a circuitos m arginales sino que por el contrario dichos filmes
sean m ontrados en la form a m ás am plia posible a fin de proporcionar las utilidades
económ icas necesarias para la recuperación y la continuación de la producción
independiente.
Cuarto:
T rabajarem os tam bién en la distribución del cine progresista, con conciencia social
de los E stados U nidos especialm ente aquel cine producido o acerca de los pueblos del
T ercer M undo que h ab itan en los Estados Unidos (Afro am ericanos. Chícanos,
Asiático am ericanos, y el pueblo nauvo) en los paises del Tercer M undo y en las otras
naciones industrializadas de E uropa y el resto del m undo.
Documento de trabajo del comité provisorio de
coordinacion de trabajadores del cine paises
europeos y del Quebec.
Introdución
Sabem os que las estru ctu ras dom inantes de difusión del cine generan form as
m últiples e insidiosas de censura: ya sea de orden m oral, política o económ ica, se trata ,
a m enudo, de poner obstáculos a un cine que propone un concepto del m undo
antagónico a aquel de la burguesía. Sobretodo cuando incita a la lucha por una
transform ación revolucionaria del orden social.
En esta situación se tra ta p ara nosotros de construir una alternativa que:
1. P erm ita a este nuevo cine ser visto y cum plir su función.
2. A segurar a los productores de estos films la posibilidad económ ica de co n tin u ar un
tra b a jo político en el cine.
En esta perspectiva nuestras tareas son las siguentes:
• responder a u n a dem an d a cad a vez m ayor de un cine cercano a la realidad, que de
cuen ta de las aspiraciones de las luchas populares.
• desarro llar y estru c tu ra r una cadena alternativa sólida.
• m ultiplicar los lugares de proyección, movilizando, los grupos o las personas en la
b ú sq u ed a de un m edio de intervención social.
• organizar m ejor la circulación de las copias.
• favorecer el intercam bio de inform ación sobre los nuevos films y la utilización que
se hace de esos films.
• o rganizar une “ red de confianza” entre los diferentes grupos extrajeras. (Som eterse a
las exigencias com unes desde el p u nto de vista politico y economico: cuentas abiertas
balances de proyección etc...)
P or esto es que, los cineastas y usuarios de films de E uropa y del Q uébec, reunidos en
M ontreal, con motivo del E ncuentro Internacional p a ra un Nuevo Cine, expresan la
voluntad de coordinar su trabajo.
De reunir grupos (quizas individuos) sobre la base de objectivos com unes y de
elección de un tipo de trabajo.
Con el fin:
• De tran sfo rm ar la relación entre el film y el publico. El film debe ser concebido como
u n a h erram ien ta de intervención política. D ebe perm itir un tra b ajo cultural y
político en profundidad.
• De luch ar co ntra el cine m ercancía y la lógica de la ganancia; co ntra el film de con­
tem plación y cultu ra elitista. Por un Ciné de Intervención Social Política al Servico de
las L uchas Populares.
El texto que sigue es el prim er acto que concretiza esta reagrupación. H a sido
ap ro b ad o en el encuentro de M ontreal por los representantes de los diferentes grupos
presentes. Sin em bargo, no ha sido firm ando, debido a la ausencia de ciertos grupos y
paises im plicados. Este texto d a las prim eras bases de u n a platafo rm a com ún.
Comentario
La coordinación internacional debe estar intim anente ligada a la práctica específica
de cada grupo. La reagrupación será el reflejo de las partes com prom etidas e influirá
sobre ellas. Solo será efectiva en este sentido.
P or esto es que la prim era plataform a debe contener resoluciones práticas y debe
establecer ta n to las tom as de posición política com o la selección de un tipo de trabajo.
Firm an;
T hierry Coene, U nidad de D istribución, Bélgica.
Carl H enrik Svenstedt, Film C entrum , Suecia.
Proyecto de plataforma
Las personas com prom etidas en un trab ajo de cine, com o m edio de desarrollo de una
conciencia revolucionaria en E uropa occidental y en el Q uebec, reunidas en M ontreal,
con motivo del “ E ncuentro Internacional p ara un Nuevo C ine” , afirm an la necesidad
de crear un frente cinem atográfico co ntra el uso n e o-capitalista e im perialista del
audiovisual.
E S T E U SO S E S IT U A A D O S N I VELES:
1. El rechazo a la difusión de films, y entre estos la m ayor p arte de films del T ercer
M undo, que se diferencian y que s e oponen a los modelos codificados, por interm edio
de los cuales se aleja al pueblo de la conciencia de su explotación y su opresión.
2. La m anipulación de films que llegan a atravesar la b a rrera de los circuitos com er­
ciales, y aun a m enudo la de los circuitos m arginales, al a trib u ir a estos films un valor
de uso com o objetos exóticos com erciables en una sociedad dem ocrática.
N U E S T R O F R E N T E T IE N E UNA D O B L E F IN A L ID A D :
1. C ontrib u ir a la form ación de una conciencia crítica, frente a los productos
difundidos por el sistem a m onopolista homólogo a la ideología dom inante.
2. Prom over, favorecer, solicitar la difusión por m edios adecuados, de todos los films,
que se proponen ser instrum entos de la liberación de los pueblos y de la tran sfo rm a­
ción de nuestras sociedades, luchando al m ism o tiem po, contra todos los sistem as
de recuperación com ercial u otros.
T odo esto form a p arte de un com bate m as am plio, en el cual estam os unidos a los
cam arad as africanos y latinoam ericanos, y al T ercer M undo en general. Este com bate
debe tener com o perspectiva cinem atográfica la tom a de posesión de todos los medios
de producción y difusión de los films, y, en lo inm ediato, la union de las pantallaslibres y la creación de nuevos espacios y m edios de acción cinem atográfica.
CO NCRETAM ENTE:
E ntre las personas reunidas en M ontreal se ha accordado lo siguiente:
1. Q ue se m antenga el Comité de Acción C inem atográfica de M ontreal con la finalidad
de o rganizar y de coordinar el intercam bio sobre inform ación de films, entre las
diferentes federaciones del m undo.
2. Q ue el p rim er encuentro de los países participantes sea organizado en Pésaro del
12 al 19 de Septiem bre.
(tom ar contacto con Lino M IC C IC H E , Via Delia Stelletta, 23: 00186 R om a, Italia.
Tel: 657-340 - 657-598, telegrama: N uovocine - Rom a).
Q ue el segundo encuentro será probablem ente organizado en Bruselas a principios
del ‘75 por iniciativa de la U nidad de D istribución.
(tom ar contacto con M icheline C R E T E U R , 32 ave Van Becelaere, 1170 Bruxelles.
Tel: Oficina: 13.94.40 ext. 124 Privado: 73.30.24. U nidad de distribución:
734.83.86.)
3. Q ue cada uno de los grupos participantes prepare un dossier de inform ación que lo
defina políticam ente (su práctica/ su análisis crítico en relación con la situación del
cine en su país). A ntes de los encuentros previstos.
C ada grupo form ará asim ism o de los proyectos de enm ienda y de los con­
traproyectos de plataform a antes de la m itad de Agosto. Deben enviarse a M icheline
C réteur con objeto que puedan darse a conocer a todos los grupos.
Se enviará un cuestionario en la ségunda quincena de ju nio por iniciativa de la
U nidad de D istribución.
Una critica de nuevo tipo para
un cine de nuevo tipo
Los críticos de cine reunidos en el E ncuentro Internacional p a ra u n Nuevo Cine, en
M ontreal en tre el 2 al 8 Junio de 1974, preconizan la organización de un coloquio sobre
el tem a: “ U na crítica de nuevo tipo p ara un cine de nuevo tip o ” , cuya tem atica podría
ser desarrollada en las cuatro direcciones siguientes:
1. C uestionar el regim en cinéfilo desencarnado, y prom over una crítica m ilitante que
denuncie la ideología de los cines establecidos y apoye las cinem atografías pro­
gresistas.
2. R echazar la idea que hay “ gran d es” cines (am ericanos, francés, italiano, etc.) y
“ pequeños” cines, cines de vocación internacional y cines necesariam ente confina­
dos al “ provincialism o” .
3. D ar preferencia a los criterios políticos en detrim ento de los criterios estéticos ab s­
tractos, con trib u ir a la prom oción d e las estéticas nuevas basadas en el m arxism o.
4. Prom over la publicación de revistas com entarios críticos y nuevas form as de refle­
xión crítica que em anen de las fuerzas progresistas de todos los continentes.
Firman:
U .S.A .: H arold D. W eaver Jr., T hird W orld M orning Im ages Project. G ary Crowdus
“ C inéaste” . Julia Lesage “ W om en and Film s” . John Hess “Jum p C u t” .
QU EBEC: Jean -P ierreT ad ro s “ C iném a Q uébec” . Alain Berson “ C ham p libre". Pierre
Vallières “ Ciném a Q uébec” . Michel Vézina “C K R L -F M ” Q uébec. A ndré Pâquet.
Pierre V éronneau, Stratégie.
F R A N C E : Guy H ennebelle “ E cran “ 74, A friq u e /A s ie ” . Serge Le Péron.
IT A L IE : Lino M icciche “ Ciném a 60” , G uido A ristarco “ Cinem a novo” .
CHILI: Erik M artinez “ P rim er P ian o ” .
T U N ISIE : Férid B oughedir "Jeune A frique” . T ah a r Cheriaa.
SU ED E: C arl Henrik Svenstedt Film and TV.
B E LG IQ U E : M arian H andverker “C o n trecham p". R obbe de Hert.
Declaración presentada en el encuentro
internacional del nuevo cine
• C an ad a ha tard a d o 20 años en reconocer al gobierno de C hina Popular, y solo 20
horas en reconocer los dictadores y to rturadores de G recia y Chile.
• D espues de hab er colaborado con los E stados U nidos en la m asacre de (1) million
de V ietnam itas, nuestro país niega aun hoy en día las visas de en trad a a los m iem bros
del G .R .P ., gobierno reconocido por los acuerdos de París.
C ontinuam os proveyendo de arm as y de otras form as de ayuda a los gobiernos que
asesinan los movim ientos liberadores de los paises en vias de desarrollo.
• Nosotros, en el tran cu rso del añó, pasam os films com erciales de firm as que explotan
y sangran el Tercer M undo; pero rechazam os d istrib u ir los films que m uestran la
lucha y los sufrim ientos de los pueblos del Tercer M undo.
Nos proclam am os país dem ocrático, pero censuram os las ideas de una parte de nues­
tra población. Varios films d e los cineastas del Q uebec son actualm ente censurados
por razones de order político.
Estam os d a n d o un paso m ás hacia la degradación de la dem ocracia, que algún día
puede conducirnos al fascismo.
• Com o cineastas del Q uebec y canadienses, nos levantam os contra toda clase de
cen su ra en nuestro pais y en el extranjro. Reclam am os la libre circulación de los
films que realizam os p ar a nuestro pueblo y p a ra el extranjero.
P ED IM O S:
• Q ue nuestro gobierno ejerza la presión necesaria para obtener la liberación de los
cineastas y de la otras personas encarceladas en Chile y en otros lugares por razones
de orden politico.
• Q ue nuestro pais apoye los esfuerzos de los cines progresistas del T ercer M undo. Q ue
inscriba esta ayuda en el m arco de su program a de ayuda a los paises en desarrollo,
desarrollo.
• Q ue los cineastas del Q uébec y canadienses sean solidarios de sus com páñeros del
T ercer M undo, en la lucha contra todas las form as d e censura y de esclavitud que
e n trab an tanto la distribución de los films como de las ideas.
M ontreal, Junio 6 de 1974.
M ichel Régnier, cinéaste. R obin Spry, cinéaste. M ichael R ubbo,
cinéaste. M artin Defalco, cinéaste. M aurice B ulbulian, cinéaste.
Richard Lavoie, cinéaste. A n d ré M élançon, cinéaste. H élène Girard,
cinéaste. M artin D uckw orth, cinéaste. Jean-Claude Labrecque,
cinéaste. Francis M ankiew icz, cinéaste. Anne-C laire Poirier,
cinéaste. Claude Lefebvre, cinéaste. Pierre B em ier, cinéaste. Pierre
Hébert, cinéaste. M ichel G authier. K irw an Cox, Canadian Council
Film m akers. Sandra Gathercole, Toronto F ilm m akers' Coop.
Declaración Chile
La to talidad de los integrantes del E ncuentro Internacional por un nuevo Cine,
realizado en M ontreal, entre los d ias 2 y 8 Junio de 1974, en relación con los sucesos
politicos chilenos, m anifiestan lo siguiente:
1. El repudio mas energico a los aseninatos, to rtu ras y detenciones a rb itrarias que, día
a día debe sufrir el pueblo chileno. Sabem os que esta represión afecta con mayor
b ru talid ad al proletariado chileno; porque es a el, a quien a través del crim en, se
inten ta a n u lar como fuerza ejem plar de los m ovim ientos de liberación de todo el
m undo.
2. E stam os conscientes,de que la lucha del pro letariad o chileno no term ina hoy, que su
capacidad de lucha, su sentido de clase, su coraje, no puede ser aniquilado por
ningún m ovim iento fascista, sea cual sea su bru talid ad . Hoy y siempre, m anifes­
tam os n uestra solidaridad con el pueblo chileno, nos com prom etem os con su lucha,
que es la lucha por la liberación de Todo el T ercer M undo.
3. Exigimos la liberación de todos los presos políticos chilenos. Exigimos que cesen
los crím enes .contra los que com etieron el único delito de luchar por una Patria
ju sta y soberana.
4. Nos com prom etem os a lu char por la inm ediata liberación de los siguientes com pa
nieros cineastas y actores, detenidos hace ya varios meses y que han sido salvajem en­
te torturados. Ellos son: M arcello R om o, G uillerno C ahn, Ivan San M artin, Eisa
Rudolphy, Francisco M orales, H ugo M edina, E nrique Berrios, Pedro Atias.
La lucha del pueblo chileno es la lucha de todos los Pueblos del M undo.
Comunicado
Por el presente deseam os inform ar que considerando:
1. La situación chilena a p artir del G olpe M ilitar del 11 de septiem bre de 1973 y las
condiciones en que debe desarrollarse la actividad cultural, som etida a restricciones
que sim plem ente la im piden o, lo que es peor, la desfiguran y envilecen.
2. Las persecusiones y la represión generalizada que afecta a todo el pueblo y que,
por supuesto, tam bién ha incluido a los cineastas.
3. La im posibilidad de cum plir, con una eficiencia y honestidad m ínim as, con las
tareas proprias de una cinem ateca en esas condiciones.
4. La necesidad urgente de velar por la conservación de m ultiples m ateriales cinem a­
tográficos que constituyen obras y testim onios valiosos e im portantes sobre la reali­
d ad chilena.
H em os decido rea n u d ar la labor realizada en Chile, a través de la Cinéteca
U niversitaria, in terru m p id a e im pedida por la intervención m ilitar en la Universidad
de Chile, estableciendo la C IN E M A TEC A C H ILE N A E N EL E X IL IO , en la H abana,
C uba, y que ha iniciado su trab a jo el 30 abril de 1974, bajo la dirección del suscrito.
La C inem ateca C hilena en el Exilio tiene por m isión fu n d am en tal reunir todos los
m ateriales cinem atográficos de o sobre Chile, p a ra su preservación, clasificación,
archivo y difusión.
E speram os m antener en el fu tu ro las mas cordiales relaciones con los cineastas pro­
gresistas del m undoy agradecem os d e sd e ya toda colaboración a la tarea que nos hemos
im puesto.
P e te r C haskel B. D irector, C inem ateca Chilena en el Exilio.
D irección: C alle 23 No. 1155, La H abana 4. Cuba.
TEXTO TELEGRAMA
AL PR E SID E N T E DEL U RU G U A Y
JUAN BO RD A BERRY
T E X T O TELEG RA M A
D ENUNCIAM OS SITU A CIO N CIN EASTAS Q U E JU N T O AL PU EBLO
U RU G U A Y O SUFREN HOY R E PR E SIO N Y C A RCEL PO R PA RTE DEL
R EG IM EN O B E D IE N T E A D IC TA D O S ANTIN ACION ALES.
E N C U EN TR O IN TERN A CIO N A L PO R UN NUEV O CIN E DE M ONTREAL.
Conclusion política
Los trabajadores pro g resistasd e cine del T ercer M undo, E uropa y de N orteam érica,
presentes en el E ncuentro International p ara a un Nuevo Cine, en M ontreal, del 2 al 8
de ju n io de 1974.
D E N U N C IA N la intervención del Im perialism o y sus aliados en Latinoam érica, Africa,
Asia.
D E N U N C IA N las agresiones del si m onism o contra los pueblos arabes en el M edio
O riente.
D E N U N C IA N la represión q u e seciem e sobre los trab ajad o res del a rte y la cu ltu ra en
Chile y Palestina.
A D H IE R E N a los pueblos que luchan por su to tal independencia en Africa, Asia y
Latinoam érica.
A D H IE R E N a las reivindicaciones de las clases trab ajad o ras oprim idas por el sistem a
c a p ita lista e im perialista en E u ropa, N orteam érica, así com o en las dictaduras facistas
de E spaña y Grecia.
Liste des participants effectifs
N om s et Prénom s P a y s /lie u d'origine
Q ualité/ profession ou groupe
A CH U G A R W alter (M ontevideo, U ru ­
guay) (C inem ateca del T ercer M undo)
DA CUNHA TELLES A ntonio (Lisboa,
Portugal) (A nim atografo)
D E H E R T Robbe (Anvers, Belgique)
(Fugitive Cinem a)
HESS John (Chicago, U.S.A.) (R édac­
teur Jum pcut m agazine)
H O N D O M. Abid (M auritanie) (Réali­
sateur du film: “ Les Bicots Nègres: Vos
Voisins)
ALVAREZ Carlos (Bogota, Colom bia)
(A.V. Associados)
FIR E S T O N E C inda (New York City,
N.Y. U.S.A.) (R éalisatrice du film:
“ A ttica” )
JO NES Dave (New York City, N.Y.
U.S.A.) (Cinem a Papers)
ALVES N ETO Cosme (Rio de Janeiro,
Brésil) (Cinem ateca - M U SU EU de A rte
M oderna)
FISC H LER Steve (Brooklyn, N.Y.
U.S.A.) (Pacific Street Film Collective)
K A R M ITZ M arin (Paris, France) (MK2
Prod.)
FRANKLIN Oliver (Philadelphia, P en
na., U.S.A.) (Black Film Festival)
JACOBS A lan (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (O deon Film)
BEA TO Affonso (Brésil) (T ricontinental
Film Center)
G A RCIA Espinosa Julio (H avana,
C uba) (In stituto C ubano del A rte e
In d u stria Cinem atográfico)
JE Z E Q U E L Sylvie (Paris,
(CREPAC Scopcolor)
BLATT Howard (Brooklyn, N.Y., USA)
(Pacific Street Film Collective)
G ESSN ER Peter (San Francisco, Calif,
U.S.A.) (Cinem anifest)
BONFILS Dola (K obenhavn, D ane­
m ark) (K ino V alde, Statens Film s C en­
tral)
B O U G H E D IR Ferid (T unis, Tunisie)
(FEPACI)
G IA N O N I Jorge (Buenos Aires, A rgen­
tine) (M em bre du B ureau des C inéas­
tes du Tiers-M onde)
A RISTA RC O G uido (Torino, Italie)
(D irecteur de la revue Cinem a Nuovo)
BRANDT Jay (St-Louis, Miss. U.S.A.)
(Films for Social Change)
B R EM E R Bep (A m sterdam , H ollande)
(Cine Club)
BROULLON Carlos (Bekerley, Calif.
U.S.A.) (T ricontinental Film Center)
BROULLON R o d o lp h o (New Y ork City
N.Y. U.S.A.) (T ricontinental Film
Center)
BRO V ER M aurice
(M .K .2., Prod.)
(Paris,
France)
CARILLO
A guirre Jose D om ingo
(Mexico, M exique) (Tercer M undo A.C.)
C H A M PIO N C laude (Lausanne, Suisse)
(Association Suisse des R éalisateurs de
F ilm s /F ilm Pool)
France)
KALISH M AN H arold (New-York city,
N.Y. U.S.A.) (Cineaste magazine)
KLEIN Jim (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (Corporation for social docu­
m entaries)
GONZALES M orantes Carlos (Mexico,
M exique) (Cinem atica del UNAM)
K O E F F E R T hom as (Zurich, Suisse)
(Association pour un C entre Suisse du
C in é m a /F ilm Pool)
GUBACK T hom as (U rbana 111. U.S.A.)
(In stitute of com m unications Research.)
LAM CHE G ustav (Londres, A ngleterre)
(Ciném a Action)
G U E R R A Alvaro (Lisboa, Portugal)
(R édactuer en C hef “ R epública” / c o ­
scénariste du film “ O M al A m ado” )
LA URITZEN Philip (Copenhague, D a­
nem ark) (Journaliste)
H A NDERSON Preven (K obenhaun,
D anem ark) (D anish Film C entral-Film ­
w orkshop)
H A N D W ER K ER M arian (Bruxelles,
Belgique) (R éalisateur du film: “ La
Cage aux O u rs” - U nité de Diffusion FACT)
H A N D LER M ario (M ontevideo, U ru ­
guay) (C iném ateca del T ercer M undo)
LEBEL Jean P atrick (Paris, France)
(Critique et cinégraphe: La Nouvelle
Critique)
LEON Francisco (H abana, Cuba) (Cen­
tre d ’inform ation
C iném atographi­
que, ICAIC)
LEPERO N Serge (Paris, France) (Ci­
néaste réalisateur de “ Soyons to u t” )
H A RT W ILLIA M S Nick (Londres,
A ngleterre) (O ther Cinema)
CH ERIA A T a h a r (Tunisie) (Resp. du
secteur “ C iném a” Agence de C oopéra­
tion Culturelle et T echnique, Paris).
LESAGE Julia (Chicago, ILL. U.S.A.)
(Critique, journaliste, cinéaste: “ W o­
m en in Film s” “ Ju m p cu t” )
H A R TO G Simon (Londres, Angle­
terre) (C hef recherchiste A .C.T.T.)
L IG H T H IL L Stephen (San Francisco,
Ca lif. U.S.A.) (Cinem anifest)
CHOY C hristine (New Y ork City, N.Y.
U.S.A.) (Third W orld Newsreel)
H A ST R U P Jannik (K obenhaun, D ane­
m ark) (D anish Short films Com m ittee)
L I N D Q V I S T Jan (Stockholm , Suède)
(Film C entrum , réalisateur du film:
“ T u p am aro s” )
C O EN E Thiery (Bruxelles, Belgique)
(U nité de D istrib u tio n /F A C T )
C R E T E U R M icheline (Bruxelle, Belgi­
que) (U nité de D istrib u tio n /F A C T )
C R O W D U S G ary (New Y ork City N.Y.
U.S.A.) (Cineaste M agazine)
H EN EBELLE Guy (Paris, France)
(Critique et cinégraphe pour: E cran 74,
A friq u e /A sie , Libération)
LITTIN Miguel (Chili) (R éalisateur du
film: “ La T ierra P rom etida” )
HENNY Leonard (U trecht. Holland)
(Films for Social Change)
LO FR E D O G ino (Berkeley, Calif.
U.S.A.) (Tricontinental film Center)
LY NGE A rkalyk (G roenland) (R éali­
sateu r du film: “ And the A uthorities
said Stop” )
TH IJSSEN W illum (A m sterdam , H ol­
lande) (Het Vrij C irc u it/F u g itiv e Cine­
m a Hollande)
M A TO S Silva F ern an d o (Lisboa, P o r­
tugal) (R éalisateur d u film : “ O M al
A m ado” )
VON BAGH P eter (Helsinki, Finlande)
(Elokuva Arkisto)
M ERBA H Lam ine (Alger, Algérie)
(Union N ationale des A rts AudioUsuels, B ureau des C inéastes du TiersMonde)
M IC C IC H E Lino (Rom a, Italie) (M ostra
di Pesaro)
N’G A K A N E Lionel (A frican N ational
Congress) (Fédération P anafricaine des
C inéastes FEPA CI)
O L H O V IC H Sergio (Mexico, M exique)
(D irectores Associados)
O U T E R S Jean-L uc (Bruxelles, Belgi­
que) (Cinéaste)
PE C H E Jean-Jacques (Bruxelles, Bel­
gique) (Cinéaste)
CHABOT Jean (A.R.F.Q .)
DA IG LE M arc (A.C.P.A.V.)
D ANSEREAU F ernand (In-M édia)
DA U DELIN
québécoise)
R obert
(C iném athèque
W EA V ER H arold (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (A fricana Studies, R utgers U ni­
versity)
DE FALCO M artin (Syndicat G énéral
du Ciném a et de la Télévision)
W EISS M ark (Long Island, U.S.A.)
(Corp. For Social D ocum entaries)
D U C K W O R TH M artin (Challenge for
ZELLN ER R obert (New-York City,
U.S.A.) (Third W orld Newsreel)
Liste des p a rtic ip a n ts
du Canada
DE V R O E D E Pierre (Videographe)
Change)
FA U CH ER Carol (Comité
C iném atographique)
d ’action
FAVREAU R obert (Conseil québécois
pour la Diffusion du Cinéma)
FO R G E T R obert (Vidéographe)
FR A PPIE R Roger (C.A.C.)
VANCOUVER
G A G N E Jacques (A.R.F.Q .)
R E IF Tony (Pacific C inem atheque P a ­
cifique)
G A RAND Jean-M arc (Société Nouvelle)
G IR A R D Hélène (Société Nouvelle)
SH A N D EL Thom as (Imge Flow Center)
G IR A U L T Françoise (C.I.P.)
PA LLERO E dgardo (Buenos Aires, A r­
gentine) (G ruppo Cine Liberación)
T O M K IN S David (Cinéaste)
G O D B O U T C laude (C.A.C.)
PU LG A R D ario (Chili) (Producteur)
T O U G A S K irk (Pacific C iném athèque
Pacifique)
G RO U LX Gilles (C.A.C.)
HA M ELIN Lucien (C.Q.D.C.)
RACZ A ndres (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (T ricontinental Film Center)
TORONTO
R E IC H A R T Julia (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (Corp. for Social D ocum enta­
ries)
COX K irw an (C anadian Council of
Film m akers)
LA M O TH E A rth u r (C.A.C.)
RIO S H u m b erto (Buenos Aires, A rgen­
tino) (Cinéaste)
E L G IE K ae (D evelopm ent E ducation
Center)
LEDUC Jacques (Cinéaste A .R .F.Q .)
ROBESO N Sue (New-York City, N.Y.
U.S.A.) (Thrid W orld Newsreel)
G A T H E R C O L E S andra (T oronto Film ­
m akers Coop)
LEFEB V R E Jean-Pierre (C.A.C.)
RUBIN P eter (N e w -Y o rk City, N.Y.
U.S.A.) (R eprésentant du film: “ A t­
tica” )
S W IFT Jam ie (Developm ent E ducation
Center)
M ELANCON A ndré (A.R.F.Q.)
SALEH Tewfik (Egypte) (R éalisateur du
film: “ Les D upes” )
SE ID E R N orm an (Long Island, N.Y.
U.S.A.) (Long Island U n iv e rsity /C o rp .
for Social D ocum entaries)
SERVOLIN Inger (Paris,
(G roupe S L O N /IS K R A )
France)
SOLANAS F ernando (Buenos Aires,
A rgentine) (G ruppo Cine Liberación)
SU CH ER Joel (Brooklyn, U .S.A.) (P a­
cific Street Film Collective)
SV EN STED T Carl H enrik (Stockholm ,
Suède) (Film C entrum )
TA LBO O M G odfried (Stockholm , Suè­
de) (Film Centrum )
APANA SZEW SKI Ed. (D evelopm ent
E ducation Center)
K O LLER G eorge (Ciném a C anada)
Liste des p a rtic ip a n ts
du Q uébec
BER G ER O N G uy (Association Coopé­
rative des Productions A udio-V isuel­
les)
BERSON Alain (Comité d ’inform ation
Politique)
BOISSAY René (Comité d ’Action Ciné­
m atographique)
BULBULIAN M aurice (Société Nouvel­
le)
HENA ULT
Change)
Dorothy
(Challenge
for
LAVOIE Richard (A.R.F.Q .)
LEDUC S. Jacques (Vidéographe)
LEG ER Raym ond M arie (C.A.C.)
PATRY Yvan (C .I.P ./C h a m p Libre)
R E G N IE R Michel (S.N.)
R ICH A RD SO N Boyce (Indépendant)
(réalisateur du film Chissibi)
SPRY Robin (C anadian Council of Film
M akers)
HAM M OND
Change)
A rth u r (Challenge
for
Com position, montage et im pression: Agence de presse libre du Québec.
Le Comité d’Action Cinématographique tient à remercier les Services et
organismes suivants, sans l’aide desquels ces publications n’auraient pu
être réalisées.
Conseil des Arts du Canada.
Ministère des Affaires Culturelles du Québec.
Office du film du Québec.
Agence Canadienne de Développement International.
U.N.E.S.C.O. (Canada)
COMITE D’ACTION CINEMATOGRAPHIQUE, pour les publications:
Fernand Dansereau, Carol Faucher, Roger Frappier, G illes Groulx, Arthur
Lamothe, André Pâquet, Jean Chabot, Maurice Bulbulian, Dario Pulgar.
Secrétariat général : André Pâquet, Dario Pulgar, Andrée Dandurand,
Louise Olivier, Eugène Gagnarde, Denis C ioffi, Noël Cormier.
COMITE D’ACTION CINEMATOGRAPHIQUE
360 RUE McGILL CH.212 MONTREAL H2Y 2E9 QUEBEC CANADA

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